Une majorité de joueurs confrontés à des désagréments visuels lors de leurs sessions de jeu
Selon une étude menée par la société d’optique Krys, en collaboration avec Ipsos et BVA, une proportion significative de joueurs vidéo ressent une gêne oculaire pendant ou peu après leur temps consacré aux jeux. Cette enquête, publiée le 15 décembre, révèle que plus d’un tiers des amateurs de jeux vidéo éprouvent des problèmes de vision à l’occasion de leurs activités vidéoludiques. Ce chiffre met en lumière une réalité que beaucoup sous-estiment, mais qui concerne pourtant une catégorie large de la population de joueurs réguliers.
Une sensibilisation essentielle à l’approche des fêtes de Noël
Ce constat devrait inciter à la vigilance, aussi bien auprès des utilisateurs eux-mêmes que de leurs proches, d’autant plus que de nombreux jeux vidéo seront probablement offerts sous le sapin pour célébrer Noël. La période des fêtes favorise souvent les longues sessions de jeu, et il devient crucial de prendre conscience des risques associés à cette pratique, souvent faite sans mesures de prévention adéquates.
Une pratique de plus en plus intégrée dans le quotidien national
L’enquête indique que 73 % des Français s’adonnent régulièrement aux jeux vidéo, avec 43 % d’entre eux déclarant y jouer plusieurs fois par semaine. La tranche des jeunes adultes, notamment ceux âgés de 18 à 30 ans, se montre particulièrement concernée : en effet, un tiers d’entre eux avoue jouer chaque jour, souvent durant plus d’une heure. La consommation de jeux vidéo concerne donc une majorité, et pas uniquement de façon occasionnelle, mais aussi de manière quotidienne pour certains.
Les symptômes liés à la fatigue visuelle chez les joueurs
Parmi ceux qui ressentent une gêne, 37 % déclarent en faire l’expérience pendant leur session ou dans les instants qui suivent. Parmi eux, 9 % précisent que cette sensation est régulière, tandis que 28 % l’expérimentent de manière occasionnelle. En revanche, 31 % justifient leur inconfort par une expérience ponctuelle, et 32 % n’ont jamais connu ce problème. Les signes de fatigue oculaire sont nombreux : maux de tête, vision floue, yeux irrités, sensations de double vision, larmoiements excessifs, sécheresse oculaire ou encore clignements fréquents, autant de manifestations à surveiller.
Les causes principales de la fatigue oculaire chez les joueurs
Le fait de regarder des écrans pendant de longues périodes oblige les yeux à maintenir une mise au point constante à très courte distance, ce qui peut entraîner une fatigue visuelle importante. De plus, il est fréquent de réduire inconsciemment le clignement des yeux lorsque l’on est absorbé par une activité numérique, ce qui favorise la sécheresse de la cornée et l’irritation oculaire. Cette combinaison de facteurs accentue le risque de développer des douleurs et des troubles visuels liés à une exposition prolongée aux écrans.
Une prévention encore insuffisante face aux risques
Malheureusement, les gestes de prévention recommandés ne sont pas encore systématiquement adoptés par la majorité des joueurs. Seule la moitié d’entre eux ajuste occasionnellement ou régulièrement la luminosité de leur écran ou utilise des filtres. Il en ressort aussi que 50 % des joueurs ne portent jamais de lunettes filtrant la lumière bleue, pourtant réputée nuisible pour la rétine, et qu’à peine 25 % prennent le soin de faire des pauses régulières lors de leur pratique vidéoludique.
Le déficit d’information et la nécessité d’adopter des réflexes protecteurs
Ce manque de précaution s’explique en partie par un déficit d’informations ou par l’absence de réflexes ancrés dans les habitudes des joueurs, comme le souligne le responsable de la fabrication de lunettes dans un communiqué. « Faute d’information ou de réflexes installés, les gestes de précaution pour les yeux ne font pas partie intégrante du comportement naturel du joueur », indique-t-il. Par ailleurs, si 65 % des joueurs pensent qu’une session raisonnable ne devrait pas dépasser une heure, 47 % d’entre eux dépassent cette limite sans s’en rendre compte. Cette mauvaise habitude favorise une exposition accrue, sans mesures correctives.
Pour pallier ces risques, il est conseillé de suivre la règle des 20-20-20 : toutes les 20 minutes, faire une pause de 20 secondes en fixant un point situé à environ six mètres. Il est aussi recommandé d’adopter une posture appropriée, d’utiliser des filtres ou des protections pour réduire la luminosité, et surtout de faire régulièrement des pauses, même lors de longues sessions.
Même pendant les vacances, lorsque l’on peut être tenté de jouer plus longtemps en famille ou entre amis, il est essentiel de ne pas oublier d’effectuer des pauses et de penser à cligner des yeux fréquemment pour maintenir une bonne hydratation de la surface oculaire. Ces simples gestes permettent de réduire les risques de fatigue oculaire et de préserver la santé visuelle à long terme.
Une sensibilisation nécessaire pour préserver la santé de nos yeux
Selon un sondage réalisé en octobre 2025 par Ipsos-BVA auprès de 1 500 personnes représentatives de la population française, ces sujets restent encore trop peu abordés. La méconnaissance ou le manque d’attention aux précautions élémentaires en matière de santé oculaire contribuent à aggraver la situation. Il est donc primordial d’adopter des réflexes simples mais efficaces afin de prévenir ces désagréments, surtout à l’approche des fêtes, période où le temps passé devant un écran tend à augmenter. La sensibilisation et l’éducation autour des bonnes pratiques visent à réduire ces risques et à assurer un confort visuel durable à tous les amateurs de jeux vidéo.
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Source : Sondage Ipsos-BVA pour Krys réalisé en octobre 2025 auprès d’un échantillon de 1 500 répondants, tous âgés de 18 ans et plus, représentatifs de la population française.






