Nicki Minaj affiche son soutien à Donald Trump, affirmant être sa première fan aux États-Unis

Sophie Lambert

Une star du rap devenue une fervente partisane de Donald Trump, Nicki Minaj, a récemment affirmé qu’elle était probablement sa première supporter. Lors d’une déclaration faite mercredi, la chanteuse a précisé : « Je suis probablement la première fan du président, et cela ne changera pas ». Cette position atypique pour une artiste de son calibre a surpris beaucoup de ses fans et de l’opinion publique.

Après cette déclaration, d’autres éléments suscitent l’attention. L’artiste, connue pour ses performances audacieuses et son style flamboyant, a été invitée par Donald Trump à monter sur scène lors d’un événement à Washington. Celui-ci était consacré au lancement d’un programme destiné aux enfants américains, nommé « comptes Trump ». Nicki Minaj s’est engagée à contribuer à cette initiative de manière privée, sans précaution ni réserve. Elle a déclaré que ni la critique ni la haine que certains peuvent lui adresser ne l’affectaient en rien. Au contraire, ces propos négatifs renforçaient sa détermination à soutenir le président. En évoquant Donald Trump, qui a 79 ans, la chanteuse a même exprimé son admiration en concluant : « Que Dieu le protège. Amen. ». Lors de cet événement, le président américain a d’ailleurs saisi la main de la rappeuse en silence, pendant qu’un autre orateur prenait la parole. Il a également confié vouloir « se laisser pousser les ongles » afin de pouvoir imiter le style unique de Nicki Minaj, connue pour ses manucures souvent extravagantes.

Dans un autre contexte, il est intéressant de noter qu’une lecture complémentaire est disponible afin d’en apprendre davantage sur une anecdote liée à Donald Trump. Un article évoque notamment une situation où le président aurait appliqué une crème sur sa main, suscitant des interrogations sur ce qui lui serait arrivé à ce moment précis.

(Lire l’article sur la main de Donald Trump)

Accusée de manquer de loyauté envers la communauté LGBT+

Reconnue comme la « reine du rap », Nicki Minaj est une artiste auto-proclamée dont la capacité à jongler entre des registres variés, allant de l’éclatant au plus sombre, lui a permis d’enregistrer de nombreux records de ventes. Connu pour ses morceaux comme Starships ou Anaconda, elle a su convaincre un large public. Cependant, ses positions politiques ont récemment suscité la controverse. Depuis quelques mois, elle s’est engagée sans réserve en faveur du mouvement MAGA, qui prône la devise « Make America Great Again », c’est-à-dire « Rendre sa grandeur à l’Amérique ». En novembre dernier, elle a surpris en apparaissant à l’ONU pour déclarer que « les chrétiens étaient ciblés » au Nigeria, une affirmation largement relayée par Donald Trump mais qui a été contestée par les autorités nigérianes, par des observateurs et par des chercheurs spécialistes de la région.

Il est important de rappeler qu’en 2018, l’artiste, originaire de Trinité-et-Tobago dans les Caraïbes, s’était quant à elle exprimée de manière différente. Sur Instagram, elle dénonçait alors la dureté des politiques anti-immigration de Donald Trump, qui étaient en vigueur durant son premier mandat. De plus, en 2020, Nicki Minaj avait accepté de faire partie du jury d’une compétition de drag queens, une activité en lien avec la communauté LGBT+. Pourtant, son récent soutien à Donald Trump lui a valu de lourdes critiques sur les forums de discussions en ligne, où elle a été accusée de trahir cette même communauté qui l’a longtemps soutenue. Ce changement de position a créé un certain malaise, certains spectateurs observant un contraste évident avec ses déclarations passées.

Il est ainsi clair que la relation entre Nicki Minaj et ses orientations politiques demeure complexe, et continue de faire l’objet de débats. Son soutien à un homme aussi controversé que Donald Trump ne laisse personne indifférent, surtout dans un contexte où la reconnaissance des droits LGBT+ reste un enjeu central dans beaucoup de discours politiques et sociaux.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.