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La France barbare…

Les actes exercés par quatre policier à Aulnay-sous-Bois sont révoltants et relèvent de la barbarie. Quatre pour contrôler un gamin sans histoire, dans les rues de cette banlieue parfois un peu turbulente, cela fait déjà beaucoup. Mais cette violence ! Les coups pleuvaient drus et cela se termine par un viol, un des policiers ne trouvant rien d’autre à faire que d’enfoncer sa matraque télescopique dans l’anus du jeune garçon. Grièvement blessé, sûrement marqué à vie physiquement et psychologiquement.

L’affaire est tellement sordide que tout le monde, même le maire très droitier, ancien policier et dirigeant du syndicat Alliance, Bruno Beschizza, condamne l’acte et soutien la famille.

La justice à deux vitesses

Les policiers ont été mis en examen, l’un pour viol, et les trois autres pour violences volontaires en réunion. Ils ont également été suspendus et placés sous contrôle judiciaire. Aucuns n’a été incarcéré : pourtant le viol est passible des assises. Drôle de mansuétude : comme quoi la justice, elle aussi, fonctionne apparemment à deux vitesses.

Mme Le Pen ne voit pas de bavures, « mon principe de base c’est le soutien aux forces de police et de gendarmerie », dit-elle, avec un mouvement de menton mussolinien.

Le fameux syndicat policier Alliance, lui «  s’interroge sur ces mises en examen décidées sous la pression médiatique et rappelle que la présomption d’innocence s’applique à tous, et de la même façon aux policiers dans l’exercice ou à l’occasion de leurs fonctions.  Jusqu’à preuve du contraire, Alliance Police Nationale apporte son soutien à nos quatre collègues mis en examen et interdits d’exercer. »

Voilà ce qui caractérise les syndicats corporatistes : la défense des intérêts de ses seuls adhérents, ce qui conduit automatiquement à une posture réactionnaire et d’exclusion de l’autre. On comprend son penchant pour les idées de droite, de préférence les plus extrêmes.

Il est vrai que le policier barbare serait « effondré et explique qu’il s’agit d’un accident ». Ben voyons, la matraque s’est égarée dans l’anatomie du jeune homme dont le pantalon est tombé tout seul, peut être avait-il oublié ses bretelles ? Que l’Inspection générale de la police national (IGPN) reprenne ces balivernes incroyables montrent bien que être contrôlé par ses pairs autorise toute les dérives, même les plus viles…

Lamentable et indigne

Nier l’évidence à ce niveau est lamentable et indigne. Evidemment, nous n’allons pas ici clouer au pilori tous les policiers. Pourtant, des études et des chiffres interpellent.

Une enquête du Défenseur des droits révèle que « les jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes» ont «une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés que l’ensemble de la population. Selon la même étude, ils seraient davantage tutoyés (40% contre 16% de l’ensemble), insultés (21% contre 7% de l’ensemble), ou brutalisés (20% contre 8% de l’ensemble).

Cette affaire à Aulnay survient 6 mois exactement, jour après jour, où à Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré est mort étouffé par les gendarmes venus l’arrêter et aujourd’hui encore sa famille se bat pour savoir la vérité : mais le procureur ne semble pas pressé.

50% pour le Front national!

La police et la gendarmerie relève de l’autorité politique, elles sont sous leur contrôle. Elles sont, il est vrai, en première ligne des violences de toutes sortes. On leur a réduit les moyens et on leur en demande de plus en plus. Mais elles ne peuvent faire tout et n’importe quoi : leur crédibilité et leur autorité ne se mesurent pas à la violence qu’elles sont capable de développer. En disant, comme le font les ministres de l’Intérieur successifs, ceux de la droite comme les socialistes, qu’ils couvrent la police, que l’état d’urgence permet d’écorner l’état de droit, ils ne rendent pas service, ni à la police, ni à la société.

Le CEVIPOF, le centre de recherche de Sciences-Po, a fait part d’une étude démontrant que plus de la moitié (51,5%) des policiers et des militaires interrogés voteraient pour le Front national alors qu’il n’était « que » de 30% en 2012. On ne va pas ici faire une analyse sociologique de cette anomalie. Mais des responsables politiques devraient en tenir compte et faire preuve de la même rigueur envers les bavures policières que pour les autres violences.

