Journée de l’information : rappeler l’essentiel face à la menace de la vérité

Sophie Lambert

Voici la réécriture des paragraphes demandée, en conservant leur longueur et leur structure, tout en évitant toute duplication de contenu.


Notre mission n’est pas de procurer du plaisir ou de causer du tort, mais plutôt d’utiliser la plume pour faire surgir la vérité au cœur même des blessures. Près d’un siècle après que cette déclaration d’Albert Londres a été prononcée, ses mots résonnent encore avec force face au chaos ambiant du monde actuel. Alors que les reporters d’antan pouvaient entrer librement dans certains lieux ou couvrir des événements sans trop de restrictions, de nos jours, beaucoup de leurs collègues voient leur accès interdit, comme à la Maison Blanche, ou pire, se retrouvent ciblés par des attaques à l’aide de drones ou de missiles.


En cette journée particulière, célébrée comme la Journée mondiale de l’information ce lundi 28 septembre, plus de 800 médias dans le monde entier, y compris le groupe Ebra auquel appartient votre quotidien, s’unissent pour prendre la parole à travers leurs reportages, leurs micro ou leurs caméras. Leur objectif est de rappeler l’importance cruciale du journalisme dans la quête d’informations vérifiées, sourcées et crédibles. Derrière le slogan « Connaître les faits. Comprendre ce qui compte. Choisir un journalisme fiable », cette édition 2026 de la Journée de l’information met également en lumière les multiples menaces qui pèsent aujourd’hui sur les professionnels de la presse.


Gaza, la zone la plus périlleuse pour les journalistes

Selon le classement mondial de la liberté de la presse publié en 2026 par Reporters sans frontières (RSF), celle-ci connaît une dégradation continue depuis 2022. Plus de la moitié des pays en considération se trouvent cette année dans une situation qualifiée de « difficile » ou « très critique » selon l’évaluation de l’ONG. La perte notable de la liberté de la presse est également perceptible aux États-Unis, qui voient leur classement passer de la 57^e^ à la 64^e^ position, notamment sous l’effet du retour au pouvoir de Donald Trump. Il y a environ une dizaine de jours, l’ancien président a expulsé trois médias, notamment CNN, MS Now et Politico, de la Maison Blanche, sans fournir d’explication autre que leur déplaisance. Après une longue bataille judiciaire, ces médias ont finalement pu revenir dans le bâtiment présidentielle ce vendredi.


Outre ces restrictions à la liberté de la presse, les journalistes sont également confrontés à des risques majeurs pour leur vie. Selon un décompte établi par RSF, 25 professionnels de l’information ont été tués depuis le début de l’année 2026, dont huit au Mexique et quatre à Gaza. Ce territoire palestinien, où se déroulent de nombreux crimes de guerre et violations des droits humains, a été désigné comme « le lieu le plus dangereux au monde pour les journalistes », souligne RSF. Depuis le début du conflit en octobre 2023, plus de 220 reporters ont perdu la vie suite à des actions de l’armée israélienne, et l’accès à la région demeure toujours interdit pour la presse étrangère.


De l’Ukraine au Soudan, en passant par le Vietnam, de nombreux journalistes deviennent des victimes de violences simplement parce qu’ils exercent leur profession : celle d’informer. Actuellement, 436 d’entre eux sont en détention, dont 111 en Chine, 50 en Russie et 41 en Birmanie. Ces chiffres témoignent de la persistance des accusations ou persécutions visant ceux qui cherchent à faire connaître la vérité dans des environnements souvent hostiles.


« Découvrez les faits. Comprenez ce qui est important. Optez pour un journalisme fiable. »

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.