Situation du marché automobile en septembre 2026 : une croissance soutenue
Le mois de septembre 2026 a enregistré un total de 156 629 nouvelles immatriculations de véhicules particuliers, consolidant ainsi la tendance à la hausse. Ce chiffre, correspondant à 22 jours ouvrés, est identique à celui de septembre 2025, ce qui indique une stabilité en termes de jours ouvrables, mais une croissance de 12 % par rapport à l’année précédente, selon les analyses du cabinet AAAData. Depuis le début de l’année, le cumul des nouvelles immatriculations s’élève à un peu plus de 1 234 900 unités, ce qui représente une progression de 4 % par rapport à la même période en 2025. Cette augmentation témoigne d’un marché en plein essor, malgré la stabilité des jours ouvrés, et souligne l’intérêt croissant pour l’achat de voitures neuves en France. La dynamique positive s’inscrit dans un contexte où la demande reste forte, tant auprès des particuliers qu’auprès des professionnels, et où les tendances de consommation évoluent rapidement. Qu’il s’agisse de la confiance des consommateurs ou de l’impact des mesures économiques, cette hausse témoigne d’un marché solide et en mutation continue, prêt à accueillir de nouvelles motorisations et formats.
Une croissance mensuelle remarquable, mais ce n’est pas le seul fait marquant
Pour le seul mois de septembre, les ventes de véhicules neufs ont connu une augmentation de 12 %, avec 156 629 unités immatriculées. Cependant, cette croissance mensuelle, aussi significative soit-elle, n’est pas l’unique information qui capte l’attention cette fois-ci. En effet, d’autres tendances se démarquent et annoncent des changements majeurs dans la filière automobile.
Une progression record pour les véhicules électriques
Ce qui frappe particulièrement ce mois-ci, c’est la montée en puissance des véhicules électriques. Leur part de marché pour septembre atteint désormais 42 %, se rapprochant de très près de celle des voitures hybrides, qui enregistrent une part de 43 %. Si cette tendance se maintient, septembre 2026 pourrait devenir le dernier mois de l’histoire automobile où l’électrique ne serait pas encore devenue la motorisation majoritaire. Par rapport aux motorisations thermiques traditionnelles, l’essence voit ses ventes chuter de 39 %, tandis que le diesel fait un recul encore plus marqué de 62 %. Les voitures alimentées au GPL, elles, font exception avec une hausse de 23 %, probablement en lien avec la hausse des prix des carburants, qui incite de plus en plus d’automobilistes à se tourner vers des alternatives moins coûteuses à l’usage. Les efforts dans la promotion de ces nouveaux carburants, combinés à la hausse du prix de l’essence et du diesel, expliquent cette tendance vers la motorisation électrique, qui devient de plus en plus accessible et incontournable.
Les voitures électriques en tête parmi les particuliers
Chez les consommateurs particuliers, la dynamique est tout aussi impressionnante. Les ventes de voitures neuves électriques ont augmenté de 27 % et représentent désormais 47 % du marché, avec 41 503 unités immatriculées. Pour la première fois, les acheteurs français opèrent majoritairement pour des véhicules électriques, laissant derrière eux les traditionnelles motorisations essence, diesel ou hybrides. Cette poussée spectaculaire s’inscrit dans une évolution rapide, malgré une période où les ventes de véhicules électriques avaient mis du temps à décoller en France. Sur l’ensemble de l’année, la vente de voitures électriques totalise près de 387 338 unités, soit 31 % de parts de marché, avec une croissance record de 79 %. La part des hybrides s’établit pour sa part à 43 % durant ce mois, contribuant ainsi à une transition fluide vers des motorisations plus durables. Cette montée en puissance témoigne d’un changement profond dans la façon dont les particuliers perçoivent la mobilité électrique, stimulée par des incitations telles que le leasing social ainsi que les bonus issus du dispositif des certificats d’économies d’énergie. L’étude révèle que la croissance de cette catégorie est devenue une véritable tendance de fond, avec un marché en pleine transformation.
