Une proposition présidentielle pour préserver le patrimoine culinaire et convivial français
Ce lundi, Emmanuel Macron a exprimé son soutien à une initiative visant à inscrire les bistrots et cafés hexagonaux au registre du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Il propose également que ces établissements, qui font partie intégrante du mode de vie français, puissent continuer à employer du personnel le 1er mai, jour férié traditionnel. Lors d’une cérémonie annuelle de remise de la galette de l’Épiphanie à l’Élysée, le président a souligné l’importance de ces lieux pour le patrimoine national. « Nos cafés et nos bistrots ne se limitent pas à leur fonction commerciale ; ils incarnent aussi un espace où se transmet un savoir-faire français, à la fois traditionnel et d’avant-garde. Ce sont des passeurs du temps, traversant les générations et conservant des produits emblématiques comme la baguette ou les croissants », a-t-il expliqué.
Il a également insisté sur le rôle culturel de ces établissements, qui sont des lieux privilégiés pour voir perdurer des traditions, notamment gastronomiques, tout en étant à la pointe de l’artisanat local. La volonté du chef de l’État est claire : faire reconnaître cette identité unique à travers une éventuelle inscription à l’Unesco, comme cela a été le cas pour la baguette en 2022, qui figure désormais parmi les biens immatériels de l’humanité. La démarche vise à valoriser davantage ces lieux de convivialité, où se mêlent culture, savoir-faire et commerce, dans une perspective de transmission et de reconnaissance mondiale.
Une campagne pour la reconnaissance des bistrots et cafés français au patrimoine de l’Unesco
Le collectif regroupant les établissements de France liés à la restauration et à la convivialité a lancé en début d’année 2024 une campagne visant à faire inscrire ces lieux emblématiques au patrimoine mondial immatériel. Leur argumentation s’appuie sur le fait que ces bistrots et cafés constituent une véritable mémoire collective, des lieux qui traversent les époques et rassemblent différentes générations. La baguette, qui représente un symbole du quotidien français, a déjà été reconnue en 2022 comme patrimoine immatériel, renforçant la légitimité de cette démarche.
Selon les promoteurs du projet, ce patrimoine immatériel englobe divers éléments culturels, tels que les traditions orales, les pratiques artistiques, les connaissances artisanales ou encore les usages sociaux, qui participent à l’identité française. La reconnaissance officielle de ces lieux pourrait contribuer à leur sauvegarde face à la pression de la modernisation et à la force de la mondialisation, tout en valorisant la richesse du patrimoine social et gastronomique français à l’échelle mondiale.
Vers la possibilité pour les boulangeries d’ouvrir le 1er mai
Le président Macron a abordé également la question du travail en jour férié, notamment le 1er mai, une journée traditionnellement chômée en France. Il a exprimé son soutien à une proposition de loi qui permettrait aux boulangeries, et plus généralement aux commerces alimentaires, d’ouvrir cette journée si elles en font la demande, sous réserve du consentement des salariés. Le chef de l’État souhaite encadrer cette liberté : les employés devraient être employés dans un cadre mieux rémunéré et avec leur accord préalable.
Ce sujet a récemment alimenté un débat public intense, notamment à la suite de l’adoption par le Sénat en juillet d’un texte autorisant certains secteurs comme les boulangeries ou les fleuristes à ouvrir le 1er mai. Cette initiative a été fortement critiquée par les syndicats et par une partie de la gauche, qui dénoncent une atteinte au repos des travailleurs et une remise en cause des traditions. Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de garantir « une sécurité juridique » pour ces nouveaux dispositifs, afin d’éviter les contrôles et sanctions qui pourraient pénaliser les établissements qui choisiraient d’ouvrir cette journée-là.
Il a aussi souligné que beaucoup de Français appréciant cette possibilité, qu’il s’agisse d’acheter du muguet ou de partager un repas en famille dans un restaurant ouvert, il faut veiller à satisfaire cette demande tout en préservant un cadre réglementaire clair. Le président souhaite que le texte, en cours de validation, puisse être adopté rapidement à l’Assemblée nationale, de façon à permettre à ces commerces d’exercer leur activité le 1er mai dans un cadre juridique sécurisé, avant cette date.






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