Le Haut Conseil de la Stabilité Financière (HCSF) a récemment confirmé que près de la moitié des crédits immobiliers signés au dernier trimestre 2025 ont été accordés à des acheteurs pour la première fois. Cette proportion marque une nette progression par rapport aux chiffres initiaux de la décennie, où cette part oscillait entre 30 et 32 %.
Ce concept désigne à la fois les personnes qui acquièrent un bien immobilier pour leur premier achat, ainsi que celles qui n’ont pas été propriétaires depuis au moins deux ans. En d’autres termes, un primo-accédant peut être un individu qui achète son premier logement ou un ancien propriétaire qui n’a pas été propriétaire durant deux années ou plus.
Les raisons derrière ce taux élevé de crédits accordés aux primo-accédants
La forte augmentation de la part des crédits destinés à cette catégorie s’explique principalement par la baisse des taux d’intérêt appliqués au crédit immobilier, observée entre la fin de 2023 et le milieu de 2025. Même si cette tendance a commencé à s’inverser en fin d’année 2025, ces taux plus faibles ont permis à un plus grand nombre de primo-accédants d’obtenir des prêts. La facilité d’accès au crédit dans cette période a ainsi renforcé leur capacité d’emprunt, rendant plus accessible l’achat de leur résidence principale.
Le Haut Conseil de la Stabilité Financière indique qu’il n’existe pas de risque particulier associé à la part croissante de primo-accédants dans le secteur du crédit immobilier. Toutefois, ils doivent respecter certaines règles générales afin d’éviter tout excès dans l’endettement. Parmi les principales limitations, on trouve un plafond de 35 % pour le taux d’endettement des emprunteurs, ainsi qu’une durée maximale de 25 ans pour le remboursement des prêts. Ces mesures visent à garantir la stabilité financière des ménages et à prévenir les défaillances massives en cas de retournement économique.
Les bénéfices spécifiques réservés aux primo-accédants
Pour favoriser l’accession à la propriété de cette catégorie d’acheteurs, divers dispositifs leur offrent des avantages fiscaux et financiers. Notamment, ils sont exonérés de la hausse du Droit de mutation à titre onéreux (DMTO), communément appelé frais de notaire, qui représente une part significative du coût d’achat immobilier. En général, cette taxe est passée de 4,5 % à 5 % dans la majorité des départements en 2025, mais pour les primo-accédants, elle reste à 4,5 %.
De plus, le Prêt à taux zéro (PTZ), une aide spécifique réservée aux primo-accédants sous conditions de ressources, a été étendu en 2025. Ce prêt sans intérêts peut financer une part importante de l’achat d’un logement principal, ce qui allège considérablement le coût total de l’emprunt. Il ne se limite plus aux appartements neufs en zones tendues, mais couvre désormais tous les types de logements neufs, y compris les maisons, sur l’ensemble du territoire français. Par ailleurs, cette aide financière peut également concerner des biens anciens nécessitant au moins 25 % de travaux de rénovation énergétique visant à améliorer leur performance.
Ce dispositif représente une véritable opportunité pour les ménages souhaitant devenir propriétaires sans supporter immédiatement la charge financière complète de leurs investissements immobiliers. Grâce à ces mesures, l’accès à la propriété devient plus accessible pour de nombreux jeunes et ménages modestes, soutenant ainsi la dynamique du marché immobilier local.