Obtenir le rejet de la loi sur la légitime défense

Faire de la démagogie comme le font MM. Cazeneuve et Le Roux en voulant faire passer un projet de loi assouplissant la légitime défense pour la police et la gendarmerie en les autorisant à faire usage de leur arme quand une personne s’enfui pour se soustraire à un contrôle, est irresponsable. Et vouloir l’étendre aux policiers municipaux comme le veut la majorité du Sénat (sauf les Ecologistes et les Communistes) est doublement irresponsable.

Cela aussi mériterait d’être dans la rue et ne pas laisser les seules associations organiser les manifestations. Si aucune idée de fond ne surgit de ces expressions d’indignation, ce qui émergera de ces mobilisations sera la « haine du flic ». Dont le Front National sera le seul bénéficiaire.

De nombreux sociologues le clament depuis longtemps : la violence appelle à la violence. Si la seule réponse du gouvernement, c’est de renforcer l’armement des policiers et leur donner un « droit de tuer », ce sera inévitablement l’escalade ! Se demande-t-on pourquoi en Grande-Bretagne où la police n’est pas armée, il y a moins de violences qu’aux Etats-Unis où non seulement la police mais également les citoyens disposent d’armes parfois très puissantes !

Là encore, nous ne pouvons que déplorer que le gouvernement qui se réclame de la « gauche », n’a trouve que des solutions conservatrices, réactionnaires et rétrograde pour le problème de la sécurité.

Et ce serait bien que, dans la campagne électorale, on parle plus de la volonté de la réconciliation de la police et des citoyens. Quand la police commence à faire peur à ceux qu’elle est censée protéger, une grande partie de la démocratie fout le camp !

Michel Muller

La grande réussite des bus Macron!

Rappelez-vous, en juillet 2015, l’alors Ministre de l’Economie de M. Valls imposa, à coup de 49-3, une loi libéralisant le transport national par autocar. Cette loi devait mener à la complémentarité des modes de transports, entre le rail, l’aérien et la route.
Rappelez-vous : ces dernières avaient arrêté le travail le lundi 24 octobre à 16 h 38 pour protester contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes.
Cela devait aussi désenclaver les territoires et, surtout, permettre aux moins fortunés de voyager puisque un trajet Strasbourg – Paris par Flixbus vous coûtera entre 15 ou 30 euros en fonction de la date choisie contre 107 euros en TGV. Evidemment, vous aurez le temps de voir le paysage puisqu’il vous faudra 6 h 20 pour atteindre la capitale là où le train en met un peu moins de 2 h… Mais bon, admettons, si Paris ne vaut plus une messe, elle vaut bien quelques miches endolories…
On nous promettait la création de 22.000 emplois, des entreprises allaient fleurir quasiment dans chaque ville… oubliant juste que la plupart d’entre elles n’ont pas de gare routière…
Il y eut bien quelques voix qui s’élevaient pour s’interroger si c’était vraiment une bonne idée de multiplier les autocars sur des autoroutes déjà pas mal encombrées par les poids-lourds, rien que l’A36 et l’A35, c’est déjà quelque chose, mais si vous prenez l’A1 de Paris vers Lille… l’enfer !
D’autres s’interrogeaient si cela était vraiment opportun en pleine période d’application de la COP 21 dans laquelle la France voulait être l’élément le plus vertueux.
Car pour le bilan carbone, le bus devra repasser ! Quand un TGV émet 13 grammes de CO2 par km, l’autocar en émet 10 fois plus, 130 grammes !
Mais tout cela fut balayé. M. Macron rappelant même que les TER étaient la plupart du temps vides ou peu occupés. Il ne devait pas prendre souvent le Mulhouse – Colmar ou Strasbourg… Mais peu de monde mis cette contradiction entre la politique sur l’environ et celle sur le transport du gouvernement en évidence.
Alors, où en sommes-nous aujourd’hui. Eh bien, il y a bien eu près de 4 millions de passagers, des lignes interurbaines ont été ouvertes, 200 environ…Par contre, nous sommes loin, très loin, des 22.000 emplois puisqu’on en compte tout juste… 1.450 ! Et encore, une des six sociétés d’autocars, Mégabus, est en train de fermer en licenciant 175 salariés.
Evidemment, les prix bas et la concurrence féroce entre les opérateurs conduisent à des problèmes économiques. Pour un des acteurs, Transdev, filiale multinationale de la Caisse de dépôt et de Véolia, aucune ligne n’est véritablement rentable et ses pertes se comptent à une dizaine de millions d’euros par an. Le géant allemand Flixbus, 47% du trafic en France, lui, commencent à supprimer des destinations et dégage des bénéfices grâce à ses 90% du trafic allemand.
Dans ces conditions, pas sûr que les 22.000 emplois se concrétisent un jour. D’autant plus que le taux de remplissage des autocars n’est que de 40%, pas beaucoup mieux que les TER…
Mais c’est la SNCF qui tient le pompon : elle a créé une filiale de bus, Ouibus, pour se faire la concurrence elle-même en quelque sorte. Cela lui a coûté 250 millions d’euros sur la seule année 2015, en renflouant en plus des pertes à hauteur de 50 millions d’euros.
Sa consoeur allemande, la Deutsche Bahn avait imaginé un parcours identique dès 2013 date de libéralisation du marché allemand, mais en mesurant le poids des pertes accumulés, elle a vite jeté le manche.
En un an, la loi Macron a réussi l’exploit de déstructurer massivement tout le secteur du transport. Elle a justifié des fermetures de lignes ferroviaires dans des régions et a ainsi « réenclavé » des territoires. Le transport est devenu une compétence régionale en France et en privant les TER de passagers, le maintien indispensable de certaines lignes deviendra plus onéreux et devra être assumé par les contribuables.

