Archives de catégorie : Solidaire

Mardi 30 juin, soirée du « collectif Grèce 68 » : solidarité avec le peuple grec

Dans la foulée de ses actions d’explication et de mobilisation en soutien au peuple grec, le collectif a organisé mardi 30 juin une rencontre débat à la maison des associations de Mulhouse.

Une trentaine de personnes étaient présentes pour écouter Michel Servé, fin connaisseur de la Grèce dont on a déjà pu lire des articles dans l’Alterpresses 68, venu – accompagné de quelques Grecs résidant dans le Haut – Rhin – donner des informations sur l’actualité « vécue » en Grèce, dans le contexte d’une situation hautement volatile. Continuer la lecture de Mardi 30 juin, soirée du « collectif Grèce 68 » : solidarité avec le peuple grec

RASSEMBLEMENT LE 20 JUIN 2015 DE 11 H 30 A 14 H 30 PLACE DE LA VICTOIRE A MULHOUSE

 

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A l’initiative de nombreuses associations grecques, l’ONG « Europe solidaire sans frontières » appelle à « semaine de solidarité avec les Grecs », qui se tiendra du 20 au 27 juin.

Dans de nombreuses villes européennes (à Rome, à Berlin, à Londres, à Athènes, à Madrid, à Bruxelles, à Paris, etc.) des manifestations se dérouleront sur le thème « Unis contre l’austérité et l’injustice sociale ».

En France, un appel à mobilisation a été lancé par des personnalités, organisations associatives, syndicales, politiques, sous forme d’une pétition ayant rassemblé plus de 20 000 signatures « La Grèce, une chance pour l’Europe ».

Le « Collectif68 en soutien au peuple grec » s’inscrit dans ce mouvement et organise à Mulhouse, un rassemblement, place de la Victoire à Mulhouse, le 20 juin de 11 h 30 à 14 h 30 pour continuer son travail d’information et de rétablissement de vérité sur la situation réelle en Grèce et les enjeux du bras de fer entre le gouvernement grec et la Commission européenne et les créanciers. Pour d’autres détails, voir sur ce site la page « Collectif 68 » : infos pratiques et diverses dans la partie : « Rassemblement à Mulhouse le samedi 20 juin 2015 ».

 

Mobilisons-nous pour arrêter le massacre des droits et de la démocratie. Et pour dire aux institutions et dirigeants européens : non, vous ne nous représentez pas, votre Europe n’est pas la nôtre !

 

Ne soyez pas les complices de la mise à mort du peuple Grec

Le CP68 signataire de l’appel du « collectif 68 de soutien au peuple grec ») a décidé de faire parvenir le courrier ci-dessous à une (petite) partie des élu-e-s du Haut-Rhin, en fonction des possibilités d’accès à leurs adresses électroniques.

Il en profitera pour rappeler à ces élu-e-s l’existence d’une pétition/interpellation en ligne depuis un mois, « Pour le peuple, contre la finance », qui propose une action concrète de solidarité et souligne que les difficultés rencontrées ici, comme en Grèce, ont la même origine. Une synthèse des réponses (ou des non-réponses) des élu-e-s sera mise à la disposition du public le samedi 20 juin lors du rassemblement organisé ce jour là à Mulhouse (Pour plus d’infos voir sur L’Alterpresse68 l’article « «Collectif 68 » : infos pratiques et diverses (Grèce)»). Continuer la lecture de Ne soyez pas les complices de la mise à mort du peuple Grec

Plein d’ampoules aux mains à force de tirer sur les rames de la galère sociale…..

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Dédé, figure bien connue du monde associatif mulhousien depuis plus de 10 ans, délaisse un peu son arme favorite – le dessin – pour adresser à l’Alterpresse68 un texte en forme de manifeste où il explique ses constats, ses axes de réflexion, sa colère  mais aussi sa lassitude devant la gravité des question sociales et l’impuissance des bonnes volontés.

Vrais pour Mulhouse où ces problèmes sont particulièrement aigus (rappelons simplement que cette ville est classée 6e des villes de plus de 100 000 habitants au « palmarès » des villes les plus pauvres de la France métropolitaine et également « bien » classée à celui des villes les plus inégalitaires (Observatoire des inégalités et bureau d’études Comas), ils ne le sont pas moins pour nombre de nos territoires et parties de la population désormais oubliés (condamnés?) au sous développement, à la désespérance sociale, à la peur des lendemains.

