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Stocamine : le 2 décembre, tout le monde manifeste !

Stocamine : nouveau scandale !

Pour un moratoire sur les coulées de béton !

 Un nouvel épisode vient confirmer l’incroyable cynisme des pouvoirs publics qui imposent actuellement un déroulement frénétique des opérations de confinement.

Pour les autorités de l’Etat, il s’agit d’abord de cacher le plus vite possible, derrière des tonnes de béton, et donc irrémédiablement, la nature et la dangerosité des produits stockés par Stocamine à Wittelsheim.

Le collectif Déstocamine vient en effet d’apprendre que 200 fûts de déchets toxiques remontés au jour, ont été refusés par la mine de Sondershausen, car non conformes au cahier des charges. Les normes d’admissibilité de déchets au fond de la mine sont analogues dans la potasse en France ou en Allemagne à Sondershausen ou à Herfaneurode.

Ce scandale prouve une fois de plus que le stockage au fond à Stocamine c’est du grand n’importe quoi !

Cela confirme les dires d’experts qui doutent de la quantité et de la nature des déchets entreposés au fond de la mine Joseph Else à Wittelsheim.

Qu’en va-t-on en faire ? Si ce n’est déjà fait, ces 200 fûts seront probablement redescendus dans la mine de Wittelsheim pour être enfouis derrière les barrières de béton qu’on s’apprête à couler !

Monsieur Rollet liquidateur amiable des MDPA/STOCAMINE affirme dans la presse locale « Ce serait mentir que de faire croire que le stockage a été réalisé en imaginant que ces déchets remonteraient un jour. »

Voila l’état d’esprit dans lequel a été mené le dossier de demande d’autorisation de stockage illimité (enfouissement). La mise en place de barrages en béton est une gabegie financière. Elle n’empêchera pas une pollution de la nappe phréatique, vu les nombreux déchets présents au fond et qui n’ont rien à y voir.

Cela fait près de 20 ans que la population et les élus de la région se font berner par des décideurs publics qui, aujourd’hui, ne respectent plus rien. Sous la pression de puissants lobbies, une certaine panique les gagne. L’arme ultime qu’ils brandissent dorénavant pour empêcher l’émergence de la vérité, c’est le béton ! C’est avec du béton qu’ils cherchent à étouffer immédiatement les procédures juridiques et parlementaires en cours.

Le collectif Déstocamine lance un appel. Il faut absolument que la population reste mobilisée pour que cessent immédiatement les opérations d’enfouissement. L’obtention d’un moratoire sur les coulées de béton – ce que les pouvoirs publics refusent obstinément pour l’instant – est indispensable pour que les recours contentieux lancés et pour que l’enquête parlementaire demandée permettent l’émergence de la vérité et l’élaboration de solutions de nature à protéger la plus grande nappe phréatique d’Europe.

Le collectif Déstocamine

Rendez-vous le samedi 2 décembre

10 heures​ 30 devant la préfecture à Colmar.

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LETTRE OUVERTE A M. EMMANUEL MACRON

 

 Monsieur le Président de la République,

Par courrier du 6 novembre adressé à la préfecture du Haut-Rhin, nous vous avions sollicité aux fins de nous accorder une entrevue. Nous voulions vous rendre attentif à la situation de Stocamine dans le Haut-Rhin et aux 41 500 tonnes de déchets industriels dangereux hautement toxiques stockés au fond de l’ancienne mine de potasse Joseph Else à Wittelsheim.

Le soir du 9 novembre la préfecture nous a fait part, qu’aucun autre sujet que la réconciliation franco-allemande ne serait abordé le 10 novembre 2017 au Vieil Armand.

Nous voulions vous faire part, que dans ce dossier, l’entreprise MDPA/STOCAMINE et les services de l’Etat, n’ont jamais écouté ni pris en compte l’avis et les remarques des collectivités, des élus, des citoyens, des représentants du personnel, des riverains, des associations et des syndicats, exprimés lors de la concertation publique de 2013 et de l’enquête publique de 2016. 2

L’arrêté préfectoral du 23 mars 2017 autorise le stockage en mine de ces déchets pour une durée illimitée, après retrait de 2200 tonnes de déchets mercuriels, ainsi que la mise en place de barrières de confinement en béton qui ne feront que retarder la pollution (avis unanime des experts).

