Archives de catégorie : Notre Alsace

UNE COMMISSION DES FINANCES OUVERTE ? VRAIMENT OUVERTE ? CHICHE !

Dans la foulée de l’opération communication que la ville de Mulhouse a lancée avec le « Forum Libération » pour afficher la volonté de démocratie de son maire, une « Commission des finances ouverte » a été créée. Plutôt une bonne chose, d’autant plus qu’y siègent des personnalités d’horizons politiques divers, ce qui peut en faire un lieu de débat pluraliste sur un thème essentiel : les finances publiques. En clair, vos impôts…
Lors de la séance inaugurale, l’adjoint-au-maire P. Maitreau a pris la peine de préciser qu’il s’agissait d’une commission « consultative » (donc pas de décision) mais que rien n’était tabou, tout pouvait se mettre sur la table, aucune question ne serait éludée. Mieux, donc, que dans le vrai conseil municipal, consultatif de fait, et où les tabous et les prêchi-prêcha dominent.
L’Alterpresse68 a une suggestion à faire à M. Rottner et ses élus : si ils veulent faire la preuve que cette commission n’est pas qu’un affichage pour « faire bien » sur la bio du maire-candidat-à-de-hautes-fonctions-pour-peu-que-Sarkozy-revienne-aux-affaires (entendez « pouvoir », car pour les « affaires », il n’y a pas vraiment échappé), qu’ils la réunissent sans tarder avant de céder aux exigences de la finance, en mettant à l’ordre du jour de la prochaine commission « le protocole transactionnel » qui coûtera des dizaines de millions au contribuable mulhousien.
On peut leur garantir que cette séance de la «commission des finances ouverte» ne se déroulera pas devant des participants hébétés (voir notre article : des élus hébétés face à une tentative de braquage ; http://lalterpresse.info/?p=900 ), et que notre publication se fera un plaisir de rendre compte avec le maximum de précisions des propos qui seront échangés et des informations qui seront enfin fournies.
Histoire de participer avec nos modestes moyens aux efforts de démocratie et de transparence de notre municipalité.
L’Alterpresse68

Grèce, collectivités locales : même Troïka, même combat !

Nous publions ci-après un texte de Patrick Saurin paru sur Médiapart également disponible sur le lien http://cadtm.org/Grece-collectivites-locales-meme

 L’auteur met en exergue les similitudes tant dans les causes de la dette et les solutions imposées par les banques et les élus politiques qui leur sont inféodés, entre la Grèce et les collectivités locales.

Il cite entre autres le cas de Mulhouse. Son article très complet et très référencié, est une contribution essentielle à la compréhension des enjeux et à la recherche d’autres solutions que celles trouvées, par exemple, par la municipalité de Mulhouse ou des collectivités comme le SIVOM et bien d’autres organismes.

Patrick Saurin est membre du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde (en 2013). Il est l’auteur du livre « Les prêts toxiques : Une affaire d’état ».
Il est également membre de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce, créée le 4 avril 2015

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Annulons les dettes illégitimes issues d’une escroquerie en bande organisée

Une Troïka « à la française »

Au moment où le peuple grec et son gouvernement se voient imposer un nouveau plan d’austérité par la Troïka et l’ensemble des autres gouvernements de la zone euro, en France, une autre troïka s’attaque aux collectivités locales. Depuis plusieurs mois, cette troïka made in France constituée par la Caisse Française de Financement Local (CAFFIL), la Société de Financement Local (SFIL) et Dexia Crédit Local, propose aux collectivités locales victimes des emprunts toxiques un deal qui présente toutes les caractéristiques d’une escroquerie commise en bande organisée.

Au-delà du caractère anecdotique d’avoir en commun un adversaire sans foi ni loi à trois visages, la Grèce et les collectivités publiques françaises partagent le fait d’être les victimes d’une machination qui opère de part et d’autre selon un scénario identique mettant aux prises des acteurs fort semblables.

