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Bernard Stoessel : Retour à la région Alsace et ses deux départements !

La démission de M. Richert de la présidence du Grand-Est est un échec pour l’homme politique mais aussi pour toute la réforme territoriale qui ne convainc absolument personne ! Et ce sur tout le territoire français car les citoyens ont du mal à comprendre en quoi cette réforme est avantageuse pour eux ! M. Rottner, jadis (c’est-à-dire il y a quelques mois) était vend debout contre l’intégration de l’Alsace dans le Grand-Est allant jusqu’à faire signer 60.000 personnes sur une pétition pour soutenir son avis, a totalement changé d’avis et sera élu dans quelques jours calife à la place du calife. Mais bon, il ne confiera pas toutes les responsabilités de maire de Mulhouse à Mme Lutz, gardant une place au chaud… On n’est jamais trop prudent quand on gère une carrière… A quand un maire de Mulhouse qui aime sa ville et la gère en conséquence plutôt que de l’utiliser comme marche-pied pour ses ambitions personnelles…

Mais revenons à la Grande-Région, aussi appelée le Machin-Truc ou le Grand Bidule. La Cour des comptes est sévère avec la création de ces méga-structures. Dans son dernier rapport daté du 11 octobre, elle pointe « des risques importants de surcoûts durables de gestion” alors même que les économies sont encore difficilement estimables – mais largement utilisées comme argument par le précédent gouvernement.

 Hauts-de-France, Grand Est, Nouvelle Aquitaine, Occitanie… les Sages pointent plusieurs exemples de potentiels dérapages, conséquences du transfert de compétences aux régions et de leur fusion.

Ainsi, dans les Hauts-de-France, le seul renouvellement du pelliculage des TER coûte 30.000 euros par train, soit 10 millions d’euros au total. Une somme importante pour simplement redécorer les rames aux couleurs de la nouvelle région… On attend d’avoir le chiffrage du Grand Est dans lequel le réseau de transport est tellement efficace qu’il vaut mieux passer par Paris pour aller à Reims ou Troyes. Ne parlons pas de Châlons-en-Champagne…

Les élus alsaciens enfin clairs ?

A l’analyse de certaines déclarations ou conclusions de conférences, il semblerait que les élus alsaciens prennent conscience du rejet massif du Grand Est par la population alsacienne. Mais cette apparente unité transpartisane révèle en réalité de profondes divergences. Sortie ou non du Grand-Est ? Fusion des départements ? Transformer l’Alsace en… département (idée génialement stupide de M. Meyer, maire de Colmar) ? Un appel de cent personnalités alsaciennes recueille de nombreuses signatures tout en ne faisant pas l’unanimité dans ses propositions.

Une lettre ouverte de Bernard Stoessel

Bernard Stoessel, figure politique mulhousienne bien connue, ancien 1er Vice-président du conseil régional d’Alsace, président de l’association des élus pour la langue régionale, conseiller municipal de Mulhouse, médecin, a rédigé une lettre-ouverte à destination du président de la République, lettre co-signée par différentes personnalités politique alsaciennes.

Nous la publions bien volontiers ici :

 « Monsieur le Président de la République,

Votre projet politique semblait tel qu’il a été exposé durant les campagnes électorales présidentielle et législative répondre à la situation de notre pays et à l’intérêt collectif des citoyens: réalisme économique, économies budgétaires, simplification fiscale et administrative, adaptation du code du travail au développement des entreprises, augmentation des salaires réels et du pouvoir d’achat pour les plus faibles, soutien actif à la construction européenne, respect des engagements internationaux de la France.

Entre autres, les Alsaciens, appréciaient tout particulièrement, votre intérêt pour le partenariat avec l’Allemagne. En Alsace, l’allemand, première langue maternelle de l’Union européenne, est aussi enseigné en tant que langue régionale.

Un très grand nombre d’Alsaciens seraient pourtant bien plus sensibles à un Président et une majorité législative qui s’engageraient en toute transparence pour une évolution permettant à l’Alsace de retrouver son statut de région administrative. En effet, la dilution de l’ancienne Alsace dans une immense région dite Grand Est a été imposée sans le consentement des Alsaciens.

Durant votre campagne électorale vous n’avez pas  répondu aux très nombreux courriers individuels et collectifs, de citoyens, d’associations alsaciennes demandant un retrait de l’Alsace du Grand Est.

Une pétition demandant un référendum en vue du retrait de l’Alsace du Grand Est, ignorée et rejetée par le Préfet et l’actuel président du Grand Est, avait pourtant réuni en 2015 115 000 signatures d’électeurs soit près de 10% du corps électoral alsacien, un chiffre considérable jamais atteint auparavant, une première dans notre pays.

Un sondage de l’institut CSA d’avril 2017, publié dans les quotidiens alsaciens le 18 mai, a confirmé de façon spectaculaire ce  refus de plus en plus massif des Alsaciens de rester au sein du Grand Est.