Ainsi, une poignée d’entreprises d’autocar aura le monopole sur les lignes rentables pour lesquels elle pourra, tôt ou tard, imposer des prix de billet comme bon lui semble. Pour les passagers, ne resteront plus alors que les miches endolories…
Michel Muller

Loi travail, et si on en causait ? – Le podcast de « Un autre son de cloche »

En partenariat avec radio MNE (107,5 Mhz sur Mulhouse), de jeunes lycéens et étudiants, mais également des syndicalistes et des responsables politiques locaux se sont entretenus avec l’équipe de l’Alterpresse, au sujet de la loi travail, et plus largement des perspectives du mouvement social, quelques heures après la manifestation du 30 mars 2016 à Mulhouse.

Nous vous proposons donc de retrouver ici bas l’intégralité de l’émission « Un autre son de cloche », enregistrée le 30 mars 2016 à 20 heures, dans les studios de Radio MNE.

Loi sur le travail : Faut-il attendre le 31 mars ?

Cinq cent mille manifestants dans toute la France le 9 mars dernier qui veulent le retrait de la loi de liquidation du code du travail. Deux mille pour le moins à Mulhouse ce qui ne s’était plus vu depuis longtemps.

Le 12 mars, les « rassemblements » à l’appel des organisations syndicales CFDT – UNSA – CFTC – CFE-CGC et la deuxième organisation étudiante FAGE, n’ont pas eu le succès attendu. Ce qui fragilise évidemment la position de « renégociation de la loi ».

La CGT, la FSU, Force Ouvrière, l’UNEF et l’UNL appellent à présent à une manifestation le 31 mars prochain. Alors que le gouvernement tente une opération déminage dès le 14 mars. Faut-il attendre aussi longtemps pour réagir ?

Ndlr: vous trouverez en fin d’articles une série de photos gracieusement mis à disposition par Pierre Dolivet, photographe indépendant, qui a couvert la manifestation du 9 mars. Qu’il en soit chaleureusement remercié.

Un succès indéniable des manifestations

C’est le contexte dans lequel elle se déroule qui définit le succès d’une manifestation. Celle du 9 mars est sans aucun doute à ranger dans la colonne réussite. Comme le disait Jacques Rimeize, secrétaire général de l’Union départementale FO rencontré dans la manifestation à Mulhouse, « nous avons eu très peu de temps pour nous préparer à la participation à cette action décidée par les jeunes. Et nous avons été entendus ».

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Le peu de jeunes étudiants dans la manif ? Jacques Rimeize tempère : « Mulhouse n’est pas une ville universitaire de la dimension de Strasbourg. Ce sont surtout les lycéens qui sont organisés ici. Pas de quoi s’inquiéter ! »

Indiscutablement, la forte présence syndicale dans la cité haut-rhinoise, sous les bannières de la CGT, de Force Ouvrière, de Solidaire et de la FSU semble démontrer que nombre de salariés étaient mobilisés. La présence de la Fédération autonome de la Fonction publique territoriale (FAFPT) montrait que le secteur public dans lequel œuvrent de plus en plus de salariés contractuels se sent également concerné. La belle participation de la CFDT (Métaux et Chimie) dans le défilé est aussi une indication : si les « états-majors » syndicaux ont une stratégie différente, les choses ne sont pas aussi simples sur le terrain où la volonté de voir les syndicats s’unir est très forte.