 Ces protagonistes se répartissent en deux camps : d’un côté, un pays et sa population, des collectivités et leurs habitants, de l’autre, des banques privées et des institutions publiques entièrement acquises à la cause des financiers. Le même scénario se répète invariablement : des banques privées consentent des prêts risqués à une entité publique (ici un État, là des collectivités), encaissent de substantiels profits, puis lorsque survient le risque dont elles sont à l’origine, au lieu de le prendre en charge conformément à leur vocation, elles le transfèrent sur la collectivité publique et les contribuables tout comme les pertes qu’elles auraient dû supporter.

Dans le cas grec, l’opération se réalise à travers un massif transfert de prêts à risque des banques privées vers les structures publiques. En 2009, les banques privées détenaient 80 % de la dette publique grecque que l’on savait déjà irrécouvrable, or en 2015, après les deux memoranda de 2010 et 2012, ce sont des institutions publiques et des États qui détiennent 80 % de cette même dette. Les banques privées se sont débarrassées de la « patate chaude ».[1]

 En ce qui concerne la dette locale française, ces dernières années, les banques privées ont fait souscrire aux collectivités locales des emprunts structurés beaucoup plus rémunérateurs pour les prêteurs, mais beaucoup plus risqués pour les emprunteurs. La commission d’enquête parlementaire a estimé l’encours de ces emprunts à 43,9 milliards d’euros au 3e  trimestre 2008 et a évalué à 18,8 milliards d’euros l’encours à risque de ces emprunts au 3e trimestre 2011.[2]

Le 31 janvier 2013, suite à la faillite de DEXIA qui avait commercialisé 70 % du stock des prêts structurés, l’État français a accepté de faire reprendre le véhicule de refinancement de Dexia Crédit Local, DEXIA Municipal Agency (DEXMA rebaptisée CAFFIL à cette occasion), par la SFIL, une structure 100 % publique [3] spécialement créée à cet effet. C’est donc la SFIL qui gère aujourd’hui le stock de 90 milliards d’encours de dette de DEXIA, dont 9,4 milliards d’euros d’emprunts toxiques représentant un risque estimé au moins au double de ce montant. [4]

Aussi bien en Grèce qu’en France, ces massifs transferts de risques et de pertes ont été réalisés à la suite à des décisions prises par les autorités publiques en dehors de tout processus et de tout contrôle démocratiques, Continuer la lecture de Grèce, collectivités locales : même Troïka, même combat !

UNE LETTRE-OUVERTE AUX ELUS MULHOUSIENS : UN PEU D’ACTION, SVP…

PINOCCHIO

Trois articles vous ont déjà donné un aperçu des dérives mafieuses du système bancaire dont sont victimes les habitants de Mulhouse. Pour cette ville, le montant du butin qui fait l’objet d’une tentative d’extorsion, est considérable. Les méthodes utilisées pour capter et camoufler le larcin et le butin sont vraiment inquiétantes. Comme vous pourrez le lire dans un autre article sur L’Alterpresse,  http://lalterpresse.info/?p=925 cette volonté de ne pas informer n’est pas fortuite, il s’agit bien d’une stratégie de « non »-communication pour permettre à des élus de prendre des décisions qui pourraient être rejetées par les citoyens pour peu qu’ils en aient connaissance.

Le CP68 (Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques) vient d’interpelé les élus mulhousiens, majorité et opposition,  pour les inciter à réagir et dans l’espoir que cette interpellation va circuler et alerter les élus des autres collectivités territoriales françaises concernées par le même problème et les mêmes menaces.

Nous assistons en effet aujourd’hui à la deuxième étape de la mise en œuvre du dispositif imaginé il y a plus d’un an par le pouvoir socialiste qui a préparé le terrain en faisant voter en juillet 2014 – après une première tentative retoquée par le Conseil constitutionnel – une loi scélérate d’amnistie partielle des banques délinquantes visant à désarmer juridiquement les collectivités locales.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre les élus de faire payer, de préférence à leur insu, les contribuables locaux amenés sans le savoir à satisfaire l’avidité de banques plus ou moins cachées (dites de « contrepartie »). Elles exigent le paiement du butin qu’elles ont déjà inscrit dans leur bilan, et ce depuis des années, sous la forme de produits de titrisation, Continuer la lecture de UNE LETTRE-OUVERTE AUX ELUS MULHOUSIENS : UN PEU D’ACTION, SVP…

