Cédric Seimandi explique qu’une des raisons pour laquelle il s’est lancé dans la culture d’amandiers réside dans la faible part d’amandes françaises consommées en France, qui ne représentent que 2 %. Avec une demande de produits sains en croissance, il pense qu’il pourrait y avoir une véritable opportunité pour promouvoir l’amande produite localement. Viticulteur dans le sud de la France, spécialisé aussi bien dans la viticulture que dans la culture d’olives et de céréales, il a décidé de s’engager dans cette nouvelle aventure agricole l’année dernière. « J’ai planté neuf hectares d’amandiers, nous sommes encore au tout début de cette démarche. Étant donné le coût important de cet investissement, je préfère commencer modestement. Lors de la mise en production, il sera peut-être possible d’envisager de développer davantage cette activité sur cette parcelle », raconte-t-il avec enthousiasme.
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Le viticulteur indique avoir saisi la chance de se positionner sur la production d’amandes de haute gamme, en collaboration avec la société spécialisée la Compagnie des amandes. « Le marché n’est pas encore saturé, il reste de la place pour que nous portions notre activité », affirme-t-il avec confiance. Par cette démarche, Cédric Seimandi retrouve aussi un pan de son histoire locale, car sa ville d’Aix-en-Provence était il y a un siècle la capitale mondiale de l’amande. Ce patrimoine se retrouve dans les traditionnels calissons d’Aix ou dans le nougat. « L’amandier est très sensible au froid. Avant, nous n’avions pas de techniques variétales pour décaler la période de floraison, ce qui nous a conduit à perdre des surfaces d’amandiers », explique-t-il.
Ce producteur dans la quarantaine précise également que sa volonté de diversification a été motivée par la crise que traverse le secteur viticole. « Aujourd’hui, nous devons puiser dans nos réserves que nous avions mises de côté lorsque les affaires marchaient bien. Mais lors de périodes difficiles, il faut aussi regarder ce qui se fait ailleurs », confie-t-il, satisfait d’élargir son éventail de compétences avec cette nouvelle activité, qu’il considère comme une ressource supplémentaire pour faire face aux difficultés.
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Réagir face aux bouleversements climatiques
Gilles Vergnes, producteur de pruneaux, a également décidé de se tourner vers d’autres cultures pour s’adapter aux changements du climat. « Nous avons commencé à exploiter des terrains moins favorables, notamment ceux en coteaux », raconte-t-il en évoquant cette nouvelle orientation dans sa ferme située dans le Lot-et-Garonne. La hausse des températures rend la culture du pruneau risquée, avec des risques d’alternance climatique et de récoltes fragiles. La région, douce en hiver mais pouvant connaître des gelées, oblige à adopter des stratégies de prévention. Ainsi, ses amandiers sont installés à au moins 180 mètres d’altitude, évitant ainsi les dégâts potentiels liés au gel en bas des vallées. Une démarche essentielle pour réduire ces risques, étant donné la vulnérabilité de la profession face aux caprices de la météo. « On commence à se réunir entre producteurs pour discuter de l’avenir dans 50 ans, et certains s’interrogent déjà sur la pérennité des cultures traditionnelles comme le pruneau à Agen », confie-t-il avec inquiétude.






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