La « bonne volonté » pour suppléer aux carences des pouvoirs publics ?

Dédé écrit: « Je  sais que nous avons des analyses, des expériences et des pratiques diverses; mais je sais aussi et surtout que nous poursuivons les mêmes buts: travailler pour une société meilleure, plus juste et moins violente ». Parmi nous ? Les uns privilégient l’épanouissement personnel, d’autres l’accès à la culture ou l’engagement dans des activités bénévoles; d’autres encore l’action revendicative ou le combat politique ou la défense juridique; ou encore la création de monnaies solidaires ou bien l’amélioration du cadre de vie, la circulation de l’information et bien d’autres formes d’action encore, toutes privilégiant la solidarité dans un environnement tout entier tourné vers la compétition et le chacun pour soi… »

Hé bien, selon moi, toute cette richesse, cette diversité, ne doivent pas nous faire perdre de vue que l’accroissement monstrueux des inégalités auquel nous assistons depuis maintenant plusieurs décennies, nous prive des moyens de mener à bien nos différents projets d’amélioration de notre vie quotidienne et qu’il importe que nous nous regroupions et luttions pour exiger des pouvoirs publics de tous niveaux et de toutes natures, de reprendre le contrôle de l’activité financière sans laquelle toute vie en société civilisée est impossible. » Continuer la lecture de Plein d’ampoules aux mains à force de tirer sur les rames de la galère sociale…..

Immigration, droit d’asile et quotas, ou de l’art d’enfumer…

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La France, par la voix de son premier ministre, vient de déclarer le 16 mai être opposée à l’instauration de « quotas » de migrants au niveau européens et plaide pour une répartition « plus équitable des réfugiés dans l’Union ».

Coïncidant avec les travaux parlementaires en cours sur le droit d’asile, l’occasion était trop belle pour Manuel Valls de se livrer à un exercice dans lequel il excelle, la manipulation de l’opinion et le raisonnement spécieux, plus communément appelé « enfumage » ».

De quoi s’agit- il?

Débordée par l’arrivée « massive » de malheureux fuyant guerres et misère, échouant sur les côtes du sud de l’Europe avec le drame des naufrages et de milliers de noyades connues ou pas, obligée de réagir autrement que par le silence devant l’émoi Continuer la lecture de Immigration, droit d’asile et quotas, ou de l’art d’enfumer…

UNE SOIREE QUI FERA DATE

La soirée-débat du 20 mai au cinéma Bel Air fut une réussite. De participation d’abord puisque la salle était pleine à craquer. Par le contenu également : Stelios Kouloglou a parfaitement décrit la situation et les enjeux actuels pour les Grecs tout en concluant par un « nous ne lâcherons rien » applaudi par la salle. Patrick Le Hyaric, député européen, a explicité le travail du groupe Gauche Unitaire pour faire pression sur la Commission en exigeant une autre politique financière et économique, ce qui est parfaitement possible.

Ce fut une réussite aussi grâce à des participants attentifs et bien informés qui, par leurs questions judicieuses, ont permis d’approfondir les enjeux économiques et sociaux qui se posent non seulement à la Grèce mais à tous les pays européens; et aussi grâce à des participants prêts à s’engager dans une solidarité concrète avec le peuple grec.

Le spectacle filmé de Christophe Alévêque sur la dette a conclu la soirée en replaçant la question de la dette dans son vrai contexte avec beaucoup d’humour et énormément de pertinence.

De quoi donner raison à un des participants intervenants dans la salle durant le débat en rappelant le qualificatif inadapté de « dette » pour ce qui n’est somme toute qu’un investissement public pour promouvoir l’économie et le social.

Un post-scriptum qui n’a rien à voir : si vous aimer les publications qui ont « quelque chose entre les deux oreilles » et qui vous rendent un peu plus intelligents après la lecture, dévorez le dernier numéro du Sauterhin dans lequel Erasme rappelle que « la guerre est douce pour celui qui ne l’a pas faite ». Un message à l’éditorialiste va-t-en guerre de L’Alsace ?