Une affirmation forte du marché électrique chez les professionnels
Les véhicules électriques ne cessent également de séduire la clientèle professionnelle, notamment en ce qui concerne les flottes d’entreprises. La part de marché de ces véhicules dans ce secteur atteint désormais 43 %, avec environ 16 940 unités immatriculées, soit une hausse spectaculaire de 76 %. Ce succès s’inscrit dans une logique de soutien renforcé par les politiques publiques. Le dispositif des bonus CEE, le leasing social relancé ainsi que de nouvelles aides, en vigueur depuis le 1er septembre, favorisent grandement cette transition vers l’électrique pour les entreprises. Des dispositifs spécifiques comme l’aide à l’achat pour les gros rouleurs ou pour les taxis ont également été déployés dans ce cadre, contribuant à faire du marché professionnel un terrain fertile pour l’électrification. La pression exercée par les normes CAFE, imposant des quotas de réduction des émissions de CO2 sur une période 2025-2027, pousse également les constructeurs à accélérer la mise sur le marché de leurs véhicules électriques, sous peine de lourdes pénalités financières. Ainsi, l’ensemble de ces mesures, en plus de la prise de conscience écologique, font de l’électrique la solution privilégiée pour la transition énergétique dans le secteur professionnel.
Les hybrides, encore présentes mais en recul
Malgré la montée en puissance des véhicules électriques, les voitures hybrides continuent d’occuper une place importante. Au mois de septembre, leur vente totale s’élève à 67 349 unités, représentant 43 % du marché, mais marque une baisse de 6 % par rapport à la période précédente. Les hybrides « full », appelés HEV, se montrent assez stables avec 18 % de parts de marché ou 28 672 unités, en baisse de 2 %. Les micro-hybrides, ou MHEV, enregistrent une diminution de 13 %, avec 27 707 véhicules vendus, représentant aussi 18 % du marché. Les hybrides rechargeables, quant à elles, connaissent une croissance de 10 %, atteignant 10 028 unités (6 % de PDM). Toutefois, leur développement reste freiné en partie par la mise en œuvre de malus CO2 pour des émissions dépassant 108 g/km, ainsi que par la révision des critères d’homologation WLTP, qui pèsent sur leur attrait notamment dans le parc flotte ou en entreprise. Enfin, les véhicules électriques réels, ou EREV, ne représentent que 1 % des immatriculations du mois, preuve que la transition n’est pas encore totale, même si elle est en marche.
Le déclin des voitures thermiques se confirme
L’avancée des véhicules électriques et hybrides se traduit inévitablement par un recul des motorisations thermiques classiques. Les ventes de voitures à essence ont chuté de 39 %, avec un total de 16 391 unités, représentant près de 10 % du marché. De même, celles de diesel ont connu un déclin spectaculaire de 62 %, avec seulement 2 412 véhicules immatriculés, ce qui ne représente que 2 % du marché. Cette tendance à la baisse est accentuée par un contexte de fiscalité plus stricte, combinée à des prix du carburant atteignant des records en septembre, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La montée en puissance des motorisations alternatives ne pourra qu’accélérer ce processus, notamment avec la croissance des voitures utilisant le GPL, qui affichent une hausse de 23 %, totalisant 5 234 unités, soit 3 % du marché. La domination de la motorisation thermique est donc en voie de disparition progressive, remplacée par des solutions plus propres et plus durables, en phase avec les préoccupations environnementales.
Les véhicules les plus vendus du mois en concession
Sur le marché français, la Tesla Model Y continue de dominer le classement des meilleures ventes de septembre, avec 8 183 unités immatriculées. Elle est suivie de la Renault 5, avec 5 224 exemplaires, puis de la Renault Twingo IV, qui totalise 4 988 ventes. La Peugeot 208 II et le Renault Scenic V complètent ce palmarès, avec respectivement 3 274 et 2 738 unités. Ces chiffres illustrent la diversification des préférences des consommateurs, entre modèles électriques, hybrides ou traditionnels, mais aussi la forte présence de la mobilité électrique dans le segment des best-sellers. La popularité croissante de ces modèles témoigne de l’évolution du marché vers des options plus respectueuses de l’environnement, tout en restant attractif par leur design, leur efficacité, et les incitations économiques en vigueur. La tendance vers l’électrique et l’hybride semble désormais bien ancrée dans le paysage automobile français, annonçant des changements structuraux que l’on peut attendre de voir perdurer dans les mois à venir.






