Politique : Jusqu’où tiendra la stratégie de déni de Jordan Bardella face aux écrits antisémites ?

Sophie Lambert

Voici une reformulation en français, en conservant la longueur et la structure des paragraphes originaux, tout en évitant le contenu identique :

Moins de deux semaines avant le congrès à Orléans (Loiret), Jordan Bardella est programmé pour être réélu à la tête du Rassemblement national (RN). Il se présente comme l’unique candidat à ce poste. Ce week-end fin octobre devait normalement marquer le lancement officiel de la campagne présidentielle pour Marine Le Pen, qui bénéficie actuellement d’un avantage indéniable dans tous les sondages. Cet événement devait représenter une étape importante, rassemblant des milliers de militants et de supporters. Toutefois, en politique, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. La pression autour de Bardella ne cesse d’augmenter, lui que l’on accuse de nier toute responsabilité dans des propos à connotation antisémite qu’il aurait tenus sur Facebook à l’âge de 17 ans. Le mouvement autour de lui reste uni. La stratégie de communication adoptée par la majorité des responsables du RN consiste à tenter de discréditer Mediapart, à l’origine des révélations, tout en présentant leur parti comme la cible d’un harcèlement orchestré par ce qu’ils appellent le « système ».

« Quand je regarde la presse, j’ai l’impression qu’on me considère comme un criminel et un serial killer ! Il faudrait calmer le jeu » a lancé Jordan Bardella, très froid, jeudi lors d’une interview sur LCI. Combien de temps cette défense inflexible pourra-t-elle durer ? Même si le mouvement de contestation étudiante a quelque peu éclipsé l’affaire Bardella, celle-ci ne semble pas se calmer. Au contraire, en fin de semaine, Le Canard enchaîné a publié des informations selon lesquelles Bardella aurait supprimé certains échanges sur l’un de ses comptes Facebook suite à la parution du premier article de Mediapart. Ces révélations mettent en difficulté celui qui affirme avoir arrêté d’utiliser ce réseau social depuis longtemps. La réponse du RN a été rapide : leur service de presse a déclaré que cette information était inexacte.

Mais qui dit la vérité ? Mediapart, habitué à publier ses enquêtes sous forme de séries, a publié un nouvel article confirmant l’existence d’un lien entre le compte X (anciennement Twitter) de Jordan Bardella et le compte Facebook attribué à ce dernier. L’analyse des fichiers archivés montre que des messages identiques, avec les mêmes fautes d’orthographe, ont été postés à quelques heures d’écart sur ces deux plateformes.

« La période préélectorale, c’est mieux qu’elle ne soit pas trop proche »

Lors de leurs déplacements dans différentes circonscriptions le week-end dernier, les députés ont été rassurés : personne ne leur a parlé de cette polémique. Sur place, au Sommet de l’Élevage dans le Puy-de-Dôme cette semaine, Marine Le Pen a pu constater par elle-même. Selon un membre de l’équipe de campagne du RN, « aucune réaction négative de la communauté juive n’a été remarquée, ce qui est plutôt rassurant ». Il ajoute : « C’est loin de la période électorale, c’est tant mieux. »

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Est-ce une stratégie d’auto-conviction ? Marine Le Pen possède une base électorale solide, mais son défi principal reste d’élargir son audience pour réussir son second tour. Elle en est consciente. La question est de savoir si elle maintiendra son appui envers celui qu’elle présente comme son éventuel Premier ministre, « à 1000 % ». Habituée aux crises majeures, cette candidate quatre fois à la présidentielle devra prendre des décisions si cette controverse influence les intentions de vote. Sera-t-elle amenée à retirer Jordan Bardella de la campagne ? Pour l’instant, celui-ci a un programme chargé. Il doit se rendre en Espagne en début de semaine et participera aussi au Mondial de l’automobile à Paris, à la fin de la semaine.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.