En effet, ce rejet s’élève à présent à 84% de personnes qui ne se reconnaissent pas dans ce Grand Est. Une énorme majorité d’Alsaciens souhaite selon ce sondage non seulement le retour à une Région Alsace de plein exercice, forte de près de deux millions d’habitants, mais aussi le maintien des deux départements.

L’attachement des Alsaciens à leur identité, à leur histoire et à leur terre ancestrale va bien au-delà. En effet, le même sondage confirme que pour 61 % de la population cette nouvelle région Alsace doit prendre la forme institutionnelle d’une collectivité à statut particulier dotée des compétences permettant, au sein du cadre français, de la redynamiser et de pérenniser ses particularités linguistiques, culturelles et juridiques.

Notre courrier du 11 juin 2017 au Président de la République, dont copie jointe, signé par une trentaine de citoyens, est resté également sans réponse ni même accusé de réception de votre part. Ce n’est certainement pas ainsi que les Alsaciens, si respectueux des institutions par sens civique, méritent d’être traités. Le pacte girondin dont vous avez fait état leur semblerait au mieux une formule creuse, au pire de la poudre de perlimpinpin et du mépris.

Nous en appelons de nouveau à votre volonté affichée de déminage des problèmes de notre pays et espérons que vous permettrez à l’Alsace de se retirer du Grand Est et de reprendre toute sa place parmi les régions de France.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Bernard STOESSEL

Gérard CRONENBERGER,  maire honoraire d’Ingersheim, ancien président de l’association des élus pour la langue régionale d’Alsace et de Moselle germanophone et du Comité fédéral pour la langue et la culture régionales

Patrick KLEINCLAUS, ancien directeur territorial, responsable associatif

Monique MATTER, Présidente de la Fédération des langues régionales germaniques de France, ancienne professeure de collège, ancienne maire-adjointe de Marckolsheim

François SCHAFFNER, éditeur, ancien professeur de collège, responsable associatif

Jean-Jacques THUET, Ingénieur, Agriculteur, Responsable associatif, Retraité

Jean-Jacques WEBER, journaliste, ancien Président du Conseil Général du Haut-Rhin, ancien Maire, Député honoraire »

On peut lire que M. Stoessel avait déjà envoyé une lettre de ce type à M. Macron dès le 11 juin 2017… sans avoir obtenu de réponse. Il serait indécent qu’un président de la République continue de se comporter de telle façon… A vous lire, M. Macron !

 

Antoine Fabian : « Vous souvenez vous, M. Rottner… »

Antoine Fabian, syndicaliste chrétien, vice-président du Régime Local d’Assurance Maladie d’Alsace-Moselle, maire honoraire de Roderen, a pris sa plume à l’occasion de l’annonce de la candidature de M. Jean Rottner au poste de président de la région Grand Est. L’auteur rappelle qu’il fut un parmi les 60.000 signataires de la pétition lancée par le maire de Mulhouse contre la constitution de cette grande région et l’interroge sur ses intentions en accédant à cette nouvelle responsabilité. Pertinent et percutant : nous proposons à M. Rottner de publier sa réponse dès qu’il l’aura rédigée…

« Monsieur le Maire et Vice-président du Conseil Régional.

La presse nous informe que vous vous portez candidat à la succession de M. Philippe Richert comme Président de la région Grand-Est. La question immédiate qui vient à l’esprit des Alsaciens, et tout particulièrement des 60 000 signataires (dont je fus), en 2014, de votre pétition contre le projet de fusion de l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, est de savoir quel Président vous serez, en cas d’élection.

Celui de la pétition, fidèle à vos convictions d’origine ou celui, à la suite de M. Richert, de l’abandon de l’Alsace, et donc de la négation d’une spécificité historique et culturelle ?

Allez-vous vous vous sacrifier « pour faire le job », comme M. Richert afin de sauver ce qui peut l’être, cautionnant, dans le même mouvement, l’inacceptable ? Une telle « abnégation » paraîtrait bien incompréhensible, sinon suspecte.

Pour mémoire, je vous joins des extraits de presse de l’époque parlant de votre engagement sincère, argumenté et pugnace contre la fusion (ci-dessous les liens correspondants).

M. Richert a jeté l’éponge face à son échec d’une tentative d’assimilation/disparition forcée de l’Alsace dans un ensemble incohérent, sans corps, sans personnalité, sans âme, malgré des campagnes de communication onéreuses et de chantage aux subventions, tout en vidant l’Alsace de tout pouvoir de décision.

Pour être « homme d’Etat », il ne suffit pas d’être humaniste, chrétien, démocrate, dévoué et ambitieux, il faut aussi de l’intelligence et de l’intuition politique.

Votre ambition est-elle de rentrer dans l’Histoire à la suite de personnalités alsaciennes et mosellanes mythiques, auteurs d’avancées sociétales, économiques, sociales, culturelles et religieuses de l’ancien « Reichsland », entre 1921 et 1924, puis de celles d’après-guerre, en 1945-46, tels que Robert Schuman, Henri Meck, Joseph Beck, Albert Schmitt et tant d’autres, tous hommes et femmes de courage et d’honneur ?

