L’ASPTT Strasbourg féminine gagne en Nationale 1, revenant de nulle part

Sophie Lambert

Une entame difficile pour les joueuses strasbourgeoises

Les habitantes de la ville de Strasbourg ont rencontré de grandes difficultés à se lancer efficacement dans leur rencontre. Lors de la première moitié du match, leur performance s’est avérée être marquée par la hésitation, une certaine inconstance ainsi qu’un manque d’efficacité évident. Les joueuses ont peiné à trouver leur rythme, ce qui a accentué la complexité de leur début de partie.

Les jeunes bisontines, déterminées, prennent rapidement l’ascendant

De leur côté, les jeunes joueuses de Besançon, en effectif réduit mais très motivées, ont enlacé cette rencontre avec beaucoup d’enthousiasme. Pendant quelques instants, l’ASPTT a réussi à faire illusion, notamment lorsque le score s’élevait à 4-2 au quatrième minute, puis à 6 minutes. Cependant, cette situation favorable n’a pas duré longtemps, car très vite, l’écart s’est creusé, passant à 4-9 au douzième minute, modifiant le déroulement du match à leur avantage.

Une situation défavorable en seconde période pour l’ESBF

La réserve de l’équipe de l’ESBF s’est retrouvée pratiquement isolée sur le terrain, notamment quand le score affichait 7-15 à la dix-septième minute. Les joueuses de Strasbourg n’ont pas réussi à élever leur niveau de jeu, malgré les efforts de Joanna Fussler, qui a réalisé neuf arrêts importants, permettant de limiter les dégâts. La fin de la première moitié a connu une certaine amélioration pour les Strasbourgeoises, mais à la pause, l’ASPTT maintenait une avance confortable, avec une différence de quatre buts, à 14-18.

Les reculs défensifs et la réaction de l’ASPTT

Les premières minutes de la seconde mi-temps ont confirmé les difficultés défensives de l’ESBF, puisque l’écart s’est encore creusé, atteignant 14-20 puis 15-22. Cependant, Léane Lamy a permis de faire renaître l’espoir en seconde période avec une précision remarquable au tir, réalisant six réussites sur sept tentatives, ce qui a permis à l’équipe strasbourgeoise de recoller au score : 20-25 à la quarante et unième minute. Elle a été suivie par d’autres joueuses, notamment lors des 10 dernières minutes où la tension a monté d’un cran. Les exclusions de joueuses, principalement du côté bisontin, ont aussi influencé la dynamique, avec à plusieurs reprises des suppressions temporaires pour deux joueuses à la fois.

Une fin de match tendue et un score serré

Profitant de ces moments de supériorité numérique, l’ASPTT s’est rapprochée du score : Valentine Bourniquel et Tiphaine Gillig ont permis à leur formation de réduire l’écart à 27-28 à la cinquante-et-unième minute. Quelques instants plus tard, Anita Kieny a permis à l’équipe strasbourgeoise de prendre la tête pour la première fois depuis la première mi-temps, avec un score de 30-30. La fin du match a été marquée par une lutte acharnée, caractérisée par une certaine rudeur, où Tiphaine Gillig a permis aux Strasbourgeoises de passer devant à 32-31, à seulement neuf secondes de la fin. Mais, dans le dernier instant, Besançon a réussi à égaliser, ramenant le score à 32-32.

Un résultat équitable dans un contexte difficile

Le match s’est conclu alors qu’il ne restait que quelques secondes, Reda Housni, entraîneur de l’ASPTT, ayant demandé un temps mort dans les toutes dernières secondes. La dernière tentative des joueuses strasbourgeoises n’a pas abouti, mais malgré tout, cette parité demeure un résultat positif compte tenu des circonstances de cette rencontre difficile. Le coach a exprimé sa satisfaction face à ce partage des points, malgré la prestation globalement insatisfaisante de son groupe, marqué par des problèmes de passes, d’enchaînements et de tirs. Il a aussi souligné que trop de lacunes défensives avaient pesé sur la performance de ses joueuses ce soir-là. Cependant, dans leur objectif de maintien, il est aussi important de noter que ces points obtenus contre une équipe en formation représentent une étape essentielle dans leur parcours.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.