Les effets du froid sur nos muscles et la nécessité d’une adaptation
Lorsque la température baisse, notamment lorsque le thermomètre affiche des aimants en territoire négatif ou lorsqu’un vent glacial souffle, nos muscles doivent faire face à ces conditions climatiques difficiles. L’exposition au froid impose à notre corps de s’adapter pour préserver ses fonctions essentielles. Ces conditions extrêmes peuvent rendre la contraction musculaire plus difficile, obligeant le corps à mobiliser davantage d’énergie pour maintenir une température optimale. En conséquence, la sensation de fatigue musculaire augmente, ce qui peut entraîner une vulnérabilité accrue en cas d’effort physique ou de mouvement brusque.
Les précautions à prendre et les risques pour la santé par temps froid
Lorsqu’on évolue dans un environnement où le froid prédomine, plusieurs préoccupations de santé doivent attirer notre vigilance. Voici une liste des risques principaux à considérer pour préserver sa santé lors des activités en extérieur durant l’hiver ou lors de conditions climatiques glaciales :
- Le risque d’accident vasculaire cérébral ou cardiaque : Il est bien connu que le froid peut augmenter considérablement le danger pour le système cardiovasculaire. Selon la Fédération française de cardiologie, chaque baisse d’un degré Celsius de la température de l’air est associée à une hausse de 2 % du risque d’infarctus du myocarde dans le mois qui suit. La cause principale réside dans la réponse physiologique du corps pour lutter contre la chute de température : le cœur doit battre plus vite, la consommation d’oxygène augmente, et les vaisseaux sanguins se contractent, ce qui favorise la formation de caillots sanguins. Les populations les plus vulnérables à ces phénomènes sont celles ayant déjà un problème cardiaque, telles que les personnes hypertendues, souffrant d’insuffisance cardiaque, ou ayant des antécédents d’infarctus. Avec l’âge, la capacité d’adaptation de l’organisme diminue également, accentuant le risque chez les plus de 70 ans.
- La déshydratation : Contrairement aux idées reçues, le froid ne stimule pas la soif. La sensation de soif étant atténuée, il est facile de rester déshydraté sans même s’en rendre compte, ce qui peut entraîner une fatigue accrue ou des troubles métaboliques. Lors de vos activités en extérieur, comme la marche, le jogging ou le vélo, il est conseillé d’emporter une gourde ou une bouteille d’eau, comme en été, afin de s’hydrater régulièrement.
- Les blessures musculaires : Les températures extrêmes rendent les muscles plus lourds et plus rigides, ce qui augmente le risque de contractures ou de déchirures musculaires. Il devient alors essentiel de procéder à un échauffement complet avant de s’engager dans une activité physique. Des exercices simples, tels que des tractions ou des roulés de bras, permettent de réchauffer efficacement les muscles et de réduire le risque de blessures lors de l’effort.
- Les crises d’asthme : La pratique d’exercices prolongés à l’extérieur durant une période de froid peut accentuer ou déclencher des crises d’asthme, en particulier chez les personnes déjà asthmatiques, notamment celles dont la maladie est instable ou liée à l’effort. Le ministère de la santé recommande donc d’éviter ce type d’activité dans ces conditions ou de choisir la pratique à l’intérieur pour ne pas aggraver la situation.
- Les risques de chute : La présence de plaques de verglas est plus fréquente en période de grand froid. Marcher ou courir sur une surface glissante augmente considérablement le risque de trébuchements ou de chutes, pouvant entraîner des blessures graves. En cas de conditions très glaciales, il est souvent préférable de privilégier des activités en intérieur pour rester en sécurité.
Les stratégies pour prévenir ces dangers
Malgré les défis que représente le froid, il reste toujours bénéfique de continuer à faire de l’exercice, à condition d’adapter ses pratiques en fonction des conditions météorologiques. Voici quelques conseils essentiels pour limiter les risques lors des activités en extérieur par temps très froid :
– Consulter un médecin en cas de doute, surtout si l’on souffre de problèmes cardiaques ou d’asthme. Il pourra donner des recommandations adaptées à votre état de santé.
– S’habiller de manière appropriée, en superposant plusieurs couches de vêtements isolants et techniques. Il est important de couvrir soigneusement les extrémités du corps, moins bien irriguées, en portant des bonnets, des gants et des chaussettes épaisses, fabriquées dans des matières permettant une évacuation optimale de la transpiration.
– Opter pour des vêtements en tissus techniques destinés à garder la chaleur tout en laissant la peau respirer, notamment pour le bas du corps, en privilégiant un pantalon ou un collant plutôt qu’un short.
– Protéger le cou avec un foulard, un buff ou une écharpe pour éviter les inflammations respiratoires ou la trachéite liée au froid.
Ces recommandations permettent de continuer à pratiquer une activité physique bénéfique, tout en limitant considérablement les risques liés aux conditions climatiques hivernales.






