Archives pour la catégorie Medias

Le fondateur et directeur de publication de la Feuille de chou mis en examen !

liberte

« Convoqué pour première comparution le 10 juin 2015 au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg,  entendu pendant moins d’une heure, j’ai été sans délai mis en examen, selon la procédure propre au droit de la presse, pour « avoir tenu des propos portant atteinte à l’honneur et à la considération de Jean-Claude Bournez » dans deux articles parus en décembre 2014 :

 « Noël à Strasbourg : le chef de la Mission Rom de la Ville de Strasbourg demande l’expulsion d’une dizaine d’enfants dont deux sont des nourrissons »

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/75042

 « Une femme avec neuf enfants laissés à la rue par la Ville de Strasbourg »

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/75221

J’ai répondu aux questions du juge, en niant avoir « porté atteinte à l’honneur et à la considération de Jean-Claude Bournez. ».

D’ailleurs les deux billets nomment « le chef de la Mission Rom…Jean-Claude Bournez », un fonctionnaire et/ou « la Ville de Strasbourg », c’est-à-dire les élus donneurs d’ordres .

 Devant le juge, j’ai relaté les faits constatés sur place et exposés dans les articles incriminés.

J’ai expliqué pourquoi, fils, petit-fils et neveu de membres de ma famille exterminés par les nazis, parce qu’ils étaient juifs, je me suis senti concerné depuis 2012, par la situation des  Roms.

 La Feuille de chou a consacré de nombreux articles à la situation dramatique et inadmissible de ces citoyens de l’Union européenne, sur la base d’une présence régulière, aux côtés d’associations et d’ONG, sur les terrains, dits « illégaux » ou gérés par la Ville..

Tout récemment encore, la Feuille de chou,  a  publié un article sur la chasse quotidienne aux Roms, organisée par la Ville de Strasbourg, avec sa police municipale, contre une vingtaine de personnes, dont un enfant de 9 ans, toutes sans abri.

« Chaque matin peu après cinq heures, des Roms, dont un enfant de 9 ans, sont chassés par la police à Strasbourg. »

 http://la-feuille-de-chou.fr/archives/83146

Intimider et frapper à la caisse

 Au moment où les évacuations de camps roms, sans le relogement pourtant prévu par une circulaire ministérielle, sont quasi quotidiennes en France, ce n’est pas un hasard si la Feuille de chou, comme d’autres médias libres, est menacée par un procès juridique autant que politique.

Il s’agit d’intimider, de frapper à la caisse et de faire taire tous ceux qui s’opposent à ces politiques, comme les personnes mises en examen pour « délit de solidarité » ou participation aux luttes syndicales et écologistes.

C’est pourquoi la Feuille de chou appelle tous les partis, syndicats, associations, individus qui partagent  ces combats, les ami(e)s des Roms, des migrants, des sans-papiers, les associations de défense des droits humains, les antiracistes, les antifascistes, et celles attachées à  la liberté d’expression et à la liberté de la presse, à se mobiliser sans attendre, dès maintenant, et à la rentrée de septembre, avant et pendant le procès, contre cette mise en examen illégitime.

Défendre la Feuille de chou, toujours aux côtés des acteurs sociaux, politiques et culturels, ici comme ailleurs, c’est défendre toutes nos libertés et nos luttes !

Déjà plusieurs organisations locales et nationales  nous ont proposé leur soutien. Nous comptons sur vous pour vous joindre à ce combat. Une pétition est à venir, sans oublier le nécessaire soutien financier. Nous vous tiendrons au courant régulièrement des suites.

Toute correspondance à F2C.media@gmail.com

Jean-Claude Meyer, administrateur de la Feuille de chou

http://la-feuille-de-chou.fr

L’Alterpresse68 : C’est sans aucune hésitation que nous décidons de publier les propos de Jean-Claude Meyer ainsi que les liens d’articles de la Feuille de Chou dont ceux visés par l’affaire. Nous nous associons à l’appel au soutien qui rassemble déjà de nombreuses organisations.

Pour être partie prenante de l’action menée par les associations de défense des migrants, des sans-abris et de toute cette population marginalisée et en profonde détresse, nous ne pouvons que soutenir les initiatives du journal pour informer de la réalité de ce qui se passe et qui est trop souvent complaisamment passée sous silence par la « presse officielle »… Dès que nous aurons des informations supplémentaires sur cette affaire et les moyens de mobilisation mis en place, nous informerons nos lecteurs auxquels nous conseillons de consulter régulièrement le site de ce journal alternatif remarquable qu’est « La feuille de chou ».