Ou, au contraire, serez-vous à la solde de ceux qui méprisent l’Alsace, à l’instar du Parlement français à Bordeaux en 1871 ou, plus récemment, de ceux qui ont liquidé les acquis alsaciens-mosellans, comme le gouvernement de François Mitterrand, en 1982, (Prud’hommes), puis de François Hollande, avec un redécoupage des Régions en dépit du bon sens et au mépris des populations concernées ?

Etes-vous de ceux, Alsaciens de surcroît, qui renoncent à se battre contre la suppression des Chambres consulaires, des organisations professionnelles et surtout l’affaiblissement du Régime local d’assurance maladie, qui prive les salariés, et surtout les retraités alsaciens-mosellans, d’une complémentaire santé solidaire, à un coût dix fois moins cher qu’une mutuelle, une institution de prévoyance ou une assurance ?

Ou encore, êtes-vous de ceux qui, par leurs revirements et reniements spectaculaires, conduisent au dégoût des citoyens envers la politique, suivant en cela Gilbert Meyer, Maire de Colmar, un des principaux responsables de l’échec du référendum d’avril 2013 et qui, avec un rare cynisme, réclame aujourd’hui ce qu’il avait combattu hier. Ce n’est pas ainsi que l’on va « réenchanter » la politique.  

Resterez-vous, dans le déni permanent de la réalité ? Le Grand-Est ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais, car cet agglomérat totalement contre-nature ne satisfait personne.

Il ne fait de loin pas d’unanimité de la population, en Meurthe-et- Moselle, contrairement aux affirmations de Madame Valérie Debord. Quant aux citoyens des Ardennes et de Champagne, ils sont tournés vers Paris ou la Belgique et non vers Strasbourg et le Rhin.

Car le développement économique, social et culturel de l’Alsace se situe, en grande partie, outre-Rhin. C’est une réalité que personne ne peut raisonnablement nier. Le Grand-Est est un boulet dans le développement des relations, dans tous les domaines, avec le Bade-Wurtemberg et la Suisse, si nécessaire pour l’économie, l’enseignement, l’emploi et la culture.

La population alsacienne est profondément attachée à la France, sans être d’origine gauloise, mais essentiellement bavaroise, autrichienne ou suisse, pétrie par l’humanisme et la culture rhénane. Je pense que nos amis ardennais et champenois comprennent cela et sont prêts à nous aider. Eux-mêmes ont été méprisés en les « fourguant » avec les Alsaciens et Lorrains, un dimanche soir dans un bureau de l’Elysée.

Tous les élus alsaciens, sans exception, sont intimement convaincus – même s’ils ne l’avouent pas en public – de la nécessité de « libérer » l’Alsace du Grand-Est. Pour ce faire, il n’y a pas de plan A ou B, totalement absurde et dénué de sens. Il n’y a qu’un seul plan : celui d’une Région Alsace dotée de réels pouvoirs délégués par l’Etat et de moyens, pour qu’elle puisse pleinement exercer ses missions, dans un pays moderne, tourné vers une Europe unie et prospère dont rêvaient ses fondateurs.

Enfin, la population aimerait aussi connaître le positionnement réel du parti politique dont vous vous réclamez. Tout et son contraire a été dit et écrit, sur les postures des uns et des autres, selon qu’on est élu régional, départemental, député, sénateur ou maire, en clair, selon son ego ou intérêt personnel. Tout ceci participe à la confusion générale. La pression des instances nationales du parti LR (jacobines par dogme) semble manifestement peser lourdement sur des élus alsaciens timorés (craignant pour leurs investitures futures !).

Dans l’attente d’une réponse digne d’un « Homme politique d’Etat », libre, pragmatique, audacieux, à l’écoute des citoyens, désireux d’une vie démocratique plus participative et au service de l’intérêt de l’Alsace et de la France,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma très respectueuse considération,

Antoine Fabian, un des milliers signataires de votre pétition. »

Inutile de repréciser que L’Alterpresse68 se tient à disposition du maire de Mulhouse pour publier sa réponse même avant son élection dans un fauteuil…

http://www.lalsace.fr/actualite/2014/07/20/jean-rottner-lance-une-petition-pour-l-alsace

https://www.ami-hebdo.com/actu/non-la-fusion/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/jean-rottner-je-deplore-climat-lequel-debat-alsacien-se-fait-parfois-1339523.html

https://www.lesechos.fr/17/09/2014/lesechos.fr/0203783308447_reforme-territoriale—l-alsace-prepare-sa-riposte-contre-la-fusion-avec-champagne-ardenne.htm

http://www.lesrepublicains67.eu/2014/07/signez-la-petition-pour-lavenir-de-lalsace/

http://www.dna.fr/actualite/2016/08/31/petition-sur-rendeznouslalsace-fr-les-cartes-et-les-dessous-des-cartes

Le vote allemand…

Les élections allemandes ont somme tout donné un résultat relativement conforme à tout ce qui se passe en Europe : recul de la droite conservatrice, affaiblissement inexorable de la social démocratie, stabilisation de la gauche transformatrice et progression importante de l’extrême-droite…Evidemment quant cela se passe en Allemagne, tout le monde voit renaître des démons anciens. Et pourtant, nous ne revivons pas une renaissance du nazisme (même si quelques nostalgiques sont toujours tapis dans l’ombre… comme en France, Italie, USA…) mais un phénomène politique liée à une crise de la démocratie représentative et d’une économie qui laisse des millions de citoyens sur le carreau.

