Utiliser un bien immobilier comme garantie pour obtenir un prêt immobilier
Mettre en gage un bien immobilier dans le but d’obtenir un prêt pour financer un achat ou des travaux reste une méthode classique, surtout pour les personnes ne disposant pas d’un apport personnel. La banque sécurise ainsi son emprunt en se réservant un droit sur le bien en question. Toutefois, le prêt hypothécaire destiné à couvrir des besoins de trésorerie, va souvent plus loin, offrant des possibilités plus flexibles pour l’emprunteur.
Une tendance de plus en plus répandue
Dans un communiqué publié en novembre 2025, la société Praxifinance, spécialisée dans la valorisation immobilière, a indiqué constater une croissance régulière de la demande pour ce type de financement. Elle observe en particulier une augmentation notable des requêtes pour des crédits hypothécaires, qui dépasse désormais les demandes habituelles.
Les propriétaires confrontés à des difficultés de financement
Boris Intini, directeur général de Praxifinance, précise : « Depuis quelques mois, on remarque une accélération marquée : plus de mille demandes de prêt par mois. Ce volume exceptionnel reflète une réalité simple, à savoir que de nombreux propriétaires solvables peinent à obtenir des financements auprès de leurs banques classiques. »
Les utilisations possibles d’un prêt hypothécaire de trésorerie
Ce type de prêt peut répondre à diverses nécessités : le règlement d’impôts, le paiement de droits de succession, ou encore la réalisation de travaux visant à améliorer la performance énergétique de son logement. En somme, tout besoin de liquidités peut être comblé par une solution hypothécaire adaptée.
La flexibilité apportée par cette formule
Cette approche implique, bien entendu, la détention d’un bien immobilier qui constitue la garantie du prêt. La grande force pour les propriétaires est la facilité accrue d’accès à un crédit, quel que soit leur profil, à condition de respecter limitant un taux d’endettement de 35 %.
Une capacité d’emprunt attractive
Il est important de noter que l’assurance emprunteur, même si elle est fortement recommandée, n’est pas toujours exigée. De plus, le taux d’intérêt de ce type de prêt est souvent inférieur à celui d’un crédit à la consommation, rendant la démarche plus avantageuse. La capacité d’emprunt peut atteindre jusqu’à 80 % de la valeur du bien mis en gage, ouvrant la voie à des projets de grande envergure ou à diversification des types de projets financés.
Une diversité d’éléments contractuels pour répondre aux besoins
Le cadre contractuel est également flexible, permettant d’adapter le prêt à chaque situation. On peut opter pour différentes formules (prêt amortissable classique, in fine ou hypothèque viagère), selon la durée de remboursement préférée, voire anticiper le remboursement complet, selon la convenance. Cette souplesse permet à chaque emprunteur de choisir la structure la mieux adaptée à ses moyens et à ses objectifs.
Les précautions à prendre avec ce type de prêt
Cependant, le prêt hypothécaire de trésorerie présente certains risques liés notamment à la possibilité de perdre son logement en cas de défaillance dans le remboursement. La gravité de cette éventualité demeure rare, mais sa conséquence est cruciale.
Les démarches et coûts associés
Pour une résidence principale, l’obtention de ce crédit peut s’avérer longue, car elle requiert la constitution d’un dossier complet incluant une évaluation précise du bien par un expert. La procédure nécessite également la présence d’un notaire pour valider l’acte de prêt. En plus des frais liés à ces démarches (frais de notaire, coûts d’évaluation, droits d’enregistrement), il faut prévoir des dépenses supplémentaires en cas de remboursement anticipé, tels que les frais de mainlevée de l’hypothèque.