Mulhouse : des élus hébétés face à une tentative de braquage sous la menace d’un toxique

Le tract que L’Alterpresse68 a distribué aux élus, le lundi 29 juin devant la salle du conseil municipal de Mulhouse (et mis en ligne sur le site de L’Alterpresse68), s’appuyait bien sur des informations fiables. Au point 8 de l’ordre du jour figurait, en effet, l’examen du projet de « Protocole transactionnel avec la Caisse française de financement local, la Société de financement local et DEXIA crédit local ». Nous pouvions avoir des doutes : comment mettre à l’ordre du jour du conseil municipal – et sans huis clos – l’analyse d’un document qui devait, selon l’une de ses clauses, « conserver un caractère strictement confidentiel » ? Continuer la lecture de Mulhouse : des élus hébétés face à une tentative de braquage sous la menace d’un toxique

Quand la télévision publique ARD coince la chancelière…

ard

Dimanche 5 juillet. Il se passe quelque chose d’immensément important en Europe avec le référendum grec mais la télévision publique française ne juge pas essentiel de suivre les résultats en direct.

Il faut se rabattre sur LCI ou Itélé… Des reportages lénifiants, répétitifs, une information plate et sans saveurs… Pas d’éclairage particulier… Chiant, quoi !

Décidément, être région frontalière comporte bien des avantages, entre autres celui de pouvoir suivre la télévision d’outre-rhin.

Un doigt sur la télécommande et voilà l’ARD qui diffuse une émission spéciale… ZDF n’est pas en reste et les deux chaînes publiques allemandes font de la vraie information passionnante et pluraliste.

Je reste scotché sur l’ARD. Car les participants du débat sont particulièrement bien choisis : un député CDU et un ancien rédacteur en chef de Bild Zeitung pour un camp, je vous laisse deviner lequel… Un membre du Comité politique de Syriza parfaitement germanophone et une journaliste de la Tageszeitung (TAZ) de Berlin, un quotidien de gauche, réputée pour son information honnête sur la situation des grecs.

Bien sûr on n’évite ni les clichés allemands sur les Grecs, ni les applaudissements du public pour les deux camps (tiens, ceux pour la droite sont plus nourris, est-ce possible…)

Mais on entend également le représentant de Syriza remettre les pendules à l’heure sur les exigences pour son gouvernement de la part des Allemands… alors qu’ils n’avaient pas les mêmes pour Samaras…

Et puis vient un reportage avec une question centrale. Nous dit-on la vérité ? Richtig oder falsch ? Trois points concernant le projet d’accord refusé par Tsipras sont passés en revue. Le premier : apparaît Mme Merkel sur l’écran qui affirme « nous n’avons jamais été aussi généreux avec la Grèce »…  Puis M. Schulz, président SPD du Parlement européen : « il n’est plus question de réduire les retraites ». Et enfin Sigmar Gabriel, chef du SPD et vice-chancelier : « Nous avons offert 35 milliards d’investissements supplémentaires ».

Le reportage démonte totalement ces trois affirmations.

Un moment de vérité qui présente trois personnages éminents de la sphère politique allemande comme des manipulateurs de l’opinion, voire pire.

Il y a donc encore des télévisions publiques qui font de l’information… en Allemagne !

Michel Muller

L’affaire grecque : pourquoi un referendum? Pour en finir avec les «Couronneries» et les « Bodinages » des «éditorialistes » de L’Alsace

boeuf et ane

Imaginons un malade. Pris en charge par une équipe médicale, il se voit administrer un protocole de soins. Au bout de quelques semaines, il apparaît évident que son état, loin de s’améliorer, se dégrade. L’équipe médicale ne s’interroge pas sur la nécessité de changer de protocole, et pour cause : elle n’en connait pas d’autre, elle l’applique à tous ses patients, quel que soit leur état. Elle renforce encore cette dose inopérante et toxique. Si elle ne fonctionne pas, c’est par la faute du… malade, dont le profil ne convient pas, qui fait preuve d’une mauvaise foi et d’un manque de reconnaissance indignes envers ces professionnels si compétents.