Que l’Allemagne présentée riche et prospère soit à son tour concernée par la montée de l’extrême-droite n’est que le reflet des profondes inégalités sociales fruits d’une action gouvernementale initiée par le SPD et ses lois Hartz IV et poursuivie par Mme Merkel avec ses différentes coalitions au pouvoir. En rejetant catégoriquement l’affirmation péremptoire et stupide que  les 13% d’électeurs de l’AfD seraient des nazis (alors que nos 30% d’électeurs lepénistes auraient des représentants autrement plus nombreux à l’Assemblée nationale qu’au Bundestag si on avait la proportionnelle en France), L’Alterpresse préfère examiner de près le vote allemand.

Le vote en Baden-Württemberg

Globalement, à l’échelle fédérale (tableau en tête), les deux partis de la coalition au pouvoir perdent respectivement 8,6% pour la CDU-CSU et 5,2% pour le SPD. Les grands gagnants sont avant tout l’AFD, avec une progression de 7,9% pour atteindre 12,6% du corps électoral. La FDP est l’autre vainqueur, avec une hausse de 5,9%  pour un résultat global de 10,7%. Die Linke et les Verts stagnent avec une légère progression.

vote bw

Situation à tendance identique dans le Baden-Württemberg  où la CDU avait recueilli 45,7% en 2013, elle s’effondre de plus de 11 points pour terminer à 34,8% tout en restant (et de loin) le premier parti chez nos voisins badois. Suit le SPD avec un recul de 4,2 points à 16,4%. Les autres progressent soit légèrement comme Die Linke (de 1,3% à 6,4 contre 9,2 à l’échelle fédérale), les Verts (+2,5 pour 13,5% au final bien plus haut qu’au niveau fédéral et ses 8,9), la FDP avec 6,2% de progression arrivant avec 12,4% au total au niveau de l’AFD qui progresse de 7% pour atteindre les 12,2%.

Il est intéressant de noter que le vote dans la ville de Freiburg-in-Breisgau diffère sensiblement des résultats du Land et du pays : la CDU ne recueille que 28% (-6,9%), les Verts 25,4% (+4,8), le SPD 22,7 (-7,4%), Die Linke en 4e position avec 7,3% (+2,5%), l’AFD n’a « que » 7,2% (+4,7%), la FDP 5,3% (+3,4%). Il semble donc bien qu’il y ait un vote des villes et des champs. Il est vrai que Freiburg, ville écologique, avec un tissu associatif extrêmement dynamique et actif, est dirigée par un maire issue des Verts, Dieter Salomon.

Elle a indubitablement pris une option progressiste essentiellement en matière environnementale. Les habitants ont confirmé ce choix puisque le parti Vert progresse beaucoup plus dans la ville qu’à l’échelle du pays (+4,8% contre 0,5%).

Le vote des salariés… et des syndicalistes

La CDU a obtenu 25% du vote ouvrier mais 41% de la part des retraités, 36% des « indépendants » et 20% des chômeurs. Elle perd de nombreuses voix par rapport à 2013 tout comme le SPD qui récolte 23% chez les ouvriers, 24% chez les retraités, 11% chez les indépendants et 23% de la part des chômeurs.

Il est intéressant de voir la part du vote des salariés pour l’AFD et Die Linke. Nous pouvons voir sur les deux tableaux ci-dessous que Die Linke n’arrive pas à capitaliser le mécontentement dans le salariat et que c’est l’AFD qui en récolte les fruits et ce dans toutes les catégories du salariat. Remarquons le transfert spectaculaire du vote « chômeurs » de Die Linke vers l’AFD.

Die Linke

linke

L’AFD

afd

Lexique : Arbeiter : ouvrier ; Angestellte : employés ; Selbstständige : indépendants ; Rentner : retraités ; Arbeitslose : chômeurs.

Le DGB publie ses statistiques

La principale centrale syndicale d’Allemagne, le Deutscher Gewerkschaftsbund, publie une intéressante étude sur le vote des syndicalistes.

Sur le plan général, les syndicalistes ont mis le SPD en tête avec 29% des suffrages, la CDU suit avec 24% et l’AFD est avec ses 15% devant Die Linke et ses 12% Les Verts suivent avec 8% de confiance de la part des syndicalistes.

Il est intéressant de voir où se situent les différences entre les votes à l’Ouest et à l’Est. La CDU avec 24% est le premier parti chez les syndicalistes de l’Est (avec le même pourcentage qu’à l’Ouest où c’est le SPD qui arrive en tête avec 31%). Celui-ci ne recueille que 18% chez les syndicalistes de l’Est qui ont voté à 22% pour Die Linke et 22% pour l’AFD. Il y là un vrai schisme entre les deux parties de l’Allemagne puisque Die Linke n’obtient que 11% et l’AFD 14% à l’Ouest. Remarquons également que la même différence existe pour Verts : 9% chez les syndicaliste à l’ouest et seulement 3% à l’est.