Michel Muller

Un collectif de soutien au peuple grec

L’Alterpresse68 a pris l’initiative de proposer à diverses organisations et personnes de créer un collectif de soutien au peuple grec. Vous lirez le communiqué constitutif sur notre site.
Pourquoi un (petit) média comme nous a voulu cela ?

Parce qu’il y en a assez d’une désinformation générale sur ce qui se passe en Grèce, des calomnies à l’égard du peuple, des sarcasmes délivrés à un gouvernement qui met en cause le dogme de la Troïka, assez des mensonges et tripatouillages des chiffres, assez des fables autour de la dette…

Parce que le respect de l’expression d’un vote est la base de la démocratie, même dans une démocratie « bourgeoise » !

Parce que nous ne voulons pas que nos gouvernements réussissent à rééditer la pantalonnade de 2005 quand le peuple français a rejeté le Traité constitutionnel européen et qu’ensuite l’écrasante majorité de la représentation parlementaire s’est sentie obligée d’adopter le contenu de ce traité.

Parce que la politique imposée par l’Union européenne, la BCE et le FMI ne fonctionne pas et on jeté la Grèce dans une récession entraînant une crise humanitaire

Certes, l’austérité en France n’a pas atteint la même ampleur qu’en Grèce. Mais si nous ne résistons pas, les dégâts causés ici ressembleront de plus en plus à ceux observés là-bas

Parce que nous ne voulons pas que la détresse sociale permette aux partis d’extrême-droite d’arriver au pouvoir de nombreux pays européens.

Parce que nous ne voulons pas laisser un peuple seul face au mur de l’argent et qu’il a besoin de ressentir concrètement la solidarité venant des autres peuples et particulièrement de France

Parce que nous ne voudrions pas que Syriza – sous l’effet d’un rapport de force de plus en plus défavorable – se sente obligée de refermer la porte de l’espoir qu’elle a entrouverte pour tous ceux qui subissent les diktats et les dégâts de la finance mondialisée.

L’Alterpresse68

« Collectif 68 » : infos pratiques et diverses (Grèce)

Cette page consacrée aux initiatives du « collectif 68 » en soutien au peuple grec sera régulièrement mise à jour (dernière mise à jour:  le 6 juillet  2015 ;  les ajouts les plus récents sont en couleur).

Les textes retirés de cette page sont archivés sur une page rangée à la fin du site, intitulée :

« Archives infos pratiques et diverses »

Vous y trouverez ci-dessous toutes les informations sur les initiatives prises par le « Collectif 68 en soutien au peuple grec» ou par un de ses membres. Merci de les rediffuser dans vos réseaux.

Le texte intégral peut-être téléchargé en PDF pour rediffusion (voir bas de page). Les liens restent actifs.
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1er mai : une unité syndicale bien mal en point…

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A Mulhouse, le 1er mai a permis à la CGT, Solidaire et la FSU d’appeler ensemble à la manifestation à 10 h 30, place de la Bourse. En France, plus de 200 manifestations sont attendues à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU et UNSA, la plupart du temps. Par contre FO fera cavalier seul, selon les départements ou régions. La CFDT quant à elle n’appelle pas à manifester, mais organise son Working Time Festival (WTF) (en anglais dans le texte) qui veut réunir 5 000 jeunes de moins de 35 ans, dont 3 000 qui ne soient pas (encore) adhérents de la CFDT pour « montre une autre image du syndicalisme et faire découvrir l’action de la CFDT aux jeunes ». Une opération marketing en somme. Continuer la lecture de 1er mai : une unité syndicale bien mal en point…

OSCHTERPUTZ UM A SUNSCHT (Nettoyage de printemps à l’oeil)

Servitude volontaire

Il fait beau, c’est le printemps, et un irrépressible désir de nettoyage, de restauration et d’embellissement s’empare de nombreuses communes sises dans la périphérie de Mulhouse.

A cette fin, les équipes municipales s’adressent à la population, distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres appelant les habitants à participer à des journées baptisées « citoyennes », non sans subliminal sous-entendu culpabilisant : les Travaux d’Intérêt Général ne sont pas loin.