Dette grecque et dette mulhousienne

Grâce au travail inlassable du CP68, L’Alterpresse68 est en mesure de publier une série d’articles démontrant que la municipalité mulhousienne est en train de se coucher devant la finance et s’apprête à en faire supporter les lourdes conséquences à la population.
Tout cela devait se passer en catimini au sein d’un conseil municipal prié de se taire et devant des représentants de la presse sommés… de ne pas dévoiler les dessous de l’affaire.
L’Alterpresse68 a été créé pour lutter contre ces pratiques et ces censures. Les Mulhousiens, ont le droit d’être informés et leurs élus de la majorité ou de l’opposition ont le devoir d’informer. Nous leur proposerons d’être plus actifs et transparents.
Le hold-up qui va être progressivement décrit dans nos colonnes nous rappelle à bien des égards les sévices et les méthodes qu’ont déjà connu les Grecs. Ce n’est pas pour rien que des dirigeants de ce pays ont pu parler de pratiques « criminelles ». Et il n’est pas exagéré d’affirmer que la situation en Grèce se décline en France dans beaucoup de collectivités, à leur niveau, mais avec la même logique.
Et vous pourrez constater à la lecture de nos prochains articles que sur l’échelle des victimes de la finance, Mulhouse et Athènes sont assez proches. Au point qu’il nous semble aujourd’hui que les remèdes politiques et économiques à utiliser ici devront, pour être efficaces, ressembler à ceux qu’on commence à pratiquer là-bas !…
Même si la sensibilisation et la mobilisation, ici, sont loin d’être les mêmes. Pour l’instant…

L’Alterpresse68

Le fondateur et directeur de publication de la Feuille de chou mis en examen !

liberte

« Convoqué pour première comparution le 10 juin 2015 au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg,  entendu pendant moins d’une heure, j’ai été sans délai mis en examen, selon la procédure propre au droit de la presse, pour « avoir tenu des propos portant atteinte à l’honneur et à la considération de Jean-Claude Bournez » dans deux articles parus en décembre 2014 :

 « Noël à Strasbourg : le chef de la Mission Rom de la Ville de Strasbourg demande l’expulsion d’une dizaine d’enfants dont deux sont des nourrissons »

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/75042

 « Une femme avec neuf enfants laissés à la rue par la Ville de Strasbourg »

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/75221

J’ai répondu aux questions du juge, en niant avoir « porté atteinte à l’honneur et à la considération de Jean-Claude Bournez. ».

D’ailleurs les deux billets nomment « le chef de la Mission Rom…Jean-Claude Bournez », un fonctionnaire et/ou « la Ville de Strasbourg », c’est-à-dire les élus donneurs d’ordres .

 Devant le juge, j’ai relaté les faits constatés sur place et exposés dans les articles incriminés.

J’ai expliqué pourquoi, fils, petit-fils et neveu de membres de ma famille exterminés par les nazis, parce qu’ils étaient juifs, je me suis senti concerné depuis 2012, par la situation des  Roms.

 La Feuille de chou a consacré de nombreux articles à la situation dramatique et inadmissible de ces citoyens de l’Union européenne, sur la base d’une présence régulière, aux côtés d’associations et d’ONG, sur les terrains, dits « illégaux » ou gérés par la Ville..

Tout récemment encore, la Feuille de chou,  a  publié un article sur la chasse quotidienne aux Roms, organisée par la Ville de Strasbourg, avec sa police municipale, contre une vingtaine de personnes, dont un enfant de 9 ans, toutes sans abri.

« Chaque matin peu après cinq heures, des Roms, dont un enfant de 9 ans, sont chassés par la police à Strasbourg. »

 http://la-feuille-de-chou.fr/archives/83146

Intimider et frapper à la caisse

 Au moment où les évacuations de camps roms, sans le relogement pourtant prévu par une circulaire ministérielle, sont quasi quotidiennes en France, ce n’est pas un hasard si la Feuille de chou, comme d’autres médias libres, est menacée par un procès juridique autant que politique.

Il s’agit d’intimider, de frapper à la caisse et de faire taire tous ceux qui s’opposent à ces politiques, comme les personnes mises en examen pour « délit de solidarité » ou participation aux luttes syndicales et écologistes.