Les syndicalistes « femmes » se distinguent des « hommes » en votant moins pour le SPD (25% contre 30% chez les hommes) et plus pour Die Linke (14% contre 11%). Cela est encore plus net pour le vote pour les Verts : 13% chez les syndicalistes femmes, 5% chez les hommes. Quant à l’AFD, nos sœurs femmes se distinguent positivement : elles ne sont que 10% à avoir fait ce choix contre 18% chez les hommes. Plus clairvoyantes les syndicalistes femmes du DGB ?

http://www.magazin-auswege.de/2017/09/so-haben-gewerkschafterinnen-gewaehlt/

On voit bien que les mêmes causes engendrent les mêmes effets : la crise sociale en Allemagne est bien plus profonde qu’on le laisse entendre ici en France. Les manipulations et tripatouillages autour du modèle allemand que les médias aux ordres aiment tellement vanter, ne peuvent cacher la réalité qui s’exprime par les urnes. Alors, évidemment reconnaître que les inégalités sociales en Allemagne font aussi le lit de l’extrême-droite est difficile pour ces médias : il est donc plus simple d’invoquer le retour des vieux démons nazis. Plus simple peut être mais totalement faux.

Cela me rappelle la réflexion d’un syndicaliste allemand : « Nous vous soutenons dans vos manifestations contre la loi Travail car si chez vous aussi le modèle Hartz IV s’impose, nous n’aurons plus beaucoup d’espoirs de nous débarrasser de nos lois antisociales ».

Michel Muller

4.000 MANIFESTANTS EN ALSACE… CE N’EST QU’UN DEBUT !

Près  d’une centaine de salariés et retraités du journal L’Alsace (339 salariés) ouvraient la manifestation mulhousienne. Signe que ce conflit avec le Crédit Mutuel qui veut liquider 70 emplois en supprimant l’imprimerie du quotidien rue de Thann pourrait être le gros dossier social dans le département lors de cette fin d’année 2017.
Ils étaient suivis de plus de mille manifestants, ce qui est, à l’image de ce qui s’est passé dans toute la France (500.000 selon la CGT) un franc succès, plus fort que la première mobilisation contre la loi El Khomri.  Pourtant, sur le plan syndical, seuls la CGT,  Solidaires et FSU ont été à l’initiative de cette action et se montraient satisfaits de l’écho dans le salariat.

MANIF 10

Le secteur privé était présent ainsi que les retraités qui faisant de l’augmentation de la CSG leur cheval de bataille : en effet comment comprendre que M. Macron veuille réduire l’impôt sur la fortune et taxer les retraites même les plus modestes !

Actes et méthodes

L’attitude bravache de Mme Pénicaud n’y changera rien : elle ne veut pas revenir sur le détricotage du code du travail dont elle continuera de devoir affronter une contestation qui est en train de s’amplifier.

Chacun sait qu’au-delà de la loi travail, d’autres remises en causes sociales sont en route. La suppression des APL aux locataires HLM est une autre preuve de cynisme et de choix de classe que ce gouvernement pratique. Quand le Premier ministre assure que les bailleurs HLM seront contraints de baisser le loyer pour rendre la suppression des APL indolore, il se moque du monde. Il est évident les organismes d’HLM seront ainsi privés de moyens pour construire des logements sociaux.

MANIF 5

On retrouve là la marque de fabrique Macron : d’abord on liquide un acquit et ensuite on propose, pour le futur, de revoir tout un dispositif. Ainsi pour l’APL : première décision, la supprimer pour les étudiants et à présent pour les locataires des logements sociaux (dont les citoyens les plus modestes) et ensuite, promettre une nouvelle politique du logement. Pourquoi ne pas commencer par le début : on met en place une nouvelle politique de logement et après on voit ce que deviennent les aides, si elles sont adaptées ou devenues inutiles… L’inconvénient de cette méthode, c’est qu’il faut du temps, un esprit d’ouverture, de la concertation pour arriver à une adhésion d’une majorité de la population.

Autre exemple : la loi Travail. Mme Pénicaud est une DRH de grandes entreprises dans lesquelles, comme vient de le révéler le journal L’Humanité, elle a touché en 2013, plus d’1,13 million de plus-value sur ses stock-options, en profitant de l’annonce de suppression de postes dans son entreprise de l’époque, Danone. Suppression qu’elle a elle-même assurée ! Elle veut donc faire comme chez Danone : concertation bidon durant des mois, laissant croire qu’il y avait des discussions avec les syndicats… puis divulgation du plan de liquidation du code du travail ficelé depuis longtemps ! Tout en promettant à l’avenir des mesures garantissant la « protection des salariés ». Mais ça, ce sera pour dans longtemps !

