Archives pour la catégorie Le poing

« Trumperies »: 1 millions de femmes dans les rues…

Vous n’avez évidemment pas pu échapper aux « trumperies » désormais quotidienne. L’inattendu président des USA n’a pas attendu longtemps après son investiture pour agir : remise en cause de l’assurance maladie instaurée par Obama, affichage de sa politique par un tonitruant « America first »…

Les déclassés qui ont voté pour lui, eux, n’ont pas encore eu droit à la moindre mesure en leur faveur.
On se dit que le Parti démocrate va immédiatement réagir, que les syndicats vont manifester, que les classes populaires vont rugir… Mais rien à part les communiqués indignés traditionnels dont tout le monde se fiche.

Un flop monumental… jusqu’à ce que vous, mes sœurs, vous les femmes américaines, vous preniez les choses en main avec le seul soutien de ce bon vieux Bernie Sanders.

D’abord Trump vous a humiliées, vous a ramené à un simple objet et un objet, ça n’a pas de droit. Alors, hop, on va commencer à en détruire un, emblématique, le droit à l’avortement… Et là, mes sœurs adorées, vous n’avez pas attendu la consigne de je ne sais qui et vous êtes descendues dans la rue.

Tout est parti d’une initiative personnelle d’une ancienne avocate Teresa Shook, triste et déprimé après la victoire de Trump qui a trouvé sur Internet des filles dans le même état qu’elle et elles ont considéré qu’il fallait faire quelque chose pour se sentir moins triste. Pourquoi pas une marche ?

Ce n’est pas une poignée de militantes qui ont réagit, mais elles furent 400.000 à New York, 175.000 à Boston, 100.000 à Denver, des millions à travers le monde, aussi à Paris, Lyon, Marseille pour la France…

A la manif de Paris, beaucoup, énormément de femmes américaines résidant dans la capitale. Mais aussi des franciliennes, donnant ainsi à la protestation contre Trump une dimension réellement internationale.

Vous avez été les seules, mes sœurs, à trouver la bonne réponse adéquate. Loin des discours creux et insipides de ceux qui dénoncent Trump sans pour autant agir… C’est vous qui avez créé l’événement politique de la semaine… et peut être pour celles qui vont venir
Oui, ce que fait Trump ne menace pas les seuls citoyens américains, les féministes françaises présentes au Trocadéro ont saisi que leur propre conquête du droit à l’IVG est menacé par le grand (faux)blond à la chaussure brune.

Trump n’est qu’un aspect de la vague réactionnaire qui est en train de déferler sur le monde. Quand les partis d’extrême-droite européenne, dont le FN et l’AFD se réunissent à Coblence pour saluer la victoire du résident de la Maison Blanche, quand Bepe Grillo, du Mouvement 5 étoiles italien clame « La politique internationale a besoin d’hommes d’Etat forts comme Trump et Poutine »… et je pourrai en citer beaucoup d’autres, nous glissons vers un monde autoritaire, sécuritaire et réactionnaire… en attendant « mieux »!

Et comme toujours dans cette vision de la société, ce sont les femmes les premières victimes, celles auxquelles ont réduit les droits dont ceux de l’égalité des genres.

Mais non, c’est vous mes sœurs qui avez encore une fois prouvé que la femme est bien l’avenir de l’Homme… Et là, je m’incline bien bas et vous dis tout simplement: Respect…

Michel Muller

Et M. Hollande inventa la « droite plurielle » !

Que voulez-vous, il aura tout tenté ! Il voulait faire une politique « de gauche »… Si, si… Rappelez-vous le discours du Bourget, l’ennemi désigné, etc.… Mais cet ennemi déclaré, le monde de la finance, n’a pas voulu ! Si, si… Il a refusé, il a voulu du bon capitalisme libéral, celui qui permet de ne pas partager les richesses avec le peuple ! Continuer la lecture de Et M. Hollande inventa la « droite plurielle » !

UNE COMMISSION DES FINANCES OUVERTE ? VRAIMENT OUVERTE ? CHICHE !