Les tracts en question énumèrent les différentes tâches parmi lesquelles l’on est invité à choisir celle à sa convenance.

Il s’agit, en général et entre autres, des types de travaux suivants : remise en état de bancs publics, réfection de chapelle, travaux de peinture, dont poteaux incendie ou façade d’école, désherbage, aménagement paysager et plantation de massifs floraux.

Ce service, cette « servitude volontaire », sur laquelle avait discouru en son temps La Boétie, serait consenti ici au nom du sens de la collectivité, d’où l’emploi du terme « citoyen », terme éminemment flou, dont l’utilisation à tout bout de champ a le don d’agacer, tant il finit par sonner creux, et qui, au-delà de son sens concret d’appartenance étatique (all. « Staatsangehörigheit »), ne veut plus dire grand-chose, ou alors tout et son contraire. Un mot tellement éculé que contribuer sans broncher, en se serrant la ceinture, à rembourser aux banques l’argent qu’on leur a prêté, deviendrait également sans peine, à ce compte-là, un acte « citoyen ».

Car on devine bien sûr l’aubaine : sous prétexte et sous couvert d’encourager l’esprit civique des populations (y compris de la jeunesse, puisque également conviée à se joindre aux chantiers), il s’agit, avant tout, d’un moyen commode de pallier les conséquences des baisses de dotation de fonctionnement en cours et à venir que le gouvernement a imposées.

La générosité (sans doute sincère pour certains) des habitants qui répondent à de telles mobilisations n’est elle-même pas exempte d’arrière-pensées moins altruistes : en effet, les travaux concernés étaient jusqu’à présent assumés, ou par des agents communaux, ou par des entreprises ou artisans. Se fendre de quelques heures de travail gratuit peut, dans certains esprits, avoir comme motivation, première ou concomitante, en consentant à ces corvées, d’empêcher les taxes d’habitation de grimper et de ménager ainsi son porte-monnaie. Ce qui me conforte dans l’idée que la prétendue solidarité n’est souvent qu’une forme supérieure d’égoïsme.

Corvées ? Tiens, celles, médiévales, étaient de nature assez voisine, et l’on s’en affranchissait alors en … payant (ceux qui pouvaient).

Notre avenir, le travail bénévole

La sollicitation des jeunes dans ces opérations n’est pas anodine : il s’agit ni plus ni moins d’une préparation idéologique à l’acceptation que le travail, à l’avenir, pourra être largement non rémunéré. Les « journées de solidarité » remplaçant le lundi de Pentecôte férié ont préparé le terrain et, qui sait ? Peut-être que la polémique sur le taux compensatoire de salaires des dimanches désormais ouvrables pourrait être tranchée en décrétant que le travail dominical sera dorénavant obligatoire et gratuit, au nom de la contribution citoyenne à rétablir la compétitivité économique du pays, par exemple (improbable, peut-être, impossible, pas sûr).

Si l’on voulait sauver le soldat « Citoyen » et lui donner une figure acceptable, il faudrait objecter à ces manifestations qu’elles sont en fait tout bonnement anticiviques, car elles font totalement fi de l’emploi en bonne et due forme que ces travaux généraient et pourraient à nouveau générer, tout en dévalorisant, au passage, les compétences professionnelles qu’ils requièrent quand ils sont correctement accomplis: on le voit, nous ne sommes pas loin de la question du recours aux amateurs dans le spectacle vivant déjà évoqué dans ces colonnes(1), ou des papi-mami bénévoles dans les médiathèques.

Et, comble d’ironie, il n’est pas exclu que se trouvent, parmi les volontaires de ces journées « pseudo-citoyennes », de vrais chômeurs, qui y participent en espérant renouer avec un lien social que la perte d’emploi leur a retiré : en vain, car ce qui confère au travail sa dignité première est la capacité d’en tirer des moyens suffisants d’existence.

Si cette dimension de la citoyenneté n’était pas atteinte, alors, finalement, ne vaut-il pas, et tout compte fait, encore mieux être esclave que vivre dans la précarité : après tout, au moins, un esclave est bien nourri : le sort du capital constant est, de nos jours, plus enviable que le variable.

Daniel MURINGER

  1. Voir sur ce site : Pratiques artistiques en amateur : rétrospectives (mars 2015)