C’est exactement ce qui ressort des « éditoriaux » de messieurs Bodin et Couraud  à propos de la Grèce, de son premier ministre, et du référendum convoqué par ce dernier. Comme Nicolas Sarkozy, expert en déclarations fracassantes et en sciences économiques, s’il en est, ils n’ont pas de mots assez durs envers ce trublion qui brouille les cartes, cet extrémiste au couteau entre les dents, ce mauvais joueur tirant des cartes faussées de sa manche, n’en jetez plus.

Les faits

Tsipras succède à Samaras en janvier 2015, après deux ans et demi de législature dominée par la « Nouvelle démocratie ». Il remporte les élections sur le constat fait pour notre malade. D’autres voix, y compris au sein même du FMI, s’élèvent contre cette médication. Tsipras réclame la fin de l’austérité, et un programme de relance permettant enfin la mise en route de réformes structurelles indispensable au pays. Du temps de Samaras, cette demande de réformes était déjà une des conditions à l’aide accordée. Aucune n’a été sérieusement engagée par lui et son gouvernement, et curieusement, la troika de l’époque ne lui en a pas fait le reproche, se montrant compréhensive à l’égard de ce pouvoir issu du sérail.

La demande de prolongation du programme en cours (échéance fin février) par Tsipras, afin de pouvoir mettre en place une politique de lutte contre la crise humanitaire et de présenter un plan de réformes, a été l’objet d’âpres discussion, pour aboutir le 20 février. Depuis cette date, la règle de conduite unique de la troika devenue « institutions » a été d’imposer SON programme de réformes, dérivé d’un modèle unique Continuer la lecture de L’affaire grecque : pourquoi un referendum? Pour en finir avec les «Couronneries» et les « Bodinages » des «éditorialistes » de L’Alsace

Dette et démocratie : L’Alterpresse68 interpelle les élus mulhousiens

Preuve que L’Alterpresse68 commence à être connue et à inspirer confiance ? En tout cas, nous avons pu obtenir quelques renseignements sur un projet de protocole qui devrait être examiné lors du conseil municipal du 29 juin 2015.

Les informations concernent un emprunt toxique de la dette publique de la Ville de Mulhouse évoqué dans le « projet de délibération n° 469 ». Ces informations nous ont paru suffisamment importantes et fiables pour que nous en fassions état sous forme d’un tract/interpellation, distribué à l’entrée de la salle du conseil municipal le 29 juin 2015 et simultanément mis en ligne sur le site de L’Alterpresse68. Continuer la lecture de Dette et démocratie : L’Alterpresse68 interpelle les élus mulhousiens

UN LIVRE PASSIONNANT… Jean-Marie Stoerkel : L’Enfer de Schongauer

 

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Le dernier « polar » de Jean-Marie Stoerkel est plus qu’un polar. Dans un passionnant roman dont le dénouement final est un de plus pur style baroque, il raconte sa région, son histoire, son avenir incertain, son espace marqué par les deux rives du fleuve qui la longe… Et nous fait découvrir un des artistes les plus célèbres et mystérieux, peintre d’un des plus beaux tableaux de la renaissance rhénane, Martin Schongauer… L’histoire nous plonge dans le double parcours d’une part d’un assassin bien étrange signant ses meurtres par une référence au peintre… et d’autre part d’un professeur de l’université de Fribourg qui rédige un ouvrage sur Martin Schongauer, assisté d’une très séduisante collaboratrice alsacienne, tellement amoureuse de son mentor qu’elle est prête à satisfaire tout ses fantasmes sexuels.

Le récit nous fait voyager du nord au sud de l’Alsace, en pays de Bade, et nous fait découvrir les hauts lieux culturels de la région mais nous fait également rencontrer des personnalités contemporaines dont l’auteur nous donne souvent de nombreux indices pour les reconnaître. Un certain ancien maire de Mulhouse apparaît une fois encore sous son vrai visage…

Le dénouement est inattendu et correspond à la volonté de même fiction et réalité… L’érudition de l’auteur, sa capacité à construire parfaitement une intrigue et son expérience de journaliste qui l’aide à détricoter les énigmes les plus complexes, vous font passer un excellent moment de lecture et une belle découverte des lieux alsaciens qui inspirent de toute évidence Jean-Marie Stoerkel.