Cela s’explique, par le fait que dans cette affaire l’Etat est à la fois juge et partie. En effet l’Etat est actionnaire à 100% de MDPA/STOCAMINE, les services de la DREAL et l’administration préfectorale dépendent de l’Etat. Tous n’entendent que la seule voix de M.ROLLET le liquidateur amiable de Stocamine.

Cet arrêté préfectoral est attaqué devant le Tribunal Administratif de Strasbourg par le Conseil Régional Grand Est, le Conseil Départemental du Haut Rhin, par la ville de Wittenheim, Alsace Nature et la CLCV pour le collectif Déstocamine.

Dans sa réponse au député Straumann et président du conseil départemental 68, Monsieur Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, tout en reprenant les mêmes arguments avancés par l’Administration depuis de nombreuses années, lui a assuré que ce dossier Stocamine allait être traité dans la transparence.

Cependant c’est par voie de presse, dans l’article paru dans le quotidien « L’ALSACE » samedi le 4 novembre 2017, que nous apprenons, que le déstockage partiel se terminait au plus tard mardi 7 novembre 2017. Les journalistes ont pu visiter le chantier du fond et Monsieur Alain Rollet, liquidateur amiable des MDPA/STOCAMINE leur a fourni ses explications !

Malheureusement nous devons vous informer que la CCS (Commission de Suivi de Site) Stocamine et le Comité de suivi des travaux de déstockage ont été réunis la dernière fois le 7 décembre 2016 ! Le règlement des CSS prévoit deux réunions annuelles. En matière de transparence dans ce dossier, les services de l’Etat mettent plutôt une chape de plomb !

A ce jour le chantier de déstockage partiel ayant pris fin, l’entreprise SaarMontan devra quitter les lieux avec son savoir faire. Il resterait au fond de la mine : 41500 tonnes de produits hautement toxiques dont 6872 tonnes de déchets arséniés, 5263 tonnes de terres polluées, 20714 tonnes de REFIOM non stabilisés, 3400 tonnes de sels de trempe cyanurés, 6 tonnes de plomb, des déchets mercuriels, de l’antimoine, des métaux lourds et des produits phytosanitaires…qui pollueront le sol l’air et la nappe phréatique la plus grande d’Europe.

L’entreprise MDPA/STOCAMINE a engagé des consultations avec des entreprises spécialisées, aux fins de démonter au plus vite le système de ventilation et d’aération du chantier de déstockage. L’installation de ce ventilateur, les accessoires, les capteurs d’émanation de gaz, ont coûté près de 500 000€ ! Cette installation est pourtant vitale pour la poursuite du déstockage. 3

Le but de cette manoeuvre est de rendre irréversible le confinement et d’anticiper une décision juridique qui pourrait annuler l’arrêté préfectoral du 23 mars 2017.

Pour éviter que la justice ne rende une décision inapplicable, car la plupart des galeries d’accès au stockage seraient bouchées par du sel ou du béton, il faut instaurer un moratoire dans ce dossier de confinement.

De plus Il faut empêcher le démontage des installations de ventilation, aération du chantier de déstockage, qui doit intervenir dans les prochains jours !

Nous rappelons également qu’une demande d’enquête parlementaire a été déposée par le député Raphaël Schellenberger, pour faire la lumière sur ce dossier opaque. Le député Bruno Fuchs et la députée Mathilde PANOT ont posé une question écrite au gouvernement au sujet de Stocamine. Une pétition recueillant près de 30 000 signatures circule en ce moment.

Nous avons encore en mémoire, votre propos de campagne qui disait : vos ministres s’imposeraient face aux directeurs de l’Administration. Dans ce dossier c’est bien l’Etat et l’Administration qui tentent par tous les moyens mêmes irréguliers, d’imposer leur solution.

Nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, d’intervenir auprès de Monsieur Nicolas Hulot Ministre de la Transition écologique et solidaire, afin qu’il instaure un moratoire dans le dossier Stocamine et qu’il gèle le démontage du ventilateur d’aérage, afin que la justice administrative puisse rendre sa décision, sans que la situation au fond de la mine soit irréversible.

