Nouvelles mesures en vigueur en février : ce qui impacte le quotidien des Français
Au début du mois de février, plusieurs changements législatifs et réglementaires prennent effet, affectant directement le budget et la vie quotidienne des citoyens français. Ces ajustements concernent divers domaines, allant des produits d’épargne aux coûts énergétiques, en passant par les tarifs de transport et les procédures administratives liées aux voyages en avion. Chacun de ces éléments est susceptible d’influencer la gestion financière des ménages comme leur confort de vie.
Une évolution des taux d’intérêt pour les livrets d’épargne réglementés
En ce mois, la révision semestrielle des taux d’intérêt sur les livrets d’épargne réglementés modifie notablement leur attractivité. Le taux du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) subissent une baisse, passant de 1,70 % à 1,50 %. Toutefois, cette baisse reste relativement modérée par rapport à l’inflation, qui dans la zone hors tabac, s’établissait à 0,8 % en décembre dernier. Selon le ministre de l’Économie, cette décision permet de préserver le pouvoir d’achat des épargnants tout en maintenant un taux supérieur à l’inflation.
De plus, pour le Livret d’épargne populaire (LEP), destiné aux ménages aux revenus modestes, le taux diminue de 2,7 % à 2,5 %. Bien que cette réduction soit significative, elle reste conforme aux règles de calcul, évitant une baisse plus dramatique qui aurait pu faire descendre le taux jusqu’à 1,90 %. Ce maintien partiel du rendement contribue à préserver l’intérêt pour ces produits d’épargne réglementée, tout en reflétant la situation économique actuelle.
Une baisse modérée du prix du gaz naturel
Le marché du gaz connaît également une évolution en février avec une légère diminution du prix repère fixé chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ce prix de référence sert de baromètre pour l’ensemble des acteurs du marché, bien qu’il ne soit pas directement synonyme de tarif final pour le consommateur. En février, le prix du gaz naturel en tant que référence diminue d’environ 1,5 % par rapport à janvier, apportant un peu de répit à ceux qui chauffent leur logement ou utilisent cette énergie pour la cuisson ou la production d’eau chaude. Concrètement, le coût moyen du kilowattheure pour ces usages passe de 0,1325 à 0,1304 euro, tandis que pour le chauffage, le tarif descend de 0,1019 à 0,0998 euro par kWh.
Ces modifications, bien qu’elles soient prises en compte par les fournisseurs, ne se traduisent pas encore par une baisse automatique des prix pour tous. Néanmoins, elles indiquent une tendance à la stabilité avec un léger assouplissement tarifaire qui pourrait alléger la facture énergétique des foyers.
Les tarifs des livrets d’épargne : ajustements à la baisse
Les placements de précaution, notamment les livrets réglementés, voient leurs taux renouvelés à la baisse à partir du 1er février. Cette période de réforme tarifaire concerne le Livret A ainsi que le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Le taux d’intérêt de ces produits passe de 1,70 % à 1,50 %. Ce changement intervient dans un contexte où leur pouvoir d’achat est déjà mis à mal par l’inflation. Selon le ministre de l’Économie, cette baisse modérée garantit que cette épargne continue à préserver le pouvoir d’achat des ménages, qui bénéficie encore d’un taux supérieur à l’inflation actuelle. En parallèle, le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) subit une réduction, passant de 2,7 à 2,5 %, évitant ainsi une chute trop importante qui aurait pu le faire descendre très en dessous des niveaux protecteurs.
Ce réajustement de seuils de rémunération vise à équilibrer la compétitivité des produits d’épargne tout en conservant leur attrait pour les épargnants français. La nouvelle configuration des taux témoigne d’une volonté de maintenir une certaine stabilité financière tout en tenant compte de la réalité économique du moment.
Une baisse modérée du prix du gaz naturel
Le marché du gaz naturel connaît une légère correction à la baisse en février, avec une diminution du prix repère publié par la CRE. Ce prix, qui sert de référence indicative pour le marché, a reculé d’environ 1,5 % par rapport à janvier. Cette réduction offre un peu de répit pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage, la cuisson ou la production d’eau chaude, en maintenant une stabilité relative des coûts énergétiques. Pour illustrer cette tendance, le coût moyen du kilowattheure pour la cuisson et l’eau chaude passe de 0,1325 à 0,1304 euro, tandis que pour le chauffage, il diminue de 0,1019 à 0,0998 euro. Si l’impact sur la facture est encore indirect, cette tendance vers la stabilité tarifaire est néanmoins une bonne nouvelle pour de nombreux consommateurs.
