Archives pour la catégorie Solidaire

« Collectif 68 » : infos pratiques et diverses (Grèce)

Cette page consacrée aux initiatives du « collectif 68 » en soutien au peuple grec sera régulièrement mise à jour (dernière mise à jour:  le 6 juillet  2015 ;  les ajouts les plus récents sont en couleur).

Les textes retirés de cette page sont archivés sur une page rangée à la fin du site, intitulée :

« Archives infos pratiques et diverses »

Vous y trouverez ci-dessous toutes les informations sur les initiatives prises par le « Collectif 68 en soutien au peuple grec» ou par un de ses membres. Merci de les rediffuser dans vos réseaux.

Le texte intégral peut-être téléchargé en PDF pour rediffusion (voir bas de page). Les liens restent actifs.
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1er mai : une unité syndicale bien mal en point…

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A Mulhouse, le 1er mai a permis à la CGT, Solidaire et la FSU d’appeler ensemble à la manifestation à 10 h 30, place de la Bourse. En France, plus de 200 manifestations sont attendues à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU et UNSA, la plupart du temps. Par contre FO fera cavalier seul, selon les départements ou régions. La CFDT quant à elle n’appelle pas à manifester, mais organise son Working Time Festival (WTF) (en anglais dans le texte) qui veut réunir 5 000 jeunes de moins de 35 ans, dont 3 000 qui ne soient pas (encore) adhérents de la CFDT pour « montre une autre image du syndicalisme et faire découvrir l’action de la CFDT aux jeunes ». Une opération marketing en somme. Continuer la lecture de 1er mai : une unité syndicale bien mal en point…

OSCHTERPUTZ UM A SUNSCHT (Nettoyage de printemps à l’oeil)

Servitude volontaire

Il fait beau, c’est le printemps, et un irrépressible désir de nettoyage, de restauration et d’embellissement s’empare de nombreuses communes sises dans la périphérie de Mulhouse.

A cette fin, les équipes municipales s’adressent à la population, distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres appelant les habitants à participer à des journées baptisées « citoyennes », non sans subliminal sous-entendu culpabilisant : les Travaux d’Intérêt Général ne sont pas loin.

Les tracts en question énumèrent les différentes tâches parmi lesquelles l’on est invité à choisir celle à sa convenance.

Il s’agit, en général et entre autres, des types de travaux suivants : remise en état de bancs publics, réfection de chapelle, travaux de peinture, dont poteaux incendie ou façade d’école, désherbage, aménagement paysager et plantation de massifs floraux.

Ce service, cette « servitude volontaire », sur laquelle avait discouru en son temps La Boétie, serait consenti ici au nom du sens de la collectivité, d’où l’emploi du terme « citoyen », terme éminemment flou, dont l’utilisation à tout bout de champ a le don d’agacer, tant il finit par sonner creux, et qui, au-delà de son sens concret d’appartenance étatique (all. « Staatsangehörigheit »), ne veut plus dire grand-chose, ou alors tout et son contraire. Un mot tellement éculé que contribuer sans broncher, en se serrant la ceinture, à rembourser aux banques l’argent qu’on leur a prêté, deviendrait également sans peine, à ce compte-là, un acte « citoyen ».

Car on devine bien sûr l’aubaine : sous prétexte et sous couvert d’encourager l’esprit civique des populations (y compris de la jeunesse, puisque également conviée à se joindre aux chantiers), il s’agit, avant tout, d’un moyen commode de pallier les conséquences des baisses de dotation de fonctionnement en cours et à venir que le gouvernement a imposées.

La générosité (sans doute sincère pour certains) des habitants qui répondent à de telles mobilisations n’est elle-même pas exempte d’arrière-pensées moins altruistes : en effet, les travaux concernés étaient jusqu’à présent assumés, ou par des agents communaux, ou par des entreprises ou artisans. Se fendre de quelques heures de travail gratuit peut, dans certains esprits, avoir comme motivation, première ou concomitante, en consentant à ces corvées, d’empêcher les taxes d’habitation de grimper et de ménager ainsi son porte-monnaie. Ce qui me conforte dans l’idée que la prétendue solidarité n’est souvent qu’une forme supérieure d’égoïsme.

Corvées ? Tiens, celles, médiévales, étaient de nature assez voisine, et l’on s’en affranchissait alors en … payant (ceux qui pouvaient).

