Un policier de Paris accusé d’agression sexuelle lors des manifestations lycéennes, enquête ouverte

Sophie Lambert

Une alerte pour atteinte sexuelle lors d’une manifestation dans un lycée parisien

Une femme âgée de 31 ans a informé l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) qu’elle aurait été victime d’un acte d’agression à caractère sexuel perpétré par un policier lors d’une mobilisation devant un établissement scolaire situé dans la capitale. Suite à cette déclaration, une enquête en flagrant délit a été ouverte pour examiner les faits. La plaignante déclare que l’incident s’est déroulé jeudi matin, au niveau du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris.

Le récit de la victime face à l’agression présumée

Selon la femme qui a porté plainte, elle aurait été piégée dans une formation d’adultes qui venaient se positionner entre des lycéens et la force policière présente sur place. Lors d’une opération de poussée menée par les policiers, ces derniers, équipés de boucliers, ont cherché à repousser les jeunes et leurs accompagnants. La plaignante explique qu’un agent a glissé son bras entre deux boucliers pour atteindre sa zone intime. Elle affirme qu’il aurait exercé un mouvement de frottement intense contre elle durant plusieurs secondes. N’ayant pas pu se défendre en raison de la formation d’un cordon humain formé par les adultes, elle a été immobilisée. La femme a indiqué avoir protesté en regardant le policier, qu’elle n’a pas reconnu immédiatement. Par la suite, avec l’aide de proches et de représentants politiques présents, elle a tenté de l’identifier. Elle précise que beaucoup de policiers ne portaient pas de numéros d’identification visibles, ce qui a compliqué leur identification. La plaignante, prénommée Cécile, espère que l’individu responsable sera retrouvé et sanctionné conformément à la justice.

Les difficultés à identifier l’agent responsable

Ce récit est teinté d’une frustration face à la difficulté d’identifier précisément le policier impliqué. La victime souligne qu’elle n’a pas pu distinguer clairement celui qui s’est livré à ces gestes inadmissibles. De plus, plusieurs témoins, notamment des élus, se souviennent avoir entendu Cécile criant qu’elle était victime d’une agression sexuelle. La difficulté pour la victime et ses témoins à retrouver l’auteur de ces faits repose notamment sur le manque de visibilité des numéros d’identification sur l’uniforme des agents, ce qui constitue une erreur qui complique sérieusement la procédure d’enquête.

Les déclarations du soutien politique et judiciaire

Simon Duquerroir, un élu de la municipalité parisienne qui accompagnait la plaignante lors de la manifestation, a confirmé à l’AFP avoir entendu cette dernière crier qu’elle était agressée sexuellement. Il a précisé qu’il l’a sortie du groupe pour lui venir en aide. L’avocat de la victime, Me Simon Appriou, a exprimé son ressentiment face à ces événements en soulignant le sentiment de choc profond de sa cliente. Il a également évoqué la nature des faits, mêlant violences sexuelles et abus de la part des forces de l’ordre, ce qui interroge sur le difficile travail d’identification des agents responsables. Selon lui, cette situation contribue malheureusement à une certaine forme d’impunité, en raison de l’impossibilité de retracer précisément qui a commis ces actes within le cadre de cette intervention policière.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.