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Un « tour de chauffe » ?

Eliane Lodwitz et Arnaud Anthoine (Union départementale 68 CGT) étaient eux aussi satisfaits de la mobilisation. « Cela fait longtemps que nous n’avons pas vu autant de monde dans la rue. Nos syndicats CGT ont bien répondu. Mais pour nous, cela n’est qu’une première étape. Il faudra continuer pour arriver au retrait du projet de loi. »

Effectivement, le gouvernement a mesuré la dimension du rejet et de la capacité de mobilisation qui se dessine. Si la loi sur la réforme du code du travail est au centre de la contestation, d’autres sujets latents, antérieurs à cette loi, amplifient le mécontentement. L’état d’urgence perpétuel, la politique sécuritaire, la politique d’austérité et son impact sur le pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage.

Et un sentiment qui gagne du terrain : celui de s’être fait avoir par les promesses d’un président avant les élections et la réalité de sa politique.

La crainte d’un mouvement social d’envergure

Le 9 mars, les syndicats ont rejoint un appel des organisations de la jeunesse, y compris du Mouvement des Jeunes socialistes. Si les exemples de reculs des gouvernements devant la colère de la jeunesse sont nombreux, chaque situation est pourtant différente. Et le gouvernement à raison de s’inquiéter de l’extension possible d’un mouvement qui agrège autant de motifs de mécontentement.

Traiter les jeunes d’ « inconscients » comme le fait l’ancien président Sarkozy relève plus de l’incantation que de la réalité. La génération qui est aux portes du monde du travail a vu ce que ses aînés endurent : contrat limité, stage non rémunéré alors qu’ils travaillent réellement, conditions de travail de plus en plus dégradée, code du travail non respecté… Ils ne veulent plus de cela.

Et c’est pourtant ce que la loi El Khomri veut graver dans le marbre d’un nouveau code du travail.

Mais le monde du travail, lui aussi, commence à relever la tête. Il voit bien que tous les sacrifices qu’on lui a demandé pour « combattre le chômage » n’ont servi à rien et que le nombre d’exclus est de plus en plus importants. Seuls les tripatouillages des chiffres de Pôle Emploi permettent de masquer la catastrophe.

Alors que le spectre de la pauvreté s’éloignait de plus en plus pour certaines catégories de la population, une grande partie d’entre elles ne se sentent plus protégés et considèrent que cela peut aussi leur arriver.

D’ordinaire, le malheur n’est pas toujours synonyme de mobilisation ou de révolte. Sauf quand il y a une prise de conscience que les intérêts particuliers des uns se défendront mieux en les partageant avec d’autres. En sommes-nous là ? C’est encore à vérifier, mais la panique gouvernementale devant cette mobilisation naissante semble indiquer que cette éventualité soit prise en compte.

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Le dérapage du MEDEF

Ce n’est pas un scoop : le MEDEF (beaucoup plus que la CGPME ou l’Union Patronale des Artisans UPA) soutient de toutes ses forces la loi. Et cela se comprend puisqu’il est le seul gagnant dans l’affaire.

Le journal Les Echos vient de dévoiler les pressions que Pierre Gattaz, président de l’organisation patronale, vient d’exercer sur la CFT-CGC et qui est révélatrice des rapports qu’ont certains syndicales avec le MEDF.

Vendredi soir donc, le site des Echos a dévoilé les messages que Pierre Gattaz  aurait envoyés à la présidente de la Confédération des cadres, CFE-CGC, Carole Couvert.

Le président du Medef la menace de ne plus la « soutenir » si elle persiste dans son opposition au projet de loi El Khomri sur le marché du travail.

«L’attitude de la CGC est incompréhensible et nuisible. Vous avez déjà planté la loi MDS (ndlr : Modernisation du dialogue social). Vous n’allez pas nous planter la loi MEK (ndlr: Myriam El Khomri)», écrit le dirigeant patronal. Puis il ajoute : «Si vous persistez dans cette attitude « cgtiste » sur cette loi, le Medef en tirera toutes les conséquences sur nos discussions en cours». Et il se fait  plus précis : «Ce que je veux dire c’est que nous (ne) vous soutiendrons plus dans votre combat pour les cadres si vous plantez la loi MEK».

