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LES ANTI LINKY 68 CHEZ LE PREFET

Malgré un ciel peu engageant, plus de deux cents personnes (trois cents, selon la presse) se sont rassemblés devant la préfecture à Colmar samedi 9 septembre dernier. Beaucoup de têtes grises, ce qui ne nous change pas des manifestations à caractère social.
Objet du rassemblement : obtenir la suspension de l’installation des compteurs Linky, ou, pour le moins, la possibilité de choisir d’en être équipé ou pas.

Ont contribué à la mobilisation une vingtaine de collectifs opposés aux compteurs communicants qui se sont constitués dans le département, en lien ou non avec les décisions des municipalités concernées de faire valoir leur droit en la matière, puisqu’elles sont propriétaires des compteurs, même si elles ont délégué leur compétence au syndicat départemental d’électricité du Haut-Rhin. Plusieurs maires arborant leurs écharpes participaient d’ailleurs au rassemblement. Le Préfet ne daigne pas pour autant recevoir une délégation et c’est son secrétaire général qui prendra note des doléances exprimées par les manifestants.

Les griefs sont de trois natures : la préoccupation principale concerne les ondes potentiellement nuisibles pour la santé, mais le captage à fin de communication commerciale à Big Data de données personnelles inquiète également. Enfin, les exemples de plus en plus nombreux de pressions exercées tant sur les communes que sur les particuliers pour imposer l’installation du compteur « intelligent » exaspèrent et inquiètent, tout en posant de sérieuses questions sur l’état de notre démocratie, puisque l’Etat est de fait partie prenante de l’opération.

Parmi les manifestants, quelques agents EDF qui, tout en confirmant les risques sanitaires et la marchandisation des données collectées, contestaient en outre la priorité donnée par l’entreprise à ces installations, alors qu’il leur apparaît bien plus urgent de pourvoir au remplacement de nombreux transformateurs et de lignes enterrées en état d’obsolescence.

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Si le rayonnement des compteurs Linky suscite des inquiétudes, celui des centralisateurs collecteurs et émetteurs des données recueillies et regroupées (autant que de transformateurs dans la commune) est bien plus impressionnant : les habitants vivant à leur proximité auraient du souci à se faire.

A l’heure où 50% des compteurs en question sont déjà installés, comment poursuivre et amplifier la bataille ? Ira-t-ellejusqu’à l’exigence de leur démantèlement postérieur, comme cela a été le cas notamment au Canada ?

Dans l’immédiat, selon Claude Litschky, initiateur du collectif anti-Linky d’Hochstatt, il importe de fédérer les collectifs existants, d’en susciter la création dans les communes qui en sont dépourvus, et de mettre en place une plateforme d’alerte pour permettre le signalement des problèmes consécutifs à la mise en marche des compteurs ainsi qu’aux méthodes utilisées par les installateurs sous-traitants pour les installer de force.

Le rédacteur de ces lignes est, à cet égard, confronté à une situation insolite : alors qu’il a fait part de son refus du compteur « espion » en bonne et due forme, on lui a annoncé le prochain relevé annuel de son compteur par une société externe à Enedis (Solutions 30) dont l’activité consiste plutôt dans l’installation des Linky : qu’a réellement l’intention de faire son agent à la date fixée ? L’avenir nous le dira et nous saurons être sur nos gardes…

DM

COMPTEURS LINKY : LES MOTS FÂCHEUX DU MAIRE DE HOCHSTATT

Dans le dernier bulletin municipal (« les feuillets », juillet 2017, n° 65), Michel Willemann, maire de Hochstatt, évoque la polémique portant sur les dangers des compteurs Linky,

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Le commentaire liminaire donne le ton en établissant un parallèle avec un tout autre sujet, méthode peu élégante pour tenter d’assimiler les opposants à des contestateurs grincheux et de toute éternité, rebelles invétérés et systématiques à toute forme de progrès..