Les nouvelles étapes

Forte du succès du 12 septembre, la CGT appelle à une nouvelle manifestation le 21 septembre suivie de celle lancée à l’initiative de la France insoumise le 23 septembre. Trop de manifestations nuiraient à la mobilisation ? On peut penser que toutes les occasions d’exprimer son désir d’une autre politique sont bonnes à prendre et il vaut mieux en avoir plus que pas assez ! D’aucunes voudraient quelque peu instrumentaliser une opposition CGT-France Insoumise sans vraiment se poser la vraie question : pourquoi les autres organisations syndicales restent l’arme au pied.

Le Canard Enchaîné du mercredi 6 septembre a révélé que le gouvernement a reçu la CFDT et Force Ouvrière, le soir du 28 août, pour des négociations secrètes. Evidemment, à l’exclusion de la CGT ! Drôle de manière de pratiquer la transparence ! Durant ces opaques négociations, Laurent Berger (CFDT) et Jean-Claude Mailly (FO) auraient obtenu des concessions. Journée des dupes : car a la publication du projet de Mme Pénicaud, rien n’avait profondément changé dans le texte… Les dupes sont devenus des complices !

Le Canard rappelle également la composition « de choc » du cabinet de Mme Pénicaud : Antoine Foucher, directeur général adjoint du Medef en charge du social jusqu’en 2016, a été nommé directeur de cabinet.  M. Mailly a jugé cette nomination « pas mal » ! Oh, surprise ! On trouve également au poste de directeur adjoint, M. Stéphane Lardy… ancien secrétaire confédéral de Force Ouvrière !

Si toutes ces cuisines politico-syndicales ne sentent pas très bons et rejaillissent négativement sur l’ensemble du syndicalisme, il faut aussi et surtout prendre en compte que de nombreuses organisations départementales et fédérales FO ont appelé à participer aux manifestations.

Au rythme de la perte de confiance de M. Macron, gageons que les foules dans la rue pourront grandir au fil des mois car l’adaptation au forceps de la France au monde « macronien », n’en est, lui aussi, qu’à ses débuts.

Michel Muller

Macronmania

Cela fait, malheureusement, belle lurette que la presse, les médias en général, ne sont plus un contre-pouvoir. Mais entendons-nous sur le terme : contre-pouvoir ne signifie pas être systématiquement « contre » le pouvoir ! La moindre des choses, en démocratie, c’est de respecter le suffrage universel, donc acter le choix des électeurs. Mais il ne peut y avoir de pouvoir sans contre pouvoir, ou alors nous ne sommes plus dans une démocratie.

Tout le monde ne semble pas entendre les choses de la même manière. Ainsi, le tout nouveau président Macron a estimé que son élection au 2e tour valait acceptation de son programme qu’il appliquerait sans défaillance. Où va-t-il chercher cela ? La majorité de ses électeurs du 2e tour ne voulait pas de Marine Le Pen, c’est tout. La meilleure preuve : au 1er tour, moins de 19% des électeurs inscrits ont voté pour Emmanuel Macron. Et donc son programme.

Nous sommes loin, très loin, d’une majorité.
La démocratie ne peut pas s’exprimer qu’une fois de temps en temps lors des élections politiques ! Souvent les élus aimeraient que cela soit ainsi ! Entre deux élections, le citoyen retourne dans sa niche et attend patiemment le prochain scrutin. La démocratie sociale, par exemple, est un moyen d’expression citoyenne permanent, tant dans la cité que dans l’entreprise.

Ainsi, pourra-t-elle s’exprimer si M. Macron a décidé par exemple de s’attaquer au code du travail par ordonnance sans que s’exerce la démocratie sociale! La majorité qui a voté pour M. Macron n’est sûrement pas d’accord pour liquider des textes qui protègent les salariés ! Les intentions du président de la République sont très préoccupantes en matière de respect de la démocratie sociale et de l’acceptation de son rôle de contre-pouvoir.

De son côté, la presse a été très longtemps appelée le 4e pouvoir en plus de l’exécutif, du législatif et du judiciaire. Ce pouvoir devrait exprimer l’opinion publique tout en fournissant des informations concrètes avec une vérification des sources. Elle constitue un moyen de contestation qui informe l’Etat de certains mécontentements des citoyens. Cela ne l’empêche bien évidemment, de soutenir telle ou telle vision de la société, c’est ce qu’on nomme le pluralisme.

Or, depuis de nombreuses années, tout cela a quasiment disparu du champ médiatique. Ne parlons pas de la télévision ou de la radio, mais hormis deux ou trois titres de la presse écrite, celle-ci est également devenu plus ou moins le porte-parole des choix gouvernementaux. Elle a donc abandonné son rôle de contre-pouvoir et les citoyens dans leur immense majorité, la considère comme une simple institution liée au pouvoir.

Le meilleur exemple c’est le niveau de relation des faits et gestes du président de la République. Cette « macronmania » qui semble avoir contaminé tous les médias est ridicule, voire infantile. Ainsi, il s’est trouvé des journalistes pour analyser une poignée de main entre Trump et Macron, pour vérifier sur photo lequel des deux a serré plus fort que l’autre… Et ce n’est pas Gala ou Voici, mais bien le journal dit de référence Le Monde qui s’amuse à te tels balivernes.
Même le traitement politique du G7 a donné lieu à des propos dithyrambiques sur le président Macron : sauf qu’on ne parle que de posture, d’images, de mise en scène. Car ses propos sur le déroulement du G7 sont d’un creux abyssale et ne reflète en rien la réalité.

