Modification du seuil d’éligibilité à la retraite progressive
Depuis le 1er septembre 2025, l’âge requis pour pouvoir bénéficier du dispositif de retraite progressive a été abaissé, passant de 62 à 60 ans. Cette mesure permet désormais à un plus grand nombre de personnes d’accéder à cette option, auparavant limitée à ceux qui avaient atteint l’âge de 62 ans. En conséquence, un public élargi peut envisager cette étape intermédiaire pour réduire progressivement son activité avant la retraite à temps plein.
Le fonctionnement de la retraite progressive
Ce mécanisme a pour but de permettre aux salariés de diminuer leur temps de travail pour entamer une période de transition vers une retraite complète. Il consiste à ajuster son emploi afin de continuer à travailler à temps partiel, tout en recevant une partie de sa pension. Cette solution offre ainsi une souplesse dans la gestion de la fin de carrière professionnelle. En pratique, cette démarche s’inscrit dans un cadre où la réduction de l’activité doit être convenue avec l’employeur, garantissant une certaine flexibilité et adaptation aux besoins de chaque salarié.
Conditions d’application à un temps partiel défini
La mise en œuvre de la retraite progressive concerne uniquement un temps partiel compris entre 40 et 80 % du temps plein, selon ce qui a été convenu avec l’employeur. Le bénéficiaire doit continuer à exercer une activité à un pourcentage réduit tout en percevant une pension partielle. L’intérêt de cette formule réside dans la possibilité de continuer à contribuer à la retraite tout en allégeant sa charge de travail, la transition permettant de mieux se préparer à une retraite à taux plein.
Rémunération et précautions à prendre
En optant pour cette modalité, la personne perçoit un revenu basé sur son activité à temps partiel, combiné à une fraction de sa pension de retraite. Toutefois, il est important d’être vigilant, car certains pièges peuvent compliquer l’intérêt de cette option. Il faut notamment veiller à comprendre comment le montant de la pension sera calculé, afin d’éviter toute mauvaise surprise ou diminution inattendue des revenus globaux.
Les risques de perte de revenus lors de la transition
Un premier obstacle à considérer réside dans la suspension partielle de la pension pendant la première année, indépendamment de l’évolution de l’activité. Par exemple, si vous diminuez votre temps de travail de 60 % à 50 %, la pension ne sera pas ajustée immédiatement, mais uniquement après une période d’un an. Par conséquent, certains changements au niveau du temps de travail peuvent ne pas avoir d’effet immédiat sur le montant de la pension, ce qui peut conduire à une baisse globale des revenus durant cette période.
Calcul des droits et impact sur la pension
Le montant de la pension partielle est basé sur les droits accumulés au moment du passage en retraite progressive, notamment le nombre de trimestres validés et la moyenne des salaires de vos 25 meilleures années. En général, cette combinaison de revenus engendre une pension qui reste inférieure à votre salaire net lorsque vous travaillez à temps plein. La réduction des revenus peut donc influencer directement le montant final de votre pension et votre capacité à maintenir votre niveau de vie accru par le biais de votre retraite.
Les limites en matière d’heures complémentaires
La retraite progressive limite également la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires ou complémentaires, car celles-ci sont restreintes à 10 % du temps de travail fixé. Cela constitue une barrière supplémentaire pour ceux qui souhaiteraient augmenter leurs revenus en travaillant plus, rendant d’autant plus essentiel de réfléchir à ses besoins futurs avant de s’engager dans ce parcours.
Anticiper ses besoins avant d’opter pour la retraite progressive
Il est primordial d’évaluer précisément ses finitudes et ses exigences personnelles avant d’opter pour ce dispositif. La décision doit être prise en tenant compte non seulement des bénéfices liés à la réduction du temps de travail, mais aussi des risques de diminution des ressources à long terme, notamment la moindre montée en droits pour la retraite complémentaire ou la baisse potentielle du montant de la pension de base.
Le défi de la validation des trimestres nécessaires
Pour pouvoir bénéficier de la retraite progressive, il faut justifier d’au moins 150 trimestres validés. Si l’on doit atteindre 172 trimestres pour une pension à taux plein, il reste donc une vingtaine de trimestres à valider. La validation des trimestres dépend principalement des revenus perçus, car depuis 2014, il faut un certain seuil de rémunération pour en acquérir un. En particulier, chaque trimestre nécessite un revenu minimum correspondant à 150 SMIC horaires bruts — soit environ 1 782 euros en 2025 —, et donc si votre activité partielle n’assure pas cette rémunération, la validation des trimestres doit être retardée, ce qui peut retarder l’accès à une pension à taux plein.
L’impact de la retraite progressive sur le montant final de la pension
Le calcul de la pension à taux plein repose sur la moyenne des vingt-cinq meilleures années de salaire, et si votre activité partielle, dans le cadre de la retraite progressive, constitue une de ces années, cela peut avoir une incidence. En effet, si ces années sont moins rémunératrices que celles réalisées en temps plein, le montant final de votre pension de base pourrait diminuer. De même, l’accumulation de points pour la retraite complémentaire sera affectée, ce qui pourrait entraîner une réduction du montant global lié à cette dernière.






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