Nous souhaitons enfin être reçus personnellement par le Ministre Hulot, pour une mise à plat de ce dossier.

Dans l’attente de réponses favorables et en vous remerciant, veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Collectif Déstocamine :

Etienne CHAMIK, porte-parole, Josiane KIEFFER, CLCV, Jean Marie DUBEL, syndicat CFTC et président Association Cité Langenzug

Mairie de Mulhouse : petits arrangements entre ami.e.s

Vous doutez du label « Territoire Hautement Citoyen » accordé à Mulhouse? Comme vous avez raison!

Alors que le maire Jean Rottner, qui cumulait depuis 2015 (et donc un an seulement après son élection) les postes de maire d’une grande ville et de conseiller régional, s’est vu offrir le poste de président de région. Le suspens était donc à son comble pour procéder au passage de témoin.

Suite à une courte transition et moult tractations, la dauphine a été « choisie » en la personne de Michèle Lutz, première adjointe et seconde sur la liste des Municipales de 2014. Elle ne prendra vraiment la parole qu’après une élection à laquelle elle est la seule candidate. Auparavant, un élu d’opposition reproche au maire de quitter le navire à mi-mandat malgré son engagement solennel devant les Mulhousien.ne.s et la seule réponse qu’il trouvera est une attaque en règle sur son parcours personnel. Aucun argument de fond, circulez il n’y a rien à voir ! Mais accrochez-vous, on aura bientôt de « vrais » arguments.

Une seule femme au conseil municipal prendra la parole pour soutenir la future cheffe de Mulhouse et soulèvera par la même occasion les problèmes auxquels les femmes doivent faire face dans le monde politique. Toutes les autres prises de paroles seront des adoubements des vieux briscards de l’assemblée.

Pas de nouveautés chez les Républicains et leurs affiliés, une femme à la tête de la ville mais ce sont les mecs qui gardent le pouvoir.

La maire est donc élue avec quelques bulletins blancs et enchaîne avec un discours mesuré sur le refrain du « vous me connaissez », « j’agirai dans la continuité », « je suis fière de ce que nous avons fait » et autres tapes sur l’épaule de l’ancien maire. Elle énonce aussi ses priorités pour Mulhouse : l’éducation, l’économie et la culture, le tout soutenu bien sûr par les « progrès » en matière de sécurité. Pas un mot sur la santé et l’environnement.

Une ville qui enchaîne les pics de pollution de l’air hivernaux  (3ème cause de mortalité en France) ne peut pas se permettre d’écarter ce problème. Idem pour les enjeux locaux que sont Stocamine et les aménagements routiers. Pas un mot non plus sur les fermetures de bureaux de poste dans les quartiers défavorisés de Mulhouse et contre lesquelles les syndicats ont manifesté le matin même. Alors quand Mme Lutz dit qu’elle ne veut laisser personne de côté tout en défendant les orientations de Jean Rottner, elle souligne un paradoxe dont elle-même ne semble pas avoir conscience.

C’est maintenant au tour des adjoints d’être choisi avec une seule liste portée par… Jean Rottner ! Celui qui est maintenant président de la région Grand Est se garde les confortables positions et indemnités de premier adjoint. Aucune prise de parole pour soutenir la liste, peut-être le conseil municipal éprouve-t-il une certaine honte devant cette mascarade… Un des élu.e.s d’opposition souligne sa déception devant le choix de l’ancien maire de se garder une place au soleil et explique que son groupe ne votera pas. Jean Rottner est élu confortablement alors même que l’élection est à bulletin secret. La mairesse en profite pour répondre aux reproches de l’opposition avec un argumentaire à faire trembler un enfant de 6 ans. Pour elle, compter Jean Rottner comme premier adjoint, c’est d’abord un honneur. Voilà, je crois que tout est dit quand au niveau de réflexion de la mairie de Mulhouse. C’est surprenant de penser qu’au sein de la majorité mulhousienne il n’y aurait personne de valable pour prendre le relais. Belle image donnée à un conseil des jeunes qui fonctionne à plein régime et alors même que de nombreux adolescents sont présents dans la salle. L’ironie est à on comble quand on pense que le portefeuille de Rottner sera celui de l’innovation et qu’il sera occupé par un homme qui pratique la politique à papa… .