Puis, dans la foulée,  après cette ouverture bonhomme en apparence mais néanmoins suintante de mépris, notre échevin revendique, mais un peu tard, la neutralité dans l’affaire, autant que l’impuissance, en s’abritant derrière les autorités de tutelle et en s’y soumettant de fait (que fera-t-il donc le jour où la loi rétablira l’esclavage ?) sans s’appesantir sur l’étonnant paradoxe consistant pour les communes à être propriétaires des compteurs (il ignorait ce fait jusqu’à la confrontation avec les opposants pas si farfelus que ça) sans pouvoir intervenir en aucune manière sur le choix de ceux-ci.

L’utilisation de l’expression « certains » pour désigner les nombreuses personnes qui s’interrogent à juste titre et pour des raisons multiples sur le bien-fondé des compteurs « communicants » relève encore d’un procédé douteux, cherchant à les marginaliser et à les discréditer.

Le premier de nos édiles conclut en faisant une confusion magistrale entre libertés individuelles et santé publique : nous lui rappelons au passage que les communes sont effectivement en capacité d’intervenir en matière de règlementation de circulation de certains types de véhicules, quand ils constituent une source de pollution ou une nuisance sonore (cf. les récentes restrictions de circulation dans les grandes villes).

Mentionnons encore la feuille volante supplémentaire, qui revendique elle aussi l’impartialité, tout en affirmant péremptoirement qu’ « aucune étude « sérieuse » ne prête à ce compteur tous les maux dont on l’accuse ». Aucun argument « contre » n’est cité, mais les voilà tous retoqués en bloc sans le moindre égard pour l’absence de parti-pris affiché.

Existe-t-il une étude « sérieuse » – hormis la communication intéressée et succincte d’Enedis, qui ne mérite pas l’appellation d’  « étude » – qui réfute de façon argumentée les objections émises à l’encontre des compteurs Linky, autrement que par de simples dénégations ?

Qu’appelle-t-on d’ailleurs ici « étude sérieuse » ? Celle menée par les industriels eux-mêmes et les prestataires qui escomptent des retours de bénéfices en termes d’économie de gestion ? A l’instar des garanties d’innocuité de leurs produits reprises telles quelles par les pouvoirs publics sur la simple foi de conclusions établies par les fabricants de pesticides et d’OGM ? N’a-t-il pas fallu batailler longuement avant de pouvoir établir que les glyphosates Monsanto sont effectivement cancérigènes, sans d’ailleurs avoir pour autant mis en échec définitivement les lobbies concernés ?

Une telle étude, pour être « sérieuse », ne peut être menée qu’en toute indépendance

En un mot, la présentation du dossier Linky dans le bulletin en question est proprement caricaturale et orientée.

L’impartialité proclamée est de pure façade, pour ne laisser aucun doute sur le choix vers lequel doit pencher « l’intelligence » !

On serait en droit d’attendre d’une telle publication qu’elle fasse place à la pluralité des argumentaires, voire au débat contradictoire, seul marqueur de démocratie réelle, concept auquel notre maire semble décidément étranger : l’expression de la citoyenneté ne saurait être confinée au seul ramassage de papiers gras un jour par an sur le ban communal…

Daniel MURINGER

NDLR:

Dans toute la France, des collectifs anti-linky se créent pour lutter contre la désinformation autour de l’installation de ces soit-disants compteurs intelligents. Nous publions ci-dessous le travail fait par le collectif Stop-Linky du Sud Morbihan… A quand un collectif Sud-Alsace?

https://stoplinkynonmerci.org/?-Ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-compteur-Linky-

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COMPTEURS ELECTRICITE IDIOTS PAS SI BÊTES QUE ÇA

Un mouvement baptisé Stop-Linky (collectifs, associations, particuliers, élus municipaux, etc), entend s’opposer au aux passage en force d’Enedis et de ses sous-traitants qui tentent d’imposer leurs compteurs par la désinformation, les menaces, intimidations.

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