Archives pour la catégorie Politique

Dette et fiscalité à Mulhouse : c’est Maitreau, bonneteau, gogos !

La dette mulhousienne explose. Pour que ça ne se voit pas trop, l’Adjoint chargé des finances, Philippe Maitreau, s’est livré à une partie de bonneteau devant un conseil municipal qui n’y a vu que du feu. Les contribuables mulhousiens sont aussi à compter au nombre des gogos : ils ont déjà eu droit à des augmentations des impôts locaux, et il y en aura d’autres, peut-être dès 2017. Alors qu’il serait possible de procéder autrement. Continuer la lecture de Dette et fiscalité à Mulhouse : c’est Maitreau, bonneteau, gogos !

Le « musulman » : un illustre inconnu entre en politique

Il n’y a peut-être pas de meilleure ironie politique : l’Institut Montaigne, l’un des principaux dispensateurs de l’idéologie néolibérale, lequel préconisait encore récemment le renversement de la hiérarchie des normes en matière de droit du travail, vient d’éditer une étude sur le rapport des musulmans aux valeurs dominantes de la société française… qui réhabilite (involontairement) les vertus de la justice sociale ! Continuer la lecture de Le « musulman » : un illustre inconnu entre en politique

REVENU UNIVERSEL… 22 OCTOBRE A KINGERSHEIM

On en parle partout ! Même les plus libéraux trouveraient dans un « revenu universel » des vertus. Pour dynamiser la consommation de masse ?Quelles que soient les motivations, l’idée que chaque individu bénéficie d’un revenu garanti commence à faire son chemin. Continuer la lecture de REVENU UNIVERSEL… 22 OCTOBRE A KINGERSHEIM

Richert, Bierry, Straumann: un trio de masos austéritaires, parmi d’autres

P. Richert, F. Bierry et E. Straumann n’osent pas regarder la réalité en face. A l’insu de leur plein gré, ils participent au siphonnage des caisses publiques, vidées pour remplir les coffres de la finance. Ci-dessous, un petit aperçu de leurs exploits récents, du même acabit que ceux de leurs homologues, partout en France, qui contribuent plus ou moins consciemment à imposer une logique austéritaire et une répartition des richesses de plus en plus inégalitaire. La campagne électorale qui s’ouvre, et à laquelle ils ont déjà commencé à participer, n’augure rien de bon, à moins d’y introduire un détournement subversif dont l’issue serait incertaine. Mais on en connait qui essaieront quand même. Continuer la lecture de Richert, Bierry, Straumann: un trio de masos austéritaires, parmi d’autres

Alliance écolo: nébuleuse ou nouvelle constellation ?

Le séminaire régional de l’Alliance Écologiste indépendante tenu les 10 et 11 septembre en pleine nature à l’Auberge de la Cholotte (dans le 88, à proximité de Saint Dié ), a – il vu la confirmation de l’émergence d’une offre réellement nouvelle dans un paysage politique français désolé (« morne plaine » comme le disait Victor Hugo de Waterloo) ? Continuer la lecture de Alliance écolo: nébuleuse ou nouvelle constellation ?

A Reiningue, comme ailleurs, les maîtres d’école manquent à l’appel

Mise à jour: samedi 03-09-2016

En ce jour de rentrée, l’ambiance est à la fébrilité dans la cour de la nouvelle école « les Rives de la Doller », à Reiningue, près de Mulhouse. Les parents d’élèves ont préparé des écriteaux qu’ils ont placé sur les piliers du préau, tandis que les enfants patientent sagement en attendant l’appel de leur nom, assis en grappe sur des bancs en zigzag. Des banderoles sont dépliés par quelques adultes. On y réclame d’urgence la création d’une troisième classe de maternelle. Devant l’équipement scolaire flambant neuf, pour lequel la commune a investi 2 millions d’euros (et M2A près de 150 000 euros, afin d’assurer la construction du périscolaire), la délégué des parents d’élèves s’étrangle devant son micro. On recense en effet 65 élèves de maternelle, et seules deux classes sont ouvertes. La troisième a été fermée l’an dernier. Les petits s’entassent donc à 33 et 32 dans chacune des 2 salles, alors que le seuil maximal légal est de 64 élèves, et que la situation est connue de l’inspection académique depuis le mois de juin dernier. Il est dit par ailleurs qu’une réunion devrait se tenir vendredi matin auprès des services académiques pour faire le point sur ces problèmes. Continuer la lecture de A Reiningue, comme ailleurs, les maîtres d’école manquent à l’appel