Comme le soulignait Mme Bour au début de la séance, jamais Mulhouse n’a été aussi bien représentée dans les différentes instances politiques. Un signal positif pour Mulhouse ? Pas si sûr quand on sait à quel point les élu.e.s de droite alsacien.ne.s ont l’habitude de caresser l’électorat dans le sens du poil au moment des campagnes électorales mais à se dérober une fois aux affaires.

Rassurez-vous donc citoyen.ne.s de Mulhouse, ici, tout change pour que rien ne change !

Cécile Germain

 

Stocamine : l’État veut boucher tout ça fissa !

Il y a belle lurette que l’appareil d’Etat, ses suppôts et les lobbies qui l’assaillent en permanence ont l’intention d’enfouir pour l’éternité les déchets ultimes stockés au fond de la mine Joseph Else de Wittelsheim (Haut-Rhin). Sans une forte mobilisation, ce projet funeste risque d’aboutir sous peu. Le collectif Déstocamine vient d’adresser une lettre d’alerte à tous les députés pour qu’ils se saisissent d’urgence de ce dossier. Continuer la lecture de Stocamine : l’État veut boucher tout ça fissa !

Stocamine : des réactions de candidat-e-s aux législatives

Suite à une question que L’Alterpresse68 leur a posée au sujet du dossier Stocamine, des candidats aux législatives ont réagi. Ou pas. Voilà une liste et un contenu des (non) réponses. Continuer la lecture de Stocamine : des réactions de candidat-e-s aux législatives

Pour une enquête parlementaire sur le dossier Stocamine

L’article précédent : Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou ! publié dans L’Alterpresse68 le lundi 29 mai 2017, décrit quelques unes des graves anomalies et des épisodes troublants du dossier Stocamine. L’équipe de notre revue électronique y propose une interpellation des candidats aux législatives. Sur la base d’un modèle de proposition de résolution que nous publions ci-dessous, il s’agit de les inciter à s’engager, sitôt élus, à demander la création d’une commission d’enquête parlementaire. Combien accepteront ? Continuer la lecture de Pour une enquête parlementaire sur le dossier Stocamine

Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou !

Michel Sordi ne se représente plus aux législatives. Il ne répond plus aux questions qu’on lui pose. Le silence qu’il s’impose ces dernières semaines et l’omerta qu’il impose depuis toujours ne suffiront pas à nous faire renoncer à nos investigations. Surtout s’agissant d’un dossier de l’importance de celui de Stocamine, qu’un préfet veut enfouir fissa sous des tonnes de bentonite, au fond d’un trou. Continuer la lecture de Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou !

STOCAMINE : Yannick Jadot demande à Mme Royal le déstockage immédiat

Elus, associations, citoyens, ils étaient là, en ce 14 mars, devant l’entreprise Stocamine à Wittelsheim. Ils étaient là pour rappeler la dangerosité des déchets entreposés dans les anciennes galeries des Mines de Potasse et exiger le déstockage intégral. Le préfet du Haut-Rhin à la décision entre ses mains.

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Stocamine : rappels cruels et question gênante de TET

L’association Thur Ecologie et Transports (TET) a envoyé récemment des observations bien senties aux commissaires enquêteurs dans le cadre de l’« Enquête publique relative à une demande d’autorisation de prolongation, pour une durée illimitée, du stockage souterrain en couches géologiques profondes de produits dangereux non radioactifs, dans la commune de Wittelsheim, par la Société des Mines de Potasse d’Alsace (MDPA) ». Continuer la lecture de Stocamine : rappels cruels et question gênante de TET

Presse : aux ordres de la direction de Stocamine ?

Nous savons trop bien qu’informer n’est pas chose facile. Que les pressions sont nombreuses. Que des journalistes honnêtes essaient tant bien que mal de donner l’information la plus juste possible. Et qui appliquent le précepte de Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal Le Monde : « l’objectivité n’existe pas, l’honnêteté si ». Une majorité des rédacteurs de L’Alsace relève de cette catégorie.

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