Le Hezbollah affirme qu’Israël n’a pas réussi à briser la résistance au Moyen-Orient

Sophie Lambert

Le chef du Hezbollah libanais affirme que la résistance tient bon face à Israël

Lors d’un discours prononcé dimanche en hommage à l’assassinat du chef emblématique du Hezbollah, Naïm Qassem a assuré que l’État d’Israël n’a pas réussi à « détruire » la résistance du groupe islamiste. Ce dernier, connu pour sa proximité avec l’Iran, a été affaibli par deux conflits majeurs avec l’armement israélien. Le leader du Hezbollah a déclaré que, malgré toutes les tentatives, les Éranis n’ont pas pu atteindre leurs objectifs qu’étaient de réduire la groupe à néant, de faire disparaître sa résistance, ou encore d’établir une présence coloniale durable dans le sud du Liban. Il affirme que l’organisation n’a pas été disloquée, malgré tous les efforts d’occupation israélienne et la colonisation qui ont été tentées dans cette région stratégique.

Une commémoration massive retransmise devant une immense foule

Le discours de Naïm Qassem a été projeté sur d’énormes écrans géants, alors que des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées dans et autour du mausolée de Hassan Nasrallah, le successeur du leader assassiné. La foule était si nombreuse que des journalistes de l’Agence France-Presse ont estimé qu’elle comptait plusieurs dizaines de milliers de personnes. Ce rassemblement a été organisé en mémoire de Nasrallah, qui avait été victime d’une frappe israélienne en septembre 2024, dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion central pour le mouvement pro-iranien et où se trouve son mausolée. Lors de cette cérémonie, la foule a manifesté sa solidarité avec le mouvement, en régulant sa voix à travers les cris et les chants de soutien.

Le Hezbollah vulnérable après deux conflits dévastateurs

Malgré ses capacités de résistance, le Hezbollah a subi de lourdes pertes lors de deux guerres avec Israël. Suite au premier conflit, lancé pour soutenir le Hamas dans la bande de Gaza, le groupe a été décapité en grande partie et une partie de ses arsenaux a été détruite. Pourtant, il a repris ses activités et, en mars dernier, il a de nouveau entraîné le Liban dans un conflit majeur pour soutenir Téhéran dans son différend avec Washington et Israël. En réponse, Israël a lancé des bombardements intensifs sur le territoire libanais, occupant notamment une portion importante du sud du pays. Ces hostilités, qui ont éclaté en 2026, ont causé la mort de plus de 4 300 personnes selon les autorités libanaises, tandis que des centaines de milliers d’habitants sont encore déplacés, confrontés à la destruction et au chaos.

Les tensions au Liban et en Israël restent vives

En juin, le Liban et Israël ont conclu un accord cadre sous l’égide des États-Unis, visant à un retrait progressif des forces israéliennes en échange de la démilitarisation du Hezbollah. Toutefois, la mise en œuvre de cet accord avance très lentement, et Israël a clairement indiqué qu’il maintiendrait une présence dans le sud du Liban aussi longtemps que ses menaces pour sa sécurité perdureront. La situation demeure instable, avec une méfiance mutuelle qui alimente la crainte de futurs affrontements, alors que la paix reste encore loin d’être réellement instaurée dans cette région soumis à de multiples tensions.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.