Il a fallu s’en remettre aux médias allemands pour entendre Mme Merkel fustiger le président des USA en déclarant sans ambages que « ces USA là ne sont plus des partenaires fiables pour l’Europe et que l’Europe devait trouver d’autres partenaires avec lesquels travailler ». La Chancelière n’a pas eu besoin d’une poignée de main pour apparaître comme la vraie dirigeante européenne qu’elle est, sans glamour, ni trompettes de la renommée…

Cette mise en scène de M. Macron comme le super de tout, superman, superprésident, superintelligent, supertalentueux… a un nom : c’est le culte de la personnalité, c’est vendre la fausse croyance de l’homme providentiel qui va être le sauveur suprême. Cela peut marcher un temps mais pas tout le temps. Seuls comptent les actes : quand les retraités verront que leurs revenus vont être ponctionnés pour financer la suppression des cotisations sociales et que les salariés seront obligés, tôt ou tard, de souscrire à des assurances privées pour se soigner rognant ainsi encore plus leur pouvoir d’achat, la réalité reprendra le dessus.

Oui, mais tout cela ce sera après les élections législatives : pour l’heure, il faut rassurer le peuple pour qu’il donne à M. Macron une majorité absolue à l’assemblée nationale avec des députés dont on n’attend qu’une chose : vote et tais-toi. Pour faire passer sans dommage, entre autres, les mesures que je viens d’évoquer.
Raison suffisante, pour que, par notre vote, nous fassions de l’Assemblée nationale, un contre-pouvoir à celui de l’Elysée : ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier est un proverbe qui garde sa pertinence surtout en face d’un « superdécideur »…
Michel Muller

OPTIMISATION FISCALE DANS LA PRESSE : L’ETRANGE M. RICCOBONO

Quand la presse quotidienne nationale a décidé de se séparer de son outil d’impression, elle a confié le travail a un groupe d’imprimeries appartenant à la famille Riccobono. Celle-ci détient le quasi-monopole de l’impression de la presse quotidienne nationale… et lorgne à présent sur la presse régionale. Elle serait même dans les petits papiers de celui qui doit restructurer la presse en Alsace au nom de M. Théry, PDG du Crédit Mutuel. Un rapide constat permet de découvrir que toutes les entreprises du groupe en France sont déficitaires, pour l’une M. Riccobono demande même la liquidation. Or, surprise : à l’examen des comptes, on s’aperçoit que la famille est riche à millions et réalise ses profits… au Luxembourg ! Informations sur un potentiel scandale majeur…

Un groupe aux pratiques douteuses

L’origine du groupe Riccobono se trouve sur la côte d’Azur avec une imprimerie locale offset installée au Muy. De cette modeste place, la famille conquiert en quelques années l’impression de la presse nationale en proposant des imprimeries décentralisées installées dans divers lieux du pays, ce qui permet aux journaux nationaux d’être plus rapidement distribué, à la même heure que la presse régionale. Auparavant, l’impression centralisée sur Paris allongeait considérablement le temps de trajet.

Ainsi, le groupe a pu installer des imprimeries entre autres à Lyon, Vitrolles (près de Marseille), Toulouse, Nantes, Nancy. Les investissements ? Payés essentiellement par les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne qui devenaient la tête du réseau de cette impression et distribution décentralisée… et la pompe à fric de M. Riccobono.

Mais M. Riccobono possède également une imprimerie… au Luxembourg. Il installe donc une holding qui détient tout le groupe dans ce pays, bien connu pour être un paradis fiscal au sein de l’Union Européenne. Cette holding détient plusieurs entités avec un système juridique en cascade… Ce qui permet d’effectuer les opérations les plus étranges…

Les entreprises françaises : des coquilles vides… et une holding riche à millions

Le groupe a créé des sociétés détenues par la « Société européenne d’investissements financier » basée au Luxembourg donc. Par un emboitement digne des poupées russes, tous les actifs des entreprises françaises appartiennent à des holdings luxembourgeoises.

Les contrats commerciaux, une partie du personnel, l’immobilier, la trésorerie sont externalisés des imprimeries françaises. Un contrat de sous-traitance les lie aux holdings et en vertu de ce contrat elles versent des sommes rondelettes en paiement de locations diverses.

Ce contrat établit les obligations et les différentes modalités du donneur d’ordre (la holding) et du sous-traitant (l’imprimerie en France).

Il s’agit donc d’un véritable pillage de l’activité en France : en effet, le chiffre d’affaires se réalise dans l’hexagone mais celui-ci ne bénéficie pas aux établissements français. Par le jeu des obligations, locations, assurances, les ressources sont versées à la holding au Luxembourg. C’est ainsi que toutes les entreprises françaises sont en déficit… et la holding luxembourgeoise est florissante.