C’est pourquoi la Feuille de chou appelle tous les partis, syndicats, associations, individus qui partagent  ces combats, les ami(e)s des Roms, des migrants, des sans-papiers, les associations de défense des droits humains, les antiracistes, les antifascistes, et celles attachées à  la liberté d’expression et à la liberté de la presse, à se mobiliser sans attendre, dès maintenant, et à la rentrée de septembre, avant et pendant le procès, contre cette mise en examen illégitime.

Défendre la Feuille de chou, toujours aux côtés des acteurs sociaux, politiques et culturels, ici comme ailleurs, c’est défendre toutes nos libertés et nos luttes !

Déjà plusieurs organisations locales et nationales  nous ont proposé leur soutien. Nous comptons sur vous pour vous joindre à ce combat. Une pétition est à venir, sans oublier le nécessaire soutien financier. Nous vous tiendrons au courant régulièrement des suites.

Toute correspondance à F2C.media@gmail.com

Jean-Claude Meyer, administrateur de la Feuille de chou

http://la-feuille-de-chou.fr

L’Alterpresse68 : C’est sans aucune hésitation que nous décidons de publier les propos de Jean-Claude Meyer ainsi que les liens d’articles de la Feuille de Chou dont ceux visés par l’affaire. Nous nous associons à l’appel au soutien qui rassemble déjà de nombreuses organisations.

Pour être partie prenante de l’action menée par les associations de défense des migrants, des sans-abris et de toute cette population marginalisée et en profonde détresse, nous ne pouvons que soutenir les initiatives du journal pour informer de la réalité de ce qui se passe et qui est trop souvent complaisamment passée sous silence par la « presse officielle »… Dès que nous aurons des informations supplémentaires sur cette affaire et les moyens de mobilisation mis en place, nous informerons nos lecteurs auxquels nous conseillons de consulter régulièrement le site de ce journal alternatif remarquable qu’est « La feuille de chou ».

34e Foire éco-bio d’Alsace

34e Foire éco-bio d’Alsace au Parc des Expositions de Colmar,  du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2015.

La doyenne des manifestations dédiées aux produits écologiques et biologiques, une des plus importantes dans l’Hexagone, réunira quelque 480 exposant(-e)s (associations incluses).

Depuis 2007 c’est la cité natale du sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi qui accueille cette Foire. Auparavant, celle-ci se tenait, dans un cadre assez bucolique et un tantinet plus convivial, à Rouffach (d’abord l’Allée des remparts, puis la Place de l’église), localité de 4600 habitant(-e)s située à seize kilomètres au sud. Continuer la lecture de 34e Foire éco-bio d’Alsace

EN SOUTIEN AU PEUPLE GREC UN « COLLECTIF 68 » S’EST CONSTITUE

Par son vote le 25 janvier 2015, le peuple grec a exprimé sa volonté de rompre avec les politiques d’austérité menées par le précédent gouvernement et imposées depuis plusieurs années par la Troïka (Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International et Commission Européenne) qui protège d’abord les intérêts de la finance internationale. Ces politiques sont désastreuses et la Grèce connaît une véritable crise humanitaire.

Pourtant, le nouveau gouvernement grec est aujourd’hui confronté à des pressions des institutions européennes et des gouvernements de la plupart des pays qui veulent éviter la mise en œuvre de son programme pour lequel il a été démocratiquement élu. Dans un passé récent, des gouvernements ont refusé de tenir compte du choix de leurs concitoyens : le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel en France en 2005, pourtant ratifié ensuite par le seul parlement en est un exemple flagrant qui ne doit pas se renouveler.

Les prochains mois seront décisifs pour que des politiques permettant de sortir enfin la Grèce de la crise économique et sociale dans laquelle cinq ans de cure d’austérité l’ont plongée, pour que le choix du peuple grec soit respecté, pour construire les bases d’une autre Europe : solidaire, écologique, juste et démocratique.

