Les tops et flops du Racing Club : Enciso s’affirme, les Bleus mordants à la Ligue 1

Sophie Lambert

Le Racing de Strasbourg s’impose face à Metz (2-1) et relance sa saison en Ligue 1

Ce dimanche 18 janvier, le Racing Club de Strasbourg a effectué une performance solide en battant le FC Metz par un score de 2 buts à 1. Les Alsaciens, déterminés et actifs tout au long du match, repartent avec des points importants dans une optique de progression en championnat. Après une période de difficulté, cette victoire leur permet de gagner en confiance dans leur parcours en Ligue 1.

Les éléments positifs du match : le renforcement d’Enciso

Le jeune attaquant paraguayen, Enciso, confirme ses progrès et montre qu’il progresse dans sa contribution à l’équipe. Lors des précédents rendez-vous, il a inscrit des buts face à Avranches, Dunkerque et Breidablik, lors de ses trois dernières apparitions. Cependant, il n’a pas trouvé le chemin des filets contre Metz, malgré une belle occasion à la 53e minute. Repositionné au poste de milieu offensif par l’entraîneur Gary O’Neil, Enciso a démontré sa qualité de meneur de jeu par ses judicieux choix et sa clairvoyance sur le terrain. Il a même été décisif en réalisant une passe pour le but de Diego Moreira, lors du début de la rencontre, permettant au Racing de mener 1-0 à la 12e minute.

Une défense plus agressive et combatif

Depuis l’arrivée de l’entraîneur Gary O’Neil, l’équipe du Racing a retrouvé un esprit de pressing plus marqué qu’à l’époque de Rosenior. Autrefois plutôt passive, cette nouvelle phase de jeu consiste à harceler intensément le porteur du ballon messin. Grâce à cette agressivité, Strasbourg a pu récupérer des ballons haut placés, empêchant souvent les visiteurs de développer leur jeu. Cette approche défensive plus dynamique peut s’expliquer par le recrutement d’un milieu de terrain renforcé ou par une organisation tactique plus pressante, adaptée à la composition actuelle de la défense, qui comprend désormais seulement quatre défenseurs.

Contributions essentielles de Panichelli et Moreira

Le milieu argentin Panichelli n’a pas été très visible dans le décompte des statistiques, mais il a encore fourni une prestation empreinte de volonté et d’application, à l’image de ses efforts pour revenir en défense sur la ligne de touche à la 59e minute, dans une position centrale. Quant à Diego Moreira, buteur dès la 12e minute, il a montré qu’il ne s’est pas contenté de son but : il a continué à se démener, en multipliant les appels et les courses dans tout le terrain, témoignant de son engagement et de son énergie.

Une tactique qui porte ses fruits

Lors de cette rencontre, Strasbourg a connu une période de domination notable, mais le deuxième acte a été beaucoup plus calme et moins excitant. Après trois buts inscrits en première période, le jeu s’est assoupli, devenant plutôt routinier, voire ennuyeux. Les Strasbourgeois ont fait tourner le ballon, tandis que les Messins ont peiné à relancer le match. Enciso, en particulier, aurait pu ajouter un troisième but à la 53e minute, mais le score en restera là, faute d’opportunités supplémentaires d’un côté comme de l’autre.

Le duel de l’Est, une victoire régulière pour Strasbourg

Ce succès face à Metz marque la septième victoire consécutive à l’occasion du derby de l’Est. Strasbourg, avec un club de calibre européen, a su assurer sa domination dans cette confrontation locale contre le dernier de la Ligue 1. Le parcage messin, chargé et enthousiaste, devra attendre la saison suivante pour tenter de inverser cette tendance, à condition que ses joueurs restent en Ligue 1 lors des prochains mois.

Les erreurs coûteuses et la malchance

Malgré la victoire, le Racing a aussi connu ses moments faibles. En début de match, une erreur défensive a permis à Metz d’obtenir un penalty, logiquement sifflé pour une faute de Martial Godo sur Deminguet. Ce penalty a permis aux Lorrains d’égaliser, ce qui pourrait être considéré comme un cadeau offert par les Strasbourgeois, habitués à céder des ballons précieux à leurs adversaires. Sur le plan statistique, c’est le quatrième tir au but en faveur de Metz cette saison en Ligue 1, mais cela n’a pas eu de conséquences directes sur le résultat final.

Une deuxième mi-temps peu spectaculaire

Après une première période animée, avec trois réalisations, la seconde période s’est avérée bien moins captivante. Strasbourg a volontairement ralenti le rythme, laissant le ballon aux Messins qui n’ont jamais su relancer la dynamique du match. À noter, une grosse occasion pour Enciso, qui aurait pu rendre la match plus confortable pour le Racing à la 53e minute, mais cette phase de domination n’a pas abouti à un troisième but. Au final, l’intérêt du match s’est allégé, laissant place à une gestion prudente.

Ce match témoigne de la volonté du Racing de Strasbourg de retrouver une stabilité en Ligue 1, en alliant amélioration défensive, implication collective et efficacité offensive. La victoire contre Metz, à domicile, rassure et ouvre de nouvelles perspectives pour la suite de la saison.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.