Dans la foulée de l’opération communication que la ville de Mulhouse a lancée avec le « Forum Libération » pour afficher la volonté de démocratie de son maire, une « Commission des finances ouverte » a été créée. Plutôt une bonne chose, d’autant plus qu’y siègent des personnalités d’horizons politiques divers, ce qui peut en faire un lieu de débat pluraliste sur un thème essentiel : les finances publiques. En clair, vos impôts…
Lors de la séance inaugurale, l’adjoint-au-maire P. Maitreau a pris la peine de préciser qu’il s’agissait d’une commission « consultative » (donc pas de décision) mais que rien n’était tabou, tout pouvait se mettre sur la table, aucune question ne serait éludée. Mieux, donc, que dans le vrai conseil municipal, consultatif de fait, et où les tabous et les prêchi-prêcha dominent.
L’Alterpresse68 a une suggestion à faire à M. Rottner et ses élus : si ils veulent faire la preuve que cette commission n’est pas qu’un affichage pour « faire bien » sur la bio du maire-candidat-à-de-hautes-fonctions-pour-peu-que-Sarkozy-revienne-aux-affaires (entendez « pouvoir », car pour les « affaires », il n’y a pas vraiment échappé), qu’ils la réunissent sans tarder avant de céder aux exigences de la finance, en mettant à l’ordre du jour de la prochaine commission « le protocole transactionnel » qui coûtera des dizaines de millions au contribuable mulhousien.
On peut leur garantir que cette séance de la «commission des finances ouverte» ne se déroulera pas devant des participants hébétés (voir notre article : des élus hébétés face à une tentative de braquage ; http://lalterpresse.info/?p=900 ), et que notre publication se fera un plaisir de rendre compte avec le maximum de précisions des propos qui seront échangés et des informations qui seront enfin fournies.
Histoire de participer avec nos modestes moyens aux efforts de démocratie et de transparence de notre municipalité.
L’Alterpresse68

Dette grecque et dette mulhousienne

Grâce au travail inlassable du CP68, L’Alterpresse68 est en mesure de publier une série d’articles démontrant que la municipalité mulhousienne est en train de se coucher devant la finance et s’apprête à en faire supporter les lourdes conséquences à la population.
Tout cela devait se passer en catimini au sein d’un conseil municipal prié de se taire et devant des représentants de la presse sommés… de ne pas dévoiler les dessous de l’affaire.
L’Alterpresse68 a été créé pour lutter contre ces pratiques et ces censures. Les Mulhousiens, ont le droit d’être informés et leurs élus de la majorité ou de l’opposition ont le devoir d’informer. Nous leur proposerons d’être plus actifs et transparents.
Le hold-up qui va être progressivement décrit dans nos colonnes nous rappelle à bien des égards les sévices et les méthodes qu’ont déjà connu les Grecs. Ce n’est pas pour rien que des dirigeants de ce pays ont pu parler de pratiques « criminelles ». Et il n’est pas exagéré d’affirmer que la situation en Grèce se décline en France dans beaucoup de collectivités, à leur niveau, mais avec la même logique.
Et vous pourrez constater à la lecture de nos prochains articles que sur l’échelle des victimes de la finance, Mulhouse et Athènes sont assez proches. Au point qu’il nous semble aujourd’hui que les remèdes politiques et économiques à utiliser ici devront, pour être efficaces, ressembler à ceux qu’on commence à pratiquer là-bas !…
Même si la sensibilisation et la mobilisation, ici, sont loin d’être les mêmes. Pour l’instant…

L’Alterpresse68

UNE SOIREE QUI FERA DATE

La soirée-débat du 20 mai au cinéma Bel Air fut une réussite. De participation d’abord puisque la salle était pleine à craquer. Par le contenu également : Stelios Kouloglou a parfaitement décrit la situation et les enjeux actuels pour les Grecs tout en concluant par un « nous ne lâcherons rien » applaudi par la salle. Patrick Le Hyaric, député européen, a explicité le travail du groupe Gauche Unitaire pour faire pression sur la Commission en exigeant une autre politique financière et économique, ce qui est parfaitement possible.

Ce fut une réussite aussi grâce à des participants attentifs et bien informés qui, par leurs questions judicieuses, ont permis d’approfondir les enjeux économiques et sociaux qui se posent non seulement à la Grèce mais à tous les pays européens; et aussi grâce à des participants prêts à s’engager dans une solidarité concrète avec le peuple grec.

Le spectacle filmé de Christophe Alévêque sur la dette a conclu la soirée en replaçant la question de la dette dans son vrai contexte avec beaucoup d’humour et énormément de pertinence.

De quoi donner raison à un des participants intervenants dans la salle durant le débat en rappelant le qualificatif inadapté de « dette » pour ce qui n’est somme toute qu’un investissement public pour promouvoir l’économie et le social.

Un post-scriptum qui n’a rien à voir : si vous aimer les publications qui ont « quelque chose entre les deux oreilles » et qui vous rendent un peu plus intelligents après la lecture, dévorez le dernier numéro du Sauterhin dans lequel Erasme rappelle que « la guerre est douce pour celui qui ne l’a pas faite ». Un message à l’éditorialiste va-t-en guerre de L’Alsace ?

Michel Muller

DEMOCRATIE? VRAIMENT?

