Sport et asthme : quelles précautions pendant les vacances à la neige ?

Sophie Lambert

Pratiquer le sport avec l’asthme : un avantage pour la santé respiratoire

Selon La Fondation du souffle, l’activité physique peut être bénéfique pour les personnes souffrant d’asthme. En effet, la pratique régulière d’une activité sportive aide à augmenter la capacité pulmonaire, en plus de renforcer les muscles responsables de la respiration. Elle joue aussi un rôle dans la gestion de l’asthme en contribuant à son bon contrôle, à condition que la maladie soit bien maîtrisée. Cela implique notamment de suivre rigoureusement le traitement prescrit par le médecin, afin de garantir une stabilité optimale de la maladie. En d’autres termes, pour profiter pleinement des bienfaits du sport, il est essentiel d’avoir une maladie bien contrôlée, ce qui repose principalement sur une observance scrupuleuse du traitement médical et des conseils du professionnel de santé. Cette approche permet aux asthmatiques d’augmenter progressivement leur tolérance à l’effort, rendant ainsi leur pratique sportive plus sûre et plus agréable.

Un air froid et sec qui peut irriter les voies respiratoires

Au fil des saisons, la pratique d’une activité physique doit parfois faire face à des conditions météorologiques difficiles qui nécessitent des précautions particulières. La pollution atmosphérique, l’humidité ou encore l’air extrêmement froid et sec peuvent provoquer une crise d’asthme chez certains individus. Les spécialistes parlent communément d’asthme induit par l’effort, souvent désigné par l’acronyme AIE. Lorsqu’on pratique une activité sportive dans ces conditions, il faut redoubler de vigilance, car certains paramètres environnementaux peuvent aggraver la situation.

Cet état pathologique se manifeste par une chute de la capacité expiratoire lors de l’effort. Le froid, en particulier, a pour effet d’assécher les voies respiratoires, voire de les irriter profondément. En réponse à cette irritation, les bronches peuvent se contracter de façon involontaire et intense, provoquant ce que l’on appelle un bronchospasme. Ce phénomène empêche alors l’air de circuler normalement dans les poumons, tant lorsqu’on inspire qu’en expirant. Ce mécanisme peut devenir une véritable difficulté à la respiration pour celui qui en est atteint, ce qui limite considérablement la possibilité de continuer l’activité sportive dans ces conditions.

Conseils pour pratiquer le sport par grands froids

Pour réduire les risques liés à la pratique sportive en période de grand froid, il est conseillé d’adopter quelques stratégies simples mais essentielles. La première consiste à se couvrir correctement en portant un foulard ou une écharpe devant le nez et la bouche. Cette barrière naturelle agit comme un deuxième nez, en chauffant et en humidifiant l’air que l’on inhale. Selon David Gourde, infirmier au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal, cette précaution permet d’éviter que l’air froid ne pénètre directement dans les poumons, réduisant ainsi les risques de crise.

Une autre solution efficace est d’utiliser un masque facial, en particulier lors de la pratique d’activités comme le ski ou la marche rapide en haute montagne. Enfin, il ne faut pas oublier de s’hydrater régulièrement, que ce soit avant, durant ou après l’exercice physique. L’eau contribue à maintenir la souplesse des voies respiratoires et à prévenir leur déshydratation, qui peut aggraver l’irritation.

Il est également crucial d’être à l’écoute de son corps. En cas de gêne ou de sensation d’essoufflement, il est fortement recommandé de s’arrêter immédiatement. Toute difficulté respiratoire persistante doit faire l’objet d’une consultation médicale pour réévaluer le traitement ou ajuster la stratégie de pratique sportive. En suivant ces conseils, il devient possible de continuer à faire du sport même par temps froid, tout en préservant sa santé respiratoire.

En conclusion

Pratiquer une activité sportive quand on souffre d’asthme nécessite de respecter certaines précautions, surtout par temps froid ou sec. En adoptant une attitude attentive, en se munissant des protections adaptées et en maintenant une bonne hydratation, il est tout à fait possible de profiter des bienfaits du sport tout en limitant les risques. La clé réside dans une gestion rigoureuse de la maladie et une écoute attentive de ses propres sensations. Enfin, ne pas hésiter à consulter régulièrement son médecin pour bénéficier d’un suivi adapté et sécurisé, afin que la pratique sportive reste une source d’épanouissement plutôt qu’un danger.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.