Les véhicules les plus volés coûtent +35 % d’assurance auto que la moyenne

Sophie Lambert

Augmentation notable du coût d’assurance pour les véhicules les plus volés

Selon une étude réalisée par Lynx.fr, le coût de l’assurance pour un véhicule parmi les plus prisés par les voleurs peut dépasser la moyenne nationale de 673 € de manière significative, allant jusqu’à 35 % en plus. La situation devient encore plus critique lorsque le conducteur réside dans un département où le taux de vols est particulièrement élevé, ce qui peut faire doubler le montant de la prime d’assurance. En d’autres termes, dans ces zones sensibles, les tarifs peuvent presque doubler par rapport à la norme nationale, en raison du risque accru de vol qui pèse sur le véhicule.

Une prime d’assurance nettement plus élevée pour les modèles ciblés

Les propriétaires de voitures fréquemment victimes de vol doivent s’attendre à payer une prime d’assurance bien supérieure à la moyenne, qui s’élève généralement à 673 € par an. En 2025, la Renault Mégane IV arrive en tête des véhicules avec le coût supplémentaire le plus important, affichant une augmentation de 35 % par rapport à la moyenne nationale. Parmi les autres véhicules figurant en haut du palmarès, la DS 7 Crossback se distingue par une majoration de 25 %, tandis que la Toyota RAV4 V et la Peugeot 508 II ont des primes dépassant de 24 % la norme moyenne. Ce phénomène s’explique par la forte concentration de ces modèles dans des zones où le vol est plus fréquent, ce qui pousse les compagnies d’assurance à augmenter leurs tarifs pour couvrir le risque.

Les zones à haut risque, un facteur déterminant dans la prévention des vols

Le classement des véhicules les plus volés en 2025 révèle une caractéristique commune : ils sont majoritairement retrouvés dans des régions où le risque de vol est élevé, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes. La géographie joue un rôle crucial dans la fréquence des cambriolages automobiles, puisque les territoires les plus exposés concentrent une part importante des vols, accentuant ainsi la pression sur les coûts d’assurance pour les propriétaires locaux.

Disparités régionales pouvant atteindre 480 €

La localisation géographique influence énormément le coût de l’assurance automobile. Par exemple, le département des Bouches-du-Rhône représente 7,6 % des vols recensés dans l’Hexagone, en faisant l’un des plus touchés. À titre de comparaison, le département du Nord rassemble environ 5 % des délits liés aux véhicules, ce qui en fait le deuxième département le plus concerné. Le Rhône arrive également en troisième position dans ce classement. La prime moyenne dans les Bouches-du-Rhône peut atteindre le double de la moyenne nationale, entraînant une différence de prix d’environ 480 € par an pour une assurance tous risques. Ainsi, assurer un véhicule comme un Hyundai Tucson IV à Marseille revient en moyenne à environ 2,5 fois plus cher qu’à Rennes, où les risques sont moindres, notamment à cause de la densité de circulation moins importante.

Impacts de la circulation et des coûts de réparation dans les départements urbains

Les grandes agglomérations telles que Marseille ou Lyon voient leurs primes d’assurance augmenter en raison d’une circulation dense, laquelle entraîne plus de collisions et de dommages matériels. Ces accidents engendrent des coûts de réparation qui se répercutent sur le montant des primes, notamment parce que le coût de la main-d’œuvre y est généralement plus élevé. En conséquence, les propriétaires de véhicules dans ces zones ont tout intérêt à bien comparer leur assurance pour éviter des coûts excessifs liés à la localisation de leur résidence, notamment dans les départements où la criminalité liée aux véhicules est intensifiée par la densité urbaine.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.