Jean-Marie Stoerkel – L’Enfer de Schongauer – Les Polars – Editions du Bastberg – 14€

 

Etienne Chouard au Lerchenberg

« Etienne Chouard, je l’ai entendu à la radio l’autre jour, c’était bien ce qu’il disait sauf quand il disait qu’il fallait arrêter de parler de sport, de télé ou de choses pas sérieuses pour ne parler que de politique, de changer la Constitution et tout ça, là il exagère… On y va ? ». Et pourquoi pas ? Peut-être parce qu’à cette conversation matinale avec ma copine se superposait le souvenir de deux pages dans le Nouvel Obs dépeignant le personnage comme un faux gentil, un tribun typiquement « populiste » (l’adjectif indispensable quand il s’agit pour les élites de se défendre face à des idées qu’elles ne veulent pas voir se diffuser), et, bien pire, un soutien d’Alain Soral et de son mouvement Egalité et Réconciliation, douteuse idole du web classé à l’extrême-droite, antisémite avéré.

« Au moins, ce qui est intéressant avec ce mec, c’est qu’on sait pas trop si on va être d’accord ou pas avec lui… » Arrivé au Lerchenberg ce 28 février, je retrouve une amie, et puis une jeune candidate écologiste aux cantonales, un organisateur encarté au Front de Gauche, deux-trois têtes connues mais pas plus, pas forcément Continuer la lecture de Etienne Chouard au Lerchenberg

Editorialiste à L’Alsace

Comment, dans une rédaction aussi bien fournie en compétence, L’Alsace peut dénicher deux éditorialistes à l’encéphalogramme aussi plat.

Bodaud et Courrin ne cessent d’enfiler les perles de la (bonne) pensée unique. Vendredi dernier, l’un des deux « compaires » osent : « Les points de blocage au sein de la société française sont aussi nombreux, le premier étant une législation totalement inadaptée à un tourisme mondialisé. Quand, en Angleterre, les jeunes se font de l’argent de poche en travaillant le week-end dans les pubs, tavernes et auberges, les jeunes Français attendent la majorité pour travailler après 22 h du fait d’une législation d’un autre temps. »

En effet, M. Bodaud, le travail des enfants est interdit en France depuis 1813 et dans tous les pays développés il est strictement réglementé. Et allez donc voir à Ikea combien d’étudiants travaillent le dimanche pour financer leurs études.

L’Organisation internationale du travail (OIT) retient les définitions suivantes lors de l’analyse du travail des enfants :

– Un enfant est une personne de moins de 18 ans; les statistiques ne prennent souvent en compte que les enfants entre 5 et 17 ans.

– Le travail est défini comme une « activité économique », qu’elle soit payée ou non. Ce dernier cas permet d’inclure l’économie informelle ou le travail domestique dans un autre foyer que le sien. Les enfants sont ainsi répartis dans cinq catégories : travaillant, travaillant et allant à l’école, allant à l’école et ne travaillant pas, travail domestique, et aucune activité (malade, éducation informelle, etc.).

Des pays, même développés, peuvent déroger à ces principes. Il m’est arrivé de rencontrer aux USA, des jeunes étudiant(e)s travaillant comme serveur dans un restaurant le jour, faisant des ménages le matin et réécrivant des thèses pour des professeurs le soir. Entre temps, ils suivaient des études.

M. Bodaud, ces étudiants là rêvaient d’une situation comme celle en France. Parce que bien évidemment, ce ne sont pas les enfants des riches familles qui sont dans cette situation mais bien ceux des Américains qui ne peuvent débourser des milliers de dollars chaque trimestre pour payer les études et les frais de leurs progénitures.

Voilà pourquoi vos propos, M. Bodaud, ne sont pas seulement insultants mais profondément stupides

Michel MULLER

Spiritisme : Esprit de Charlie, si tu es là, frappe trois coups et réponds !

Toc….toc….toc…

– Alors, t’es content? Depuis ce jour où tu as eu la mauvaise idée de nous quitter, ces millions de Charlie qui ont défilé, discouru, dessiné, pour exprimer indignations et peurs, éradiquer les méchants, sauver la République, la liberté d’expression et la laïcité… Continuer la lecture de Spiritisme : Esprit de Charlie, si tu es là, frappe trois coups et réponds !