On le sait : les Grecs anciens l’ont ainsi nommée avec une combinaison de dêmos, « peuple » et krátos, « pouvoir », ou encore kratein, « commander ». Mais quand le « peuple » n’y croit plus, quand il pense que ses élus ne pensent à lui qu’à la veille des élections… Et quand il décide par référendum mais que le pouvoir n’en tient pas compte, quand il constate que le pouvoir économique (non élu) a pris le dessus sur le pouvoir politique, il se passe ce que nous avons vu, une fois encore dimanche : une grande partie du peuple ne vote plus.

Il y a toujours le dêmos et il y a toujours le krâtos… mais ils ne marchent plus ensemble… Et l’histoire nous a prouvé que ces périodes sont fécondes de mauvaises passes pour les gens et surtout pour les plus humbles d’entre eux…

>La perspective de la création d’une « 6e République » est une idée novatrice et on peut y adhérer aisément. Mais cela ne suffit pas pour réconcilier le dêmos avec le krâtos… Il faut des choses plus concrètes et plus accessibles dans l’immédiat.

En décembre, nous voterons pour les Régionales dans un nouveau contexte. Les « grandes » Régions signifient une nouvelle concentration des pouvoirs loin de la population.

L’Alterpresse68 souhaite ouvrir un large débat sur un renouveau démocratique : proportionnelle, referendum, participative, citoyenne… tout cela aura sa place.

Mais le premier objectif c’est bien chercher comment rendre son pouvoir au peuple.

Le 20 mai prochain, nous organiserons un premier débat avec le thème de la Grèce où le peuple a voté pour un programme… que la grande majorité des « amis » européens lui interdisent… Est-ce cela le « renouveau démocratique » que nos dirigeants actuels ont en perspective ?

Il est grand temps d’ouvrir d’autres pistes…

Michel Muller

Editorialiste à L’Alsace

Comment, dans une rédaction aussi bien fournie en compétence, L’Alsace peut dénicher deux éditorialistes à l’encéphalogramme aussi plat.

Bodaud et Courrin ne cessent d’enfiler les perles de la (bonne) pensée unique. Vendredi dernier, l’un des deux « compaires » osent : « Les points de blocage au sein de la société française sont aussi nombreux, le premier étant une législation totalement inadaptée à un tourisme mondialisé. Quand, en Angleterre, les jeunes se font de l’argent de poche en travaillant le week-end dans les pubs, tavernes et auberges, les jeunes Français attendent la majorité pour travailler après 22 h du fait d’une législation d’un autre temps. »

En effet, M. Bodaud, le travail des enfants est interdit en France depuis 1813 et dans tous les pays développés il est strictement réglementé. Et allez donc voir à Ikea combien d’étudiants travaillent le dimanche pour financer leurs études.

L’Organisation internationale du travail (OIT) retient les définitions suivantes lors de l’analyse du travail des enfants :

– Un enfant est une personne de moins de 18 ans; les statistiques ne prennent souvent en compte que les enfants entre 5 et 17 ans.

– Le travail est défini comme une « activité économique », qu’elle soit payée ou non. Ce dernier cas permet d’inclure l’économie informelle ou le travail domestique dans un autre foyer que le sien. Les enfants sont ainsi répartis dans cinq catégories : travaillant, travaillant et allant à l’école, allant à l’école et ne travaillant pas, travail domestique, et aucune activité (malade, éducation informelle, etc.).

Des pays, même développés, peuvent déroger à ces principes. Il m’est arrivé de rencontrer aux USA, des jeunes étudiant(e)s travaillant comme serveur dans un restaurant le jour, faisant des ménages le matin et réécrivant des thèses pour des professeurs le soir. Entre temps, ils suivaient des études.

M. Bodaud, ces étudiants là rêvaient d’une situation comme celle en France. Parce que bien évidemment, ce ne sont pas les enfants des riches familles qui sont dans cette situation mais bien ceux des Américains qui ne peuvent débourser des milliers de dollars chaque trimestre pour payer les études et les frais de leurs progénitures.

Voilà pourquoi vos propos, M. Bodaud, ne sont pas seulement insultants mais profondément stupides

Michel MULLER

Un autre son de cloche (s’esch Wiahnachta)

lepoingL’Association Information – Pluralisme – Débat citoyen (IPCD) ne pouvait se contenter d’appeler au pluralisme de l’information ou d’organiser des soirées où étaient développés des thèmes peu ou mal traités dans les médias. Un moment ou un autre il fallait créer notre propre organe de presse.
Le voilà : L’Alterpresse68. Nous répondons à une forte demande de citoyens et d’associations qui ne se retrouvent plus dans la presse de notre pays et de notre région. Des citoyens qui ne veulent pas assister, passifs, à des tentatives désespérées des journalistes qui voudraient faire leur travail autrement mais sont vite remis en place par les maîtres des médias. Continuer la lecture de Un autre son de cloche (s’esch Wiahnachta)