En Alsace, des élus locaux tétanisés face aux délinquants fiscaux

Des élus locaux pleurnichent, en demandant plus de sous à Hollande. Aussi froussards que ce dernier face à « son adversaire, la finance« , ils n’osent pas aller chercher le pognon là où il est, en s’attaquant, entre autres, aux coffres débordants des délinquants fiscaux. Il y en a en Alsace, nos élus font semblant de l’ignorer. Continuer la lecture de En Alsace, des élus locaux tétanisés face aux délinquants fiscaux

Fausse information publiée par L’Alsace : des excuses aux lecteurs ?

munick
Vendredi 22 juillet, fin d’après-midi : on apprend qu’à Munich une fusillade vient de faire neuf victimes. Immédiatement, la presse française, dont L’Alsace, conclut qu’il s’agit d’une attaque terroriste. L’éditorialiste M. Bodin, le journaliste M. Fluckiger, savent déjà qu’il s’agit d’un attentat « islamiste » et publie des informations qui s’avèreront être fausses dès le lendemain. Les lecteurs de L’Alsace ont donc été floués… Mais aucune excuse ne leur est adressée le lendemain, aucun mea-culpa de ces deux rédacteurs… Ils sont bien le reflet de la « presse officielle » française, celle qu’on peut lire sans pour autant la croire…

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Un gouvernement en aquaplaning

« Que d’eau, que d’eau ! », aurait déclaré le Maréchal de Mac Mahon, 3ème président de la République française en 1875, devant les inondations de la Garonne.
On savait ce président (le nôtre) ennemi du beau temps et ses premières images médiatiques le montraient souvent dégoulinant de pluie et lunettes embuées, au hasard de défilés ou de commémorations officielles.
Pas découragé par les intempéries il a poursuivi depuis quatre ans son chemin en essayant d’éviter orages et gouttes pour enfin proposer – imposer la trop fameuse loi « El Khomri », dernière version politique de l’attitude d’un Gribouille politique se jetant à l’eau pour éviter d’être mouillé par les éclaboussures de son triple échec économique, social et politique.
Mais les risques sont désormais d’une toute autre conséquence et nous concernent tous: il s’agit maintenant de naufrage programmé.
« Nuits debout », grèves, manifestations populaires, quelques élus de la République, c’est un profond mouvement populaire qui s’oppose depuis des mois à l’entreprise de sabordage de nos droits sociaux et aux dérives de notre système démocratique qui, lui aussi, prend l’eau.
Comble d’ironie ce sont les protestataires qui sont calomniés, désignés à la vindicte de « l’opinion publique » comme « terroristes », « enragés » et donc, comme le chien dans l’expression populaire, menacés d’être noyés.
L’heure n’étant plus aux demi mesures et les nuages noirs s’accumulant dans le ciel au moment de « l’Euro », c’est maintenant de foudres légales (et policières…) que sont menacés tous ces jeunes et moins jeunes, lycéens et étudiants, salariés, chômeurs ou précaires, pauvres et riches (parfois…), mal pensants, tous contestataires d’un ordre sociétal par trop injuste.
Mais manifestations et expressions de tous ordres d’un trop plein d’indignation qui déborde ne dissuadent pas notre président de continuer sa navigation entre les écueils pour atteindre l’île de toutes les félicités, l’île de sa réélection.
Certes ils ne sont plus très nombreux à vouloir embarquer sur son radeau de la Méduse et quelques concurrents essaient de mettre à l’eau leur arche de Noé.
Mais nous en sommes maintenant aux inondations et crues du siècle, aux risques de glissements de terrains, à l’inondation de villes et de voies de communication.
Il devient urgent d’endiguer et d’écoper (non, non pas avec celui – là), de colmater les voies d’eau.
Il devient urgent de trouver un cap et même un capitaine; il devient surtout urgent que les citoyens mouillent leur chemise pour éviter dérive, échouage, naufrage.
Et même s’il faut suer un peu de sang et d’eau, mais pas pour n’importe qui et n’importe commen…
Et puisque ce Président semble waterproof et que, décidément, il ne veut pas mettre d’eau dans son vin et écouter les gueux, il faut lui rappeler encore et encore que tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse (comme disait déjà ma grand-mère).
Les lettrés pourront rajouter qu’il faut se méfier de la devise « Fluctuat nec mergitur », car ce n’est pas celle de la République…
Christian Rubechi