Notre avenir, le travail bénévole

La sollicitation des jeunes dans ces opérations n’est pas anodine : il s’agit ni plus ni moins d’une préparation idéologique à l’acceptation que le travail, à l’avenir, pourra être largement non rémunéré. Les « journées de solidarité » remplaçant le lundi de Pentecôte férié ont préparé le terrain et, qui sait ? Peut-être que la polémique sur le taux compensatoire de salaires des dimanches désormais ouvrables pourrait être tranchée en décrétant que le travail dominical sera dorénavant obligatoire et gratuit, au nom de la contribution citoyenne à rétablir la compétitivité économique du pays, par exemple (improbable, peut-être, impossible, pas sûr).

Si l’on voulait sauver le soldat « Citoyen » et lui donner une figure acceptable, il faudrait objecter à ces manifestations qu’elles sont en fait tout bonnement anticiviques, car elles font totalement fi de l’emploi en bonne et due forme que ces travaux généraient et pourraient à nouveau générer, tout en dévalorisant, au passage, les compétences professionnelles qu’ils requièrent quand ils sont correctement accomplis: on le voit, nous ne sommes pas loin de la question du recours aux amateurs dans le spectacle vivant déjà évoqué dans ces colonnes(1), ou des papi-mami bénévoles dans les médiathèques.

Et, comble d’ironie, il n’est pas exclu que se trouvent, parmi les volontaires de ces journées « pseudo-citoyennes », de vrais chômeurs, qui y participent en espérant renouer avec un lien social que la perte d’emploi leur a retiré : en vain, car ce qui confère au travail sa dignité première est la capacité d’en tirer des moyens suffisants d’existence.

Si cette dimension de la citoyenneté n’était pas atteinte, alors, finalement, ne vaut-il pas, et tout compte fait, encore mieux être esclave que vivre dans la précarité : après tout, au moins, un esclave est bien nourri : le sort du capital constant est, de nos jours, plus enviable que le variable.

Daniel MURINGER

  1. Voir sur ce site : Pratiques artistiques en amateur : rétrospectives (mars 2015)

Démocratie en progrès ou progrès de la démocratie ?

Entretien avec Cécile GERMAIN -ECUER

Club de réflexion de la région de Mulhouse, « Démocratie  en progrès » réunit des jeunes qui veulent être actifs en politique et aspirent à des mandats électifs.

Sans a priori partisan, adhérents de différents  partis de l’arc républicain traditionnel, voire non encartés, ces jeunes futurs élus (?) réfléchissent et débattent sur un renouveau de la vie démocratique devenu si nécessaire.

Ils ne veulent pas d’une action limitée au temps électoral, mais d’une action dans la durée, à visée pédagogique, et d’abord en direction de jeunes qui seront un jour, peut – être, la relève.

Parmi eux, Cécile GERMAIN-ECUER, candidate à l’élection des 22 et 29 mars, qui me présente les thèmes chers Continuer la lecture de Démocratie en progrès ou progrès de la démocratie ?

Désespérance sociale, utopie… et vision d’avenir

Ce mercredi 24 février 2015 une vingtaine de personnes étaient réunies au restaurant de la Table de la Fonderie à Mulhouse dans le cadre des soirées de la «Fabrique à projets» pour débattre sur le thème de la «dette publique» et de la «réappropriation populaire de la finance».

Dans son exposé liminaire Bernard Schaeffer, du Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques (CP68), a dénoncé «les cadeaux fiscaux aux riches» et le «mécanisme cumulatif des déficits budgétaires et des intérêts dus accroissant les capacités des prêteurs, souvent bénéficiaires de ces mêmes cadeaux fiscaux». Continuer la lecture de Désespérance sociale, utopie… et vision d’avenir

Droit d’asile et hall de gare

Mulhouse connaît donc depuis quelques semaines un afflux de demandeurs d’asile; les médias locaux le rapportent et les voyageurs qui traversent le hall de la gare le constatent.

 Après une diminution sensible – en particulier des candidats à l’asile issus du Kossovo et suite probable de la décision du Conseil d’Etat d’octobre 2014 d’exclure à nouveau ce pays de la liste des pays dits « sûrs » –  des dizaines de dossiers de nouveaux arrivants sont ainsi déposés en préfecture 68 Continuer la lecture de Droit d’asile et hall de gare