Le premier tour de la sélection social-démocrate de la gauche pour la présidence a attiré un total de 107 356 personnes à avoir voté, ce samedi, à 22 heures. Ce chiffre dépasse largement les trois quarts de l’ensemble des électeurs inscrits, illustrant une forte mobilisation. Ce résultat est également bien supérieur aux 20 000 voix enregistrées jusqu’à la fin de la première journée de scrutin, jeudi soir, qui avait été marquée par une cyberattaque ayant fortement perturbé le processus de vote. En conséquence, les organisateurs ont décidé de prolonger la période de vote jusqu’à dimanche à 18 heures pour permettre à tous les électeurs de participer pleinement. Patrick Mennucci, président de la commission chargée de l’organisation de cette primaire, a confirmé que la situation était revenue à la normale depuis vendredi soir, rassurant ainsi sur le bon déroulement de l’opération.
Les candidats en lice pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle
Environ 140 000 électeurs sont appelés à désigner leur candidat pour la prochaine élection présidentielle parmi un groupe de cinq prétendants. Parmi eux, le principal favori est Raphaël Glucksmann, député européen représentant le mouvement Place publique, considéré comme le candidat de référence. Son concurrent principal reste Olivier Faure, le secrétaire national du Parti socialiste, qui entend faire valoir ses ambitions dans cette compétition. D’autres candidats expérimentés participent aussi à cette primaire : l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal, qui conserve une certaine notoriété, le député socialiste Jérôme Guedj, ainsi qu’Emmanuel Maurel, député appartenant à La Gauche républicaine et socialiste (GRS). Leur défi est de convaincre qu’ils méritent de représenter cette formation pour la présidentielle de 2022.
Les difficultés techniques du vote électronique et la réponse de l’organisation
Le processus de vote, exclusivement basé sur une plateforme numérique, a débuté tôt vendredi matin à 8 heures. Toutefois, dès les premières heures, le déroulement a été gravement entravé par une cyberattaque importante. La commission en charge de l’organisation a expliqué qu’un afflux massif de connexions, dont une grande partie apparaissant comme étant fictives, a perturbé le système. La gravité de cette attaque a entraîné une lenteur considérable dans le traitement des votes, sans toutefois entraîner leur interruption totale. Patrick Mennucci, intervenant dans une interview avec La Tribune Dimanche, a précisé que le prestataire chargé de gérer cette opération, qui est considéré comme le plus important en France dans ce domaine, n’avait jamais été confronté à une attaque de cette ampleur. Il a dénoncé une attaque contre la démocratie française, précisant que ce type d’incident dépasse largement le cadre de cette primaire. Néanmoins, il a rassuré en affirmant qu’aucun vote via un bot n’avait été comptabilisé et que, même si le système avait été saturé, cela n’aurait pas modifié le résultat final. Pour lui, malgré cette difficulté posée par la cyberattaque, l’organisation a su faire face et assurer la tenue du scrutin, ce qui constitue une victoire dans la gestion de cette crise.