Nous ne pouvons souscrire à la logique selon laquelle « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens», comme l’a affirmé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne qui a fait le choix de soutenir les banques en imposant le remboursement d’une dette qui, en réalité, a explosé ces dernières années d’austérité, passant de 103%du PIB en 2007 à 176,3% en 2014. Ce sont les choix du peuple souverain qui doivent être respectés et reconnus, c’est également une question de dignité! En cela, la lutte menée par le gouvernement grec pour mettre en œuvre son programme est aussi un enjeu pour le respect de la démocratie dans l’ensemble des pays européens. Son échec éventuel risque de porter Aube Dorée au pouvoir et pourrait ouvrir la porte à l’extrême-droite dans les gouvernements de nombreux pays européens.

Il y a une convergence de politiques en Europe qui conduisent à l’austérité. En France aussi, on gèle les pensions des retraites, on n’augmente pas les salariés et les fonctionnaires, on réduit les effectifs partout. Si le degré d’austérité peut différer d’un pays à l’autre, nous sommes bien sur la même voie.

Le peuple grec qui a voté le changement a besoin de l’expression de solidarités multiples: soutien politique de ses choix certes, mais également des actions concrètes pour surmonter la crise économique et sociale qu’il affronte. Nous contribuerons également à ce soutien en nous mobilisant contre la politique d’austérité chez nous.

Nous, associations, syndicats et partis politiques appelons toutes les forces progressistes, des personnes individuelles du département à contribuer activement à la mobilisation en faveur du peuple grec et de son gouvernement dans le bras de fer engagé avec les institutions européennes. Nous appelons à participer aux actions de solidarité avec la Grèce et tout particulièrement :

  • informer sur la réalité de la situation économique, politique, sociale, démocratique et humanitaire en Grèce à travers tous les médias. Les médias alternatifs seront particulièrement sollicités et mis à contribution ;
  • dénoncer les campagnes médiatiques présentant le peuple grec comme des profiteurs de la solidarité, des personnes ne voulant pas travailler, et dénigrant sans cesse Syriza et son gouvernement progressiste ;
  • appeler les collectivités locales du département à contribuer concrètement au soutien au peuple grec en soulignant les analogies de situation, ici et là-bas, résultant des dettes publiques et des exigences des banques ;
  • participer à la collecte de fonds participatifs pour les initiatives sociales locales grecques et soutenir les initiatives prises dans le secteur de l’économie sociale et solidaire ;
  • créer une relation solidaire de fraternité avec les bénévoles des structures de santé pour participer à la collecte et l’envoi de dons, de matériel médical et de médicaments dans un pays où une grande partie de la population souffre de la faim et est dans l’impossibilité de se soigner ;
  • mettre en œuvre  toute forme de soutien que le collectif déciderait

Les organisations et personnes  membres de la liste du collectif 68 de soutien au peuple grec restent évidemment libres de soutenir ou non telle ou telle initiative proposée. C’est également dans le respect des choix de chacun de ses membres, mais aussi parce qu’il est conscient de la nécessité d’un travail en réseau, que le collectif cherchera à s’inscrire dans des initiatives de niveau national ou international poursuivant les mêmes objectifs.

Le « Collectif 68 » s’assurera que ses actions de soutien répondront aux besoins les plus importants de la population grecque, entre autres en prenant directement contact avec des associations, organisations locales…

Par nos actions, nous voulons contribuer à créer un espoir parmi les peuples européens, et toutes les forces sociales et politiques qui luttent contre l’austérité et pour la démocratie pour démontrer que d’autres choix économiques, sociaux, écologiques, sont possibles.

Mulhouse, le 22 avril 2015

Premières organisations et personnes signataires :

L’Alterpresse68, A Contre-Courant, Alternatifs 68, Alternative libertaire, Attac68, CP68, EELV Mulhouse 3 Frontières, IPDC, CGT (UD et USR), Ligue des Droits de l’Homme, PCF68, Parti de Gauche 68,

Jean-François Barjonet, André Barnoin, Noëlle Casanova, Nicolas Chevalier-Roch, Bernard et Geneviève Enggasser, Alain Fremiot, Jean-Jacques Greiner, Claude Holler, Michel Muller, Sylviane Muré, Daniel Muringer, Aline Parmentier, Nadia Peter, Christophe Pouysegur, Jean-Marie Rocklin, Christian Rubechi, Bernard Schaeffer, Djamila Sonzogni, Hubert Strauel, Jean-Marie Stoerkel, Roger Winterhalter

Si vous souhaitez faire partie de cette liste contactez postmaster@lalterpresse.info, ou, par voie postale : L’Alterpresse 68 BP 12123  68060  Mulhouse cedex 2. Vous êtes cordialement invité à participer à la réunion du 11 mai 2015 mentionnée dans le texte « Collectif 68 » : infos pratiques et diverses mis en ligne sur ce site.