Comme d’habitude, tous ces montages sont parfaitement opaques et la direction refuse de donner les vrais chiffres au Comité d’entreprise… Mais c’est mal connaître les salariés quand ils sont acculés par exemple en cas du risque de liquidation de leur imprimerie, ils cherchent et trouvent.

Organiser le déficit pour ne pas payer d’impôts…

On peut estimer que la holding luxembourgeoise a redistribué environ 17 millions d’euros de dividendes sur les six dernières années. Et que les résultats financiers étaient, pour la même période, de 22 millions d’euros, ces résultats intégrant le coût des investissements, des impayés clients, des salaires des dirigeants de des frais financiers. Les dividendes ne seraient donc que des pourboires ? Belle affaire… alors que quasiment tous les centre d’impression affichaient des déficits…

Prenons un exemple : pour imprimer un journal, il faut une rotative. Ainsi, le centre d’impression de Vitrolles possède, entre autres, une machine dont le coût est de 3,9 millions à l’achat. Mais bien qu’installée dans ses locaux provençaux, cette machine ne lui appartient pas, elle est la propriété de la holding luxembourgeoise. Le Centre d’impression paye donc un loyer, rubis sur ongle même quand l’imprimerie était en déficit bancaire sérieux : Il parait que ce n’est pas illégal.

Certes, mais regardons de plus près : depuis 2003, le centre d’impression de Vitrolles a payé… 17 millions de location à M. Riccobono au Luxembourg pour une machine qui coûte 3,9…

Bien évidemment, M. Riccobono ne paye pas d’impôts puisque ses entreprises sont en déficit… et récupère l’argent généré en France au Luxembourg où… il ne paye pas d’impôts.

Immoral et abus de biens sociaux… payés par les aides à la presse ?

Mais que fait M. Riccobono avec tout cet argent ? En tout cas, il ne le réinvestit pas en France : dès que nous en saurons plus, nous tiendrons nos lecteurs informés…

Ce qui est étrange, c’est que les payeurs de M. Riccobono, ce sont les éditeurs de presse. Ceux-ci étaient jusqu’à présent bien contents de trouver un professionnel pour externaliser leur outil d’impression et sa gestion pas toujours aisée.

Les éditeurs payent donc grassement leur imprimeur qui, en situation de monopole n’hésite pas à utiliser tous les moyens (pas toujours les plus délicats) pour augmenter les factures. Mais les éditeurs de la presse nationale ont accès à des aides à la presse entre autres pour se moderniser. Une partie de ces aides sert à payer leur impression et donc vont chez M. Riccobono… qui s’empresse de les faire évader vers un paradis fiscal…

Cet imprimeur est donc un parasite de la presse française. Que la presse nationale ait eu besoin d’un tel individu pour se débarrasser de leur outil d’impression n’est pas très glorieux. Mais si la presse régionale lui emboîte à présent le pays, on sait que les richesses vont continuer de s’accumuler au Luxembourg et ne restera à la France que d’assumer les fermetures d’imprimeries et le cortège de licenciements qui s’en suivra.

Michel Muller

Stocamine : des réactions de candidat-e-s aux législatives

Suite à une question que L’Alterpresse68 leur a posée au sujet du dossier Stocamine, des candidats aux législatives ont réagi. Ou pas. Voilà une liste et un contenu des (non) réponses. Continuer la lecture de Stocamine : des réactions de candidat-e-s aux législatives

Tribulations d’un rédacteur en campagne…

Ce fut vraiment une conférence de presse pas comme les autres en ce lundi 22 mai 2017. Les candidats de la France Insoumise pour les législatives de la 2e circonscription du Haut-Rhin nous invitaient à leur rencontre avec la presse. Le lieu : L’Altenberg UGECAM, 222, route de la Schlucht 68140 Stosswihr. Rendez-vous fixé à 15 h 30. Muni de l’essentiel, c’est-à-dire l’adresse et l’heure, je me mis en route.

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Pour une enquête parlementaire sur le dossier Stocamine

L’article précédent : Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou ! publié dans L’Alterpresse68 le lundi 29 mai 2017, décrit quelques unes des graves anomalies et des épisodes troublants du dossier Stocamine. L’équipe de notre revue électronique y propose une interpellation des candidats aux législatives. Sur la base d’un modèle de proposition de résolution que nous publions ci-dessous, il s’agit de les inciter à s’engager, sitôt élus, à demander la création d’une commission d’enquête parlementaire. Combien accepteront ? Continuer la lecture de Pour une enquête parlementaire sur le dossier Stocamine

Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou !

Michel Sordi ne se représente plus aux législatives. Il ne répond plus aux questions qu’on lui pose. Le silence qu’il s’impose ces dernières semaines et l’omerta qu’il impose depuis toujours ne suffiront pas à nous faire renoncer à nos investigations. Surtout s’agissant d’un dossier de l’importance de celui de Stocamine, qu’un préfet veut enfouir fissa sous des tonnes de bentonite, au fond d’un trou. Continuer la lecture de Dossiers Sordi et Stocamine : sortons la vérité du fond du trou !