Quantités autorisées à transporter en véhicule pour les boissons alcoolisées
Il est possible de transporter des quantités non négligeables de boissons alcoolisées en voiture, tout en respectant certaines limites légales. La probabilité de dépasser la limite maximale autorisée toutefois demeure faible, notamment parce que ces plafonds sont généralement assez généreux. Voici un aperçu des volumes admissibles pour différents types d’alcools :
Pour les spiritueux à forte concentration, c’est-à-dire ceux dont le taux d’alcool dépasse 22 degrés – comme le whisky, le gin, la vodka, le limoncello, ou encore diverses liqueurs – la limite fixée est de 10 litres. En ce qui concerne les alcools intermédiaires ou vins dits « doux » – tels que le Porto, le Madère, le Vermouth, le Muscat, ou le Banyuls – la quantité autorisée est plus élevée, atteignant 20 litres. Quant au vin en général, la capacité maximum à transporter est de 90 litres, avec une mention particulière pour le vin pétillant, dont la limite est plafonnée à 60 litres. Enfin, pour la bière, la réglementation autorise la copie de jusqu’à 110 litres dans un véhicule.
Les quantités autorisées peuvent-elles se cumuler ?
Il est important de noter que ces différentes quantités ne sont pas à considérer isolément, mais peuvent être additionnées. En effet, il est possible de transporter simultanément 110 litres de bière, 90 litres de vin, et 20 litres de Muscat, tant que le poids total de la charge ne dépasse pas la limite autorisée pour le véhicule. Cependant, il faut garder à l’esprit que la somme de ces quantités doit respecter la capacité de charge globale du véhicule, sous peine de compromettant la sécurité ou d’enfreindre la législation. À titre d’exemple, le transport de plusieurs centaines de bouteilles en verre pourrait rapidement approcher voire dépasser ces limites. Par ailleurs, il est crucial de rappeler que, selon le Code de la Route, le conducteur doit toujours être en mesure de conduire en toute sécurité : ses capacités doivent rester intactes, que ce soit au niveau de la vision ou des mouvements. La présence d’un grand nombre ou de nombreux objets à bord ne doit pas entraver sa capacité à manœuvrer ou à réagir face à d’éventuels imprévus.
Les contrôles des forces de l’ordre lors du chargement
Les autorités de police ou de gendarmerie ont le droit de vérifier le contenu et la manière dont un véhicule est chargé, surtout si l’on transporte des quantités importantes de boissons alcoolisées. Si le chargement est visible de l’extérieur, par exemple par la présence de bouteilles stockées dans le coffre ou sur le porte-bavette, il sera facilement identifiable par les agents lors d’un contrôle routier. En revanche, si le chargement n’est pas immédiatement apparent, il pourrait être nécessaire pour les forces de l’ordre d’effectuer une fouille. À ce sujet, il faut savoir que les agents des douanes disposent de toutes les autorisations légales pour inspecter et fouiller un véhicule, même contre la volonté du conducteur ou de ses passagers.
Ce que dit l’assurance en matière de transport de boissons alcoolisées
Concernant la couverture en cas d’incident, il est indispensable de connaître la position de son assureur. En effet, si un accident survient alors qu’un véhicule transporte une grande quantité de vin ou d’alcool, cela pourrait avoir des répercussions sur la prise en charge des dommages. Par exemple, une collision lorsqu’une caisse de vin est en cavale pourrait être considérée par l’assureur comme une cause directe de l’accident, ce qui pourrait entraîner une réduction ou un refus d’indemnisation. De même, si le véhicule est cambriolé alors qu’il contient de nombreuses bouteilles de vin apparentes, l’assureur pourrait juger que le véhicule se trouve dans une situation atypique ou hors de l’usage normal. Dans ce cas, la possibilité de bénéficier pleinement de la couverture pourrait en être affectée, notamment si le transport de boissons alcoolisées est jugé excessif ou incompatible avec l’usage classique du véhicule.
Chacun doit donc bien connaître ces éléments afin d’éviter toute mauvaise surprise lors d’un contrôle ou en cas de sinistre, en respectant la réglementation en vigueur et en étant conscient des limites imposées par la législation et les contrats d’assurance.






