La sortie très attendue de Metroid Prime 4 : Beyond enfin disponible
Après une longue période d’incertitude, le dernier opus de la saga Metroid Prime, intitulé Beyond, est enfin arrivé dans les rayons en ce début décembre. La première annonce concrète remonte à juillet 2017, lors d’un court teaser présenté lors d’un évènement E3, laissant tout un chacun dans l’expectative quant à une éventuelle sortie. Depuis cette première révélation, les fans se demandaient si le jeu allait voir le jour ou si la rumeur allait finir par s’éteindre. En contraste avec la situation du très anticipé Grand Theft Auto VI, reporté à la fin de l’année 2026, Metroid Prime 4 : Beyond a préféré taire ses doutes et répondre aux attentes. Ce dernier n’a pas été exclusif à une seule console, puisqu’il est désormais accessible sur deux modèles : la Nintendo Switch classique et la toute récente Switch 2, commercialisée depuis cet été seulement.
Un nouveau départ : la chasseuse de primes dans un contexte inédit
Ce nouvel épisode marque une étape importante pour Samus Aran, l’incarnation emblématique de la série. La protagoniste se retrouve sur une planète nommée Viewros, connue pour ses paysages hostiles et son peuple en voie d’extinction. À son arrivée, Samus doit réparer son armure, qui a été complètement dégradée et perd toutes ses fonctionnalités traditionnelles. Mais cette fois, elle ne se limite pas à des capacités physiques : la chasseuse acquiert également des pouvoirs psychiques, conférés par les habitants locaux, considérés comme l’Elue par leur peuple mourant. Grâce à ces nouvelles aptitudes, elle peut déployer des capacités hors normes, notamment en matière de télékinésie, et dans un même temps, elle se voit dotée d’un véhicule inédit : une moto futuriste, qui donne une toute nouvelle allure à la héroïne.
Une aventure périlleuse entre ennemis modifiés et environnements variés
Les défis ne manquent pas dans cette nouvelle aventure. En effet, l’environnement de Viewros est peuplé d’ennemis modifiés par l’influence du parasite Metroid, créant un bestiaire varié mais dont certains éléments restent peu originaux, ce qui peut décevoir en termes d’innovation. Les biomes, quant à eux, proposent une multitude de décors riches visuellement, mais certains se répètent un peu, ce qui peut donner une impression de déjà-vu. La difficulté de quitter cette planète n’est pas à sous-estimer pour Samus, car le chemin hors de cet environnement hostile s’annonce semé d’embûches.
Une image illustre bien l’esprit de cette quête en montrant la chasseuse en train de rassembler petit à petit des pièces d’armure et des armes, apportant ainsi plus de puissance à son personnage. Avec cette progression, Samus devient de plus en plus forte, capable d’affronter des ennemis de plus en plus coriaces.
Une jouabilité fidèle à l’héritage de la série, adaptée à la Switch
L’un des éléments marquants de cette nouvelle version est la fidélité à l’esprit des premiers Metroid Prime, sorti en 2002 sur Nintendo GameCube. Ce premier épisode avait séduit grâce à ses qualités graphiques et surtout par son gameplay novateur, étant une référence dans le domaine des jeux de tir à la première personne exclusivement sur console de salon. La difficulté était présente, mais elle restait accessible, tout en proposant un défi à la fois stimulant et gratifiant. Avec cette nouvelle mouture sur la Switch, tous ces éléments sont respectés, mais avec une mise à jour adaptée à la console moderne : aussi bien en mode portable qu’en mode téléviseur, le jeu tourne parfaitement.
Le gameplay en mode portable reste classique, avec la résolution des énigmes et l’élimination des ennemis au centre de l’action. Sur grand écran, c’est la flexibilité d’utilisation des Joy-Con qui fait toute la différence. Il est possible de jouer simplement en manettes classiques ou en mode hybride, où l’on peut viser en levant le poignet, donnant une sensation intuitive, ou encore en utilisant une fonction proche de la souris, pour une précision accrue.
On retrouve la boule Morpho pour évoluer dans des passages en 2D plus exigus, dans cette aventure mêlant les dimensions.