Bonjour l’indépendance syndicale !

Les manœuvres de M. Valls

Il n’est pas dans nos habitudes de critiquer les organisations syndicales quelles qu’elles soient. Elles ont des orientations différentes et des difficultés à trouver la voie unitaire. Dont acte.

Mais apparemment, elles sont toutes d’accord pour considérer que le projet de loi initial est inacceptable et certaines d’entre elles ( les « réformistes ») ont mis en avant neuf propositions de changement dans le texte.

Les avis divergent sur le fait que ce texte soit amendable ou non. Nous verrons au résultat que le premier ministre veut rendre publique le 14 mars. Il semble que des modifications plus ou moins marginales sont envisagées. Et bien évidemment, retirer la loi dans le contexte actuel serait un désaveu de toutes la politique menée par François Hollande depuis sont élection.

Le rapport de force qui s’est exprimé est-il suffisant pour faire reculer le gouvernement ? On peut penser qu’il en est encore à croire que des manœuvres politiques, l’appui de certains syndicats dont les motivations sont plus politiques que syndicales, peuvent lui permettre de passer le cap.

Pourquoi attendre le 31 mars ?

Dès lors se pose la question : pourquoi les organisations syndicales et étudiantes qui se sont rencontrées il y a plus d’une semaine à présent, veulent attendre le 31 mars pour une nouvelle action. Les étudiants proposent que dès le 17 mars, de nouvelles manifestations soient organisées.

On peut comprendre qu’une date est fixée en fonction du temps qu’il faut pour optimiser la mobilisation.

Pourtant, il semble bien que la population de notre pays est bien consciente des enjeux et des risques. Alors, si on accélérait le processus ?

Michel Muller

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Ci-dessous les photos de Pierre Dolivet

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (51)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (16)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (48)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (4)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (20)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (50)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (11)

manif. mulhouse 9 mars 2016 contre la loi el khomry (39)

Samedi 27 février, Notre Dame des Landes…

NDDA

Samedi 27 février : au long du barreau routier partie de la future desserte de l’éventuelle future plate – forme aéroportuaire de Notre – Dame des Landes, entre les RN 65 (Nantes Vannes) et 137 (Nantes Rennes).

Notre Dame des landes elle- même a peut être lu ces panneaux, banderoles, pancartes, portés joyeusement dans le cortège de dizaines de milliers de manifestants qui occupaient entièrement ces 5 kilomètres d’asphalte ?

« Oui aux oiseaux, non aux lacrymaux », « Stop aux avions, oui aux tritons », « Cop 21 en décembre, kérosène en janvier », « Bure, Fessenheim, grands projets inutiles », « Des courgettes, pas des jets », « Remi Fraisse, mort à Sivens »…

Mais aussi : « TOTALe ment responsable », « Vinci – concessionnaire du futur éventuel aéroport – dégage »…

Ou encore : « Touche pas à ma terre », « Touche pas à ma ZAD », « Solidarité climat », « Sauvons la ZAD et le Code du travail », « Entendez- vous dans les campagnes nos vaillants paysans ? » « Mort à l’état d’urgence »…

Peut – a- elle vu fleurir des drapeaux régionaux, les quelques bonnets rouges portés par des manifestants, quelques drapeaux de partis politiques (Parti de gauche, EELV, organisations anarchistes, PCF, NPA…) ou de syndicats (CGT, Solidaires, Confédération paysanne..), remarqué les « tracteurs vigilants » de paysans locaux ?

Et maintenant ? Après cette énième mobilisation des anti-aéroports dont les organisateurs et les participants estimaient qu’elle avait été la plus forte de toutes (des médias locaux avançaient samedi soir le chiffre de 50 000 participants) ?

Référendum?

Un référendum local est donc annoncé par le gouvernement : mais référendum imbroglio ou référendum vrai ? Sur quel périmètre de populations pour un projet national.

Avec le support légal de la future possible Haute autorité de la participation du public sur le dialogue environnemental ?

A l’échelle de la Pays de Loire dont le président refuse l’idée de l’organiser ?
A l’échelle du département de Loire Atlantique pour un projet qui en impacte directement au moins 5 ?
A moins que le référendum ne soit formaté comme celui de la version projet de loi sur le travail conçu pour contourner si nécessaire les représentations syndicales majoritaires dans une entreprise, ou rejouer une version de référendum sauce 2005, rejeté massivement par le corps électoral français mais voté par le Parlement deux ans plus tard ?

