L’Iran : un mouvement qui reprendra tôt ou tard malgré deuils, censure et répression

Sophie Lambert

Voici la reformulation des paragraphes demandés, en conservant leur longueur et leur structure tout en évitant toute similitude avec l’original :


Situation actuelle en Iran

Que se passe-t-il précisément dans ce pays ? Peu d’informations fiables parviennent jusqu’à nous concernant la situation iranienne, qui reste enveloppée de mystère en raison de la censure draconienne imposée par le gouvernement des mollahs. Ce dernier s’efforce de faire taire toute forme de contestation à l’aide de la force. Les protestations qui avaient débuté à la fin décembre ont d’abord été marquées par des manifestations économiques, avant de rapidement évoluer vers des revendications d’ordre social et politique. Selon Carole André-Dessornes, analyste en relations internationales à la Fondation pour la recherche stratégique, la vague de contestation semble s’être calmée : « Les manifestations ont cessé, cédant la place à des rassemblements funéraires en mémoire des victimes nombreuses. »


La répression sanglante et ses conséquences

Pour étouffer toute opposition, que Téhéran qualifie souvent d’« agents terroristes », le régime a recours à une intervention brutale, n’hésitant pas à tirer en direction des foules. Des vidéos choquantes publiées sur les réseaux sociaux témoignent de ces tirs à l’arme à feu, effectués à l’aveugle, laissant derrière elles des images de cadavres abandonnés sur le sol des hôpitaux ou des morgues. Human Rights Activists News Agency (HRANA) a confirmé mardi la vérification de la mort d’au moins 6 126 personnes, dont 5 777 sont identifiées comme étant parmi les manifestants. Toutefois, les enquêtes policières portent encore sur environ 17 000 autres décès suspects, et certains rapports évoquent même un bilan dépassant les 30 000 morts. De leur côté, les autorités iraniennes ont publié un chiffre officiel de 3 117 morts, dont une majorité de forces de sécurité ou de simples passants. La répression ne semble pas encore terminée : des arrestations et des exécutions se poursuivent, tandis que certains professionnels de santé ayant soigné des blessés en dehors des structures hospitalières ont été arrêtés, comme le rapporte une spécialiste de l’Iran.


Le retour d’internet, mais sous contrôle strict

Les images des protestations réprimées qui ont choqué tant l’opinion mondiale que les Iraniens eux-mêmes ont conduit le pouvoir iranien à couper toutes connexions internet afin d’empêcher la diffusion d’informations. Selon l’ONG Netblocks, une reprise progressive du réseau de connexion a été observée, avec environ 84 % de la connectivité rétablie mardi, mais dans une version fortement ralentie et sous surveillance rigoureuse. Pendant près de trois semaines, le flux d’internet en Iran avait été réduit à presque zéro, oscillant entre 0 et 1 % de l’usage habituel. Selon Carole André-Dessornes, cette ouverture partielle pourrait avoir pour objectif de relancer en partie l’économie du pays, désorganisée par la coupure totale précédente.


Perspectives et attentes pour l’avenir

Malgré la brutalité du pouvoir iranien, la chercheuse souligne que cette répression intense ne saurait être qu’éphémère. Elle anticipe que les revendications sociales et économiques, notamment celles liées à une inflation incontrôlable, finiront par refaire surface. La vulnérabilité du régime est mise en évidence par sa violence innée : « Si la révolte a été écrasée pour l’instant, elle ressurgira tôt ou tard. La situation est d’autant plus volatile que les frustrations des citoyens restent intactes. » Ainsi, le contexte pourrait évoluer vers une nouvelle étape de mouvement de protestation.


Une présence armée en pleine rue

Le calme apparent cache un climat de tension toujours prégnant. Selon Sepher, un Iranien résidant en France qui a pu contacter ses proches dans le pays, la majorité des Iraniens ont repris leur activité quotidienne et les écoles ont rouvert, mais l’atmosphère demeure tendue en raison de la présence d’hommes armés patrouillant dans les rues. Le marché de Téhéran a commencé à fonctionner de nouveau, les étals sont réapprovisionnés, et néanmoins, la nervosité reste palpable, notamment dans un contexte où la menace d’une intervention américaine s’amplifie. Ce dernier sait que beaucoup sont prêts à tout pour un changement radical : « Je souhaite que les États-Unis attaquent, car sans cela, rien ne changera. Un membre de ma famille en Iran m’a confié qu’il serait prêt à mourir sous des bombes américaines pour faire tomber le régime », explique l’interlocuteur, qui a émigré en France il y a huit ans.


Une image du bazar rouvert à Téhéran

Le marché central de Téhéran, qui avait été fermé lors des épisodes de violence, a néanmoins rouvert ses portes mardi dernier. Les étalages sont de nouveau garnis, témoignant d’un retour à la normale, ou presque. La fébrilité de la population demeure néanmoins importante, au milieu de tensions accrues par la menace d’éventuelles frappes militaires étrangères. La situation géopolitique complexe enflamme l’atmosphère, alimentée par la menace visible d’une guerre imminente.


Les déclarations de Donald Trump et la situation géopolitique

Ce mercredi, l’ancien président américain, Donald Trump, a confirmé sa position, en insistant sur la nécessité pour Téhéran de négocier son programme nucléaire. Il a averti que le temps presse, indiquant que le déploiement militaire, notamment via l’utilisation du porte-avions Abraham Lincoln et de ses navires escorte, pourrait être déclenché si l’Iran ne change pas de trajectoire rapidement. La donne semble donc tendue, avec une escalade potentielle qui menace la stabilité régionale.


Remarque finale

(*) Le prénom de cette personne a été modifié pour des raisons de confidentialité.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.