Une jouabilité parfois maladroite et une immersion à améliorer
Malheureusement, toutes ces innovations ne sont pas exemptes de défauts. La jouabilité hybride, bien que prometteuse sur le papier, souffre parfois de bugs où les contrôles se déclenchent tout seuls, rendant la progression frustrante. De plus, la nécessité d’utiliser certains pouvoirs ou la visée peut rapidement fatiguer le poignet, notamment lors de longues sessions. Il est conseillé de faire des pauses régulières pour éviter toute douleur, car cette ergonomie demande une certaine adaptation.
Une touche d’humour avec la moto Vai-O-La
Ce qui pourrait faire sourire, c’est cette moto futuriste, la Vai-O-La, que Samus se procure dans cet épisode pour naviguer dans une zone de hub. La zone en question est un monde ouvert, mais assez dépourvu de vie et de détails. La moto, ressemblant à une version moderne de la Batmobile, confère à la chasseuse un nouveau look qui la transforme totalement. Son design en rouge et violet est particulièrement séduisant, renforçant son image de combattante puissante et stylée.
Une photographie montre d’ailleurs cette machine dans ses détails, avec en prime la remarque que la zone de la ville est relativement vide, ce qui pourrait décevoir certains joueurs à la recherche d’un univers plus chargé.
L’héritage visuel et sonore : un rythme à améliorer
Visuellement, le jeu ne dépasse encore guère le niveau des anciens titres de la génération PS3, même si le rendu global peut sembler correct de loin. Au toucher, on constate que la qualité graphique ne suit pas totalement l’évolution technologique attendue pour une sortie en 2025, même sur la Switch 2. L’option graphique offre généralement un compromis entre la qualité visuelle et la fluidité, permettant de choisir selon ses préférences, mais sans véritable saut qualitatif notable.
Sur le plan sonore, la bande-son demeure un point fort indéniable. Les compositions immersives de Kenji Yamamoto et Minako Hamano apportent une atmosphère intense et émotionnelle, rehaussant l’expérience globale.
Une difficulté toute relative qui peut décevoir
Le jeu, malgré ses qualités, apparaît nettement trop facile. La série Metroid est traditionnellement connue pour son challenge, même modéré, et cet épisode ne déroge pas à la règle. La présence constante de tutoriaux, de Mackenzie et d’aides visuelles dès que l’on se heurte à une énigme, peut donner l’impression que le jeu se veut accessible pour un public plus jeune ou moins averti. Cette facilité relative pourrait décevoir les puristes en quête d’un défi plus corsé.
Le plaisir intact d’un jeu bien réalisé
Pourtant, malgré ces quelques lacunes, le plaisir de retrouver Samus dans un jeu puissant et captivant demeure intact. La qualité des musiques, la finesse du gameplay, la richesse de l’univers, et la puissance visuelle contribuent à faire de ce nouveau Metroid Prime une expérience à la fois agréable et impressionnante. De plus, il constitue une excellente introduction pour ceux qui hésitaient à se lancer dans les précédents opus, étant plus accessible mais non dépourvu de qualités.
Des contrôles à manipuler avec précaution
Les contrôles en mode hybride, notamment ceux utilisant le mouvement, peuvent poser problème lorsque la sensibilité est mal réglée ou que le joueur doit effectuer de longues séances. La jouabilité, bien qu’innovante, nécessite une bonne maîtrise pour éviter une fatigue ou des erreurs dues au mouvement involontaire. Il est conseillé de faire preuve de patience et de prendre des pauses grâce aux paramètres personnalisables pour une expérience plus confortable.
Une simple aventure, mais un univers prometteur
En somme, ce nouveau Metroid Prime : Beyond offre une expérience de jeu globalement satisfaisante, mêlant défis modérés, gameplay fidèle, et un univers visuel séduisant. Malgré des graphismes qui auraient pu être améliorés et une difficulté un peu faible, il reste une pièce maîtresse pour tout amateur de la série. La nouvelle moto, la capacité psychique, et le retour d’un gameplay en FPS sur console renforcent l’intérêt pour cette production, bien que quelques ajustements techniques n’auraient pas été superflus.






