Mohammed VI : une présence discrète et un secret médical
En octobre 2024, le roi du Maroc, Mohammed VI, accueillait en grande pompe le président français Emmanuel Macron lors d’une visite officielle de trois jours. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer et de renouveler la relation exceptionnelle entre le royaume chérifien et la France, mettant en avant une volonté commune d’approfondissement du partenariat bilatéral. Selon la déclaration officielle de la présidence française, cet épisode marquait également l’affirmation d’une ambition claire : celle de Paris de reconnaître officiellement la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, une étape considérée comme historique dans le contexte diplomatique régional. La visite de Macron à Rabat a ainsi été perçue comme une étape majeure dans l’évolution des liens entre ces deux nations, dont la portée symbolique dépassait la simple dimension politique pour devenir un pacte stratégique d’envergure.
Une santé fragilisée : un roi affaibli et discret
Après ce succès diplomatique, quelques semaines seulement plus tard, des signes inquiétants apparurent concernant la santé du souverain marocain. Dès décembre 2024, Mohammed VI semblait visiblement affaibli : il apparaissait amaigri, peu loquace, avec un visage creusé laissant transparaître une fatigue visible. Sa mobilité était également entravée, nécessitant le appui d’une canne pour se déplacer. Son état de santé inquiéta rapidement l’opinion publique et les observateurs, d’autant plus que son visage peu expressif et ses absences lors d’événements officiels alimentaient les rumeurs sur une possible maladie grave. Notamment, le roi ne participa pas à la célébration de la reconstruction de la célèbre cathédrale Notre-Dame de Paris, qui rassembla de nombreux chefs d’État et personnalités dans la capitale française. La raison de cette absence demeure mystérieuse, renforçant le mystère qui entoure les véritables conditions physiques du monarque.
La rumeur d’une maladie incurable
Une ombre plane désormais sur la santé du roi. Selon plusieurs sources crédibles, Mohammed VI souffrirait d’une affection pulmonaire incurable, qui provoquerait des difficultés respiratoires importantes. Thierry Oberlé, journaliste spécialisé dans les questions maghrébines et moyen-orientales, ayant travaillé comme correspondant pour Le Figaro depuis 1997, évoque une maladie grave dont la nature reste préoccupante. Selon ses informations, il semble que le souverain soit gravement malade, ce qui se traduit par sa silhouette affaiblie et son apparence vieillie. Lors de certaines images officielles, son fils, le prince Moulay Hassan, apparaît systématiquement à ses côtés, parfois inquiet, comme pour veiller à sa stabilité physique. Cependant, le secret entourant l’état de santé du roi est total : aucune communication officielle ne vient confirmer ou infirmer ces rumeurs, ce qui accentue le mystère et entretient un climat d’incertitude autour de son état.
Une communication contrôlée et une présence quasi mystique
Depuis son accession au trône en juillet 1999, suite au décès de son père Hassan II, la gestion de l’image publique de Mohammed VI a toujours été une énigme. Son style de communication, très réservé, privilégie la discrétion, à l’opposé de la communication classique des chefs d’État. Il s’est longtemps abstenu de donner des interviews ou d’intervenir dans les médias, préférant garder une posture distante. Pourtant, il n’hésite pas à apparaître plus spontanément via des selfies diffusés sur Instagram ou à fréquenter les rues et bâtiments des villes marocaines où son portrait orne même les petites échoppes. Son déplacement reste cependant entouré de secrets : il privilégierait la discrétion, et peu d’individus peuvent affirmer l’endroit précis où il se trouve à un moment donné. Certains rapports évoquent ses passages à Dubaï, notamment lors de ses voyages en décembre dernier, mais il pourrait également profiter de ses résidences en France ou rester simplement chez lui à Rabat, dans un imposant immeuble avec vue imprenable sur la Tour Eiffel.
Des enjeux de jeunesse et des tabous sociétaux
Le Maroc a résisté en 2011 aux grandes révoltes des printemps arabes, et, en 2025, il entre dans une nouvelle phase de son histoire, marquée par l’émergence des tensions générées par la jeunesse. La génération Z, notamment représentée par le fils du roi, âgé à peine de 22 ans, manifeste de plus en plus ouvertement sa colère concernant la situation économique, la corruption chronique et les libertés d’expression restreintes. Pour Thierry Oberlé, le pays a connu des mutations, mais la véritable avancée sociale reste difficile à mesurer. Les grandes villes comme Casablanca ou Rabat affichent un visage moderne, avec des quartiers en plein essor et des infrastructures sophistiquées. Cependant, sous cette façade brillante se dissimulent des inégalités criantes, résidant tant dans les zones urbaines que rurales, et témoignant d’un décalage profond entre l’image officielle du progrès et la réalité quotidienne des citoyens. En outre, certains sujets restent totalement tabous, comme le trafic de drogue, notamment le cannabis, dont environ 80 % de la consommation en France provient du Maroc, un sujet peu évoqué par les autorités dans les deux pays.
La question de l’avenir : le roi va-t-il se présenter pour une nouvelle apparition ?
L’interrogation demeure quant à la prochaine apparition publique du roi Mohammed VI. Le dimanche suivant, une finale de la Coupe d’Afrique des nations pourrait être une occasion pour lui de faire une apparition symbolique, notamment si l’équipe marocaine, les “Lions de l’Atlas”, triomphe face au Sénégal. Toutefois, certains experts estiment que cette présence n’est pas assurée. Thierry Oberlé pense que la présence du roi est peu probable, en raison de la forte implication de son fils dans les événements, notamment lors des matches de la CAN où il était visible dans les tribunes. La gestion de l’image dumonarque pourrait désormais suivre une nouvelle stratégie, en alternant discrétion et apparition ciblée pour préserver l’image de stabilité, tout en évitant d’alimenter davantage les spéculations liées à son état de santé. Si le Maroc venait à remporter un succès sportif majeur, cela pourrait par ailleurs servir de symbole de renaissance et d’unité nationale momentanée, mais les enjeux politiques et sociaux eux, restent bien présents, et leur résolution demeure incertaine.
Un livre pour mieux comprendre le mystère
L’ensemble de ces questions plane désormais sur l’avenir de Mohammed VI, dont la santé, la vie privée et le rôle historique continuent d’alimenter les conversations et les analyses. Thierry Oberlé a d’ailleurs publié un ouvrage intitulé « Mohammed VI, Le Mystère » aux éditions Flammarion, paru en janvier dernier, qui explore en détails les zones d’ombre entourant le souverain et les enjeux de son empire discret. Ce livre offre un regard approfondi sur l’homme au pouvoir, entre secrets, enjeux stratégiques et tensions sociales dans un royaume où le mystère demeure autant une arme qu’un verrou.
Note : cet article fait partie d’un ensemble consacré à l’actualité politique et sociale du Maroc, et plus largement du Maghreb.






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