Les effets de l’étiquette énergie sur la valorisation des anciens logements en France en 2024
Selon le rapport annuel réalisé par les notaires, la classification énergétique d’un bien immobilier a un impact marqué sur son prix de vente cette année. Plus un logement affiche une bonne performance énergétique, plus sa valeur marchande tend à augmenter. Cette tendance a été observée en comparant des propriétés de dimensions et de caractéristiques similaires, situées dans la même zone géographique. Par exemple, un logement étiqueté A ou B—ce qui indique une excellente efficacité énergétique—se négocie généralement à un prix supérieur à celui d’un bien moins performant (F ou G), même si elles sont comparables en termes de surface et de localisation.
Une valeur ajoutée significative grâce à de bonnes certifications énergétiques
D’après les chiffres fournis par les notaires, pour les appartements, ceux qui sont classés en catégories A ou B dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ont été vendus à un prix, en moyenne, 1,4 fois supérieur à celui des logements classés F ou G, pour des surfaces comprises entre 50 et 60 m². En ce qui concerne les maisons individuelles, cette différence de prix s’accroît encore, atteignant un facteur de presque 2, soit une multiplication par 1,9, pour des superficies allant de 90 à 100 m².
Exemples concrets témoignant de la différence de prix selon l’étiquette énergétique
Pour illustrer cette réalité, à Marseille, par exemple, un appartement ancien classé A ou B en DPE se vendait en 2024 à près du double du prix d’un bien classé F ou G dans la même catégorie de surface, soit environ 204 000 € contre 110 000 €. La tendance se vérifie également dans d’autres villes telles que Toulon ou Grenoble. À Toulon, la vente de logements en catégorie A ou B tourne autour de 180 000 €, tandis que ceux en F ou G plafonnent à environ 100 000 €. À Grenoble, les biens énergétiquement efficaces atteignent une valeur moyenne de 161 000 €, contre 101 000 € pour les passoires thermiques. La différence est moindre à Paris où les prix s’étendent entre 503 000 € pour les F ou G et 531 000 € pour les mieux classés.
Les effets de la réglementation sur la mise en location et la vente des logements énergivores
La loi Climat et Résilience, entrée en vigueur, interdit à partir du 1er janvier 2025 la mise en location des logements classés G au DPE. Par la suite, à partir de 2028, cette interdiction s’étendra aux logements classés F, et en 2034, ceux classés E seront aussi interdits à la location. L’impact direct de cette réglementation est la rapide accélération de la vente de biens très énergivores. En effet, certains propriétaires considèrent que le coût nécessaire pour améliorer la performance énergétique de leur logement rendrait leur investissement moins rentable en termes locatifs, ce qui les incite à préférer s’en séparer rapidement.