 

Un rude coup porté à l’allemand au collège

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Le 12 mars 2015, la Ministre de l’Education Nationale a présenté son projet de réforme du collège au Conseil Supérieur de l’Education. Ce projet acte la suppression des classes bilingues en 6e.

Tous les élèves commenceront une deuxième langue en 5e, et n’auront plus la possibilité de l’apprendre dès la 6e dans ces classes bilangues. En 5e, cette deuxième langue vivante sera enseignée pendant… deux heures par semaine. Continuer la lecture de Un rude coup porté à l’allemand au collège

Entretien sur le terrain : « Vivement que la gauche vienne au pouvoir… »

nadia et christophe

Les élections régionales se préparent déjà. L’Alterpresse68 en  fait un thème majeur dans ses publications d’ici décembre 2015. Et de commencer par essayer de mieux comprendre ce qui s’est passé aux élections départementales avec les résultats qu’on connaît dans notre région et que nous avons déjà maintes fois évoqués.

Nous nous sommes intéressés cette fois-ci au canton de Wittenheim : c’est le canton dans lequel le risque de voir un binôme Front National élu était le plus important puisqu’il arrivait en tête avec près de 40% des suffrages. Loin devant un binôme incertain Pierre Vogt (« Indépendant »)-Marie-Pierre Vallat (PS), avec une abstention de près de 55%.

Les candidats et responsables Front de Gauche du canton et de la ville, crédité de 5,33% des voix (7% à Wittenheim ville) ont refusé d’appeler à soutenir ce binôme malgré les appels de leurs instances et il nous a paru intéressant de leur demander pour quelles raisons.

Au second tour, Pierre Vogt et Marie-Pierre Vallat récoltent le nombre de voix suffisantes pour battre le FN… et Pierre Vogt, dès le lendemain, déclare qu’il siègera avec la droite dans le conseil départemental. Le pire opportunisme Continuer la lecture de Entretien sur le terrain : « Vivement que la gauche vienne au pouvoir… »

L’immersion, pour apprendre l’alsacien aux enfants

thierry kranzer

Il y avait monde ce jeudi 16 avril au Stammdisch de Rouffach pour une soirée consacrée à l’apprentissage de la langue alsacienne. Thierry Kranzer, président de  l’Union Alsacienne de New York, attaché de presse aux Nations Unies, mène un combat permanent pour la défense de la langue alsacienne et est venu pour présenter le Fonds international pour la langue alsacienne (FIAL).

REDEVENIR UNE LANGUE D’USAGE

La réflexion du conférencier est bien structurée : si aujourd’hui il y a encore 30% de locuteurs alsaciens dans la région, chez les jeunes ils ne seraient plus que 3%, ce qui signifie que l’alsacien est voué à la disparition si rien n’est fait.

Il rappelle qu’une langue se meurt au bout de trois générations si elle n’est plus utilisée couramment. Or, les jeunes bambins sont la 4e génération après la seconde guerre mondiale et devrait être la génération renversant la tendance. Il fait le pari qu’en prenant les mesures nécessaires, la langue pourra à nouveau être parlée fréquemment au bout des prochaines trois générations.

Mais la difficulté réside dans le fait que l’alsacien n’est plus parlé à la maison, ni dans les médias, ni dans la vie économique, ni dans la sphère administrative et, évidemment, ni à l’école.

C’est pourquoi il prône l’ « immersion », c’est-à-dire de créer des  lieux d’accueil pour les plus petits (crèche, jardins d’enfants, maternelles) dans lesquelles ne serait parlé que l’alsacien.

Arrivés en primaire, les enfants devraient poursuivre leurs études en classes bilingues français-allemand, sachant Continuer la lecture de L’immersion, pour apprendre l’alsacien aux enfants