Les nouveaux tarifs des péages autoroutiers
En ce début de mois, les automobilistes doivent préparer leur budget pour la hausse des coûts liés à l’utilisation des autoroutes françaises. À partir du 1er février, le prix des péages augmente en moyenne de 0,86 %, une hausse modérée par rapport à l’inflation. Cette augmentation annuelle est le résultat de la révision des grilles tarifaires pour les sept sociétés de gestion autoroutière présentes en France : APRR, AREA, ASF, Cofiroute, Escota, Sanef, et SAPN. Bien que la hausse ne soit pas uniforme selon les réseaux ou les axes, elle se traduit par quelques centimes supplémentaires à chaque trajet, en fonction du parcours choisi.
Cette augmentation, la plus faible depuis 2021, est inférieure à la croissance de l’indice des prix hors tabac sur la même période qui s’élève à 0,9 %. Elle témoigne d’une volonté de modération dans la gestion tarifaire, tout en maintenant un équilibre financier pour les concessionnaires.
Une hausse du prix des cigarettes pour renforcer la lutte contre le tabagisme
Le prix des cigarettes continue de grimper en France, dans le cadre d’un plan national destiné à réduire la consommation de tabac. À compter du 1er janvier, plusieurs marques voient leur tarif augmenter de 20 à 40 centimes par paquet, suite à l’application de l’arrêté du 5 janvier. Le coût du paquet de Lucky Strike Bleu ou X Series (composé de 20 cigarettes) passe ainsi de 12,50 à 12,70 euros. De même, celui de Winfield Rouge augmente également, tandis que la cigarette Vogue Originale Verte Ice (20 unités) coûte désormais 12,60 euros contre 12,40 euros précédemment. La hausse touche également le paquet de Gauloises blondes, qui passe de 12,60 à 13 euros. Par ailleurs, à partir du 1er février, les Douanes françaises retireront environ 40 références de leur marché, notamment certains produits de marques prestigieuses ou spécifiques.
Ce processus de hausse tarifaire vise à renforcer la lutte contre le tabagisme et à réduire la consommation en rendant ces produits moins accessibles financièrement, tout en respectant les mesures de santé publique.
Des nouvelles règles pour les litiges liés aux vols en avion
Une réforme importante dans le secteur aérien entre en vigueur dès le 7 février 2026, modifiant la procédure pour les réclamations concernant les retards, annulations ou refus d’embarquement. Désormais, tout passager souhaitant obtenir une indemnisation ou un remboursement devra d’abord passer par une étape de médiation préalable avec le Médiateur du Tourisme et du Voyage (MTV). Cette démarche, introduite dans le cadre du décret n° 2025-772, vise à favoriser les règlements amiables et à désengorger les tribunaux. Ce processus, toutefois, complique quelque peu la démarche de l’usager puisqu’il nécessite de suivre une procédure supplémentaire.
En cas d’échec de la médiation, le voyageur doit saisir le tribunal compétent par une assignation, ce qui peut impliquer des coûts additionnels, pouvant varier de 150 à 250 euros, et éventuellement faire appel à un professionnel du droit. De plus, les litiges groupés sont désormais limités : seuls les membres d’une même famille ou ceux ayant voyagé sur le même vol pourront regrouper leurs demandes. Les actions collectives menées par des sociétés spécialisées dans l’indemnisation des passagers deviennent ainsi nécessaires de surmonter davantage d’obstacles administratifs. Cette nouvelle réglementation ne concerne pas les réclamations antérieures à août 2025 ni celles dont la cause remonte à plus de quatre ans avant la date d’entrée en vigueur de la réforme.
Le changement vise à renforcer la protection du consommateur tout en instaurant un processus plus encadré, mais aussi plus coûteux et complexe pour le voyageur lambda.