Tous les juristes sérieux pointent les raisons d’invalidation d’un référendum sur le sujet Notre Dame des Landes dans le paysage légal et réglementaire qui est le nôtre.

Les opposants au projet d’aéroport exprimaient pour leur part samedi leur scepticisme quant à la solution référendaire mais pointent l’absence totale d’informations sur le sujet à l’heure actuelle, comme la difficulté d’organiser un débat public suer un sujet ou expertises et contre – expertises s’enchaînent depuis 15 ans ?

Et si Notre Dame des Landes elle-même avait une solution ? Sur un bout de nuage, pour ne pas l’oublier, je crois savoir qu’elle a recopié samedi une grande inscription taguée sur l’asphalte et appelant à l’unité : « Des fissures de la ZAD sortent les racines de leurs projets ».

Et sur une banderole on pouvait également lire samedi : « l’abandon, c’est maintenant ».

Christian Rubechi

De la culture cinéphilique en milieu départemental

« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », persiflait délicieusement le Dieu de la jactance, Monsieur Audiard.
Gageons que le cador Straumann, président du Conseil départemental du Haut-Rhin, doit émarger au sein de la vaste confrérie depuis quelques temps déjà.
Après avoir réinstauré le cassage de cailloux pour délit de grande pauvreté, le voici franchissant au trot le mur du çon en apparat de grand mamamouchi sud-alsacien.
Lundi 22 février 2016, le journal « l’Alsace » relatait en effet le courroux qui l’étreignait alors qu’il se bornait à propager la bonne nouvelle bénévolante, aux larbins pas franchement convertis. Il se trouve qu’une poignée d’empêcheurs de besogner pour des nèfles lui mordillait méchamment la soutane depuis une plombe. Ce à quoi il leur répondit, brandissant haut le portrait de Saint-Turbin: « Une partie de l’élite intellectuelle, osant même parler du retour du STO (Service du Travail Obligatoire) de sinistre mémoire, en oubliant de regarder du côté des pays anglo-saxons qui connaissent des niveaux de chômage bien plus faibles que nous. »
Il avait bien raison le Rico. Les anglishes c’est vraiment les rois du monde question boulot ! On peut même dire qu’ils dispersent la corvée, et ventilent la dèche, comme pas deux européens sauraient se tirer la nouille à Bruxelles ! On repère même qu’ils ont inventé le contrat de travail « zéro heure ». Ce qui veut dire que le bourgeois dispose de toi quand le besoin le presse, sinon tu repasseras la semaine des quatre !
On n’en croit pas ses cages à miel ! C’est un peu comme le « bénévolat » de Straumann : on te sonne au lance-pierre et t’aboules la bidoche pour pas une thune ! Si tu refuses, t’iras visiter la camarde la gueule ouverte, elle au moins te fera bouffer du pissenlit…
Y a pas à dire, la vie politique pour Straumann, c’est pas seulement du cinéma.

Mario DI STEFANO

Goodyear : lettre ouverte aux élus et responsables socialistes

 

Nous reproduisons ci-dessous une lettre ouverte adressée le 1er février 2016 par le PCF 68 à 3 élus socialistes (Patricia Schillinger, Sénatrice ; Cléo Schweitzer, Conseillère régionale ; Antoine Homé, Maire de Wittenheim, Conseiller régional) et aux responsables de la fédération du PS du Haut-Rhin qui sont interpellés sur la condamnation des syndicalistes de l’entreprise Goodyear.

GoodyearPatronsVoyous

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Le joyeux noël des retraités de la Ville de Mulhouse et M2A

A peine venaient-ils de terminer de voter, et bien, à ce qu’on leur serinait depuis l’annonce des résultats, que le facteur vint apporter la nouvelle aux personnels retraités de la Ville de Mulhouse et de la M2A : la prime de Noël de leur amicale ne sera pas à la hauteur de ce qu’ils avaient l’habitude de percevoir. Elle a été amputée de moitié. Celles et ceux qui comptaient sur cette somme pour effectuer leurs achats de Noël devront revoir leurs listes. Et comme si cela ne suffisait pas, il leur était précisé que cela préludait à la suppression définitive de la dite prime dès l’année prochaine.
On jugera de l’élégance du procédé. Continuer la lecture de Le joyeux noël des retraités de la Ville de Mulhouse et M2A