Archives pour la catégorie Economie

Dette toxique: Mulhouse – Soultz, choix et démocratie locale…

maire de soultz

Il n’est pas utile de revenir ici sur la dette de la ville de Mulhouse, et particulièrement sa partie toxique, ni sur les modalités de sa gestion, ni sur la calamiteuse tentative de renégociation des emprunts par le maire et les élus municipaux responsables, ni par l’étrange atonie de ladite opposition municipales – à de rares  exceptions près;  l’Alterpresse rend compte depuis des mois (voir en particulier Dettes publiques de Mulhouse et d’ailleurs: dossier pour informer et pour agir) de cette affaire et continue de suivre le dossier.

UN BULLETIN MUNICIPAL EXPLICITE ?

La lecture du bulletin municipal de juillet de la ville de Soultz, dans le Haut – Rhin, mérite par contre quelques commentaires.

Dans ce bulletin le volet « analyse financière » présente longuement « l’emprunt structuré dit toxique »   et ses conséquences pour le budget communal principal de Soultz pour l’année 2015.

Il détaille la gravité de l’impact de ce toxique contracté par la ville auprès de la banque Dexia Continuer la lecture de Dette toxique: Mulhouse – Soultz, choix et démocratie locale…

Grèce, collectivités locales : même Troïka, même combat !

Nous publions ci-après un texte de Patrick Saurin paru sur Médiapart également disponible sur le lien http://cadtm.org/Grece-collectivites-locales-meme

 L’auteur met en exergue les similitudes tant dans les causes de la dette et les solutions imposées par les banques et les élus politiques qui leur sont inféodés, entre la Grèce et les collectivités locales.

Il cite entre autres le cas de Mulhouse. Son article très complet et très référencié, est une contribution essentielle à la compréhension des enjeux et à la recherche d’autres solutions que celles trouvées, par exemple, par la municipalité de Mulhouse ou des collectivités comme le SIVOM et bien d’autres organismes.

Patrick Saurin est membre du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde (en 2013). Il est l’auteur du livre « Les prêts toxiques : Une affaire d’état ».
Il est également membre de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce, créée le 4 avril 2015

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Annulons les dettes illégitimes issues d’une escroquerie en bande organisée

Une Troïka « à la française »

Au moment où le peuple grec et son gouvernement se voient imposer un nouveau plan d’austérité par la Troïka et l’ensemble des autres gouvernements de la zone euro, en France, une autre troïka s’attaque aux collectivités locales. Depuis plusieurs mois, cette troïka made in France constituée par la Caisse Française de Financement Local (CAFFIL), la Société de Financement Local (SFIL) et Dexia Crédit Local, propose aux collectivités locales victimes des emprunts toxiques un deal qui présente toutes les caractéristiques d’une escroquerie commise en bande organisée.

Au-delà du caractère anecdotique d’avoir en commun un adversaire sans foi ni loi à trois visages, la Grèce et les collectivités publiques françaises partagent le fait d’être les victimes d’une machination qui opère de part et d’autre selon un scénario identique mettant aux prises des acteurs fort semblables.

 Ces protagonistes se répartissent en deux camps : d’un côté, un pays et sa population, des collectivités et leurs habitants, de l’autre, des banques privées et des institutions publiques entièrement acquises à la cause des financiers. Le même scénario se répète invariablement : des banques privées consentent des prêts risqués à une entité publique (ici un État, là des collectivités), encaissent de substantiels profits, puis lorsque survient le risque dont elles sont à l’origine, au lieu de le prendre en charge conformément à leur vocation, elles le transfèrent sur la collectivité publique et les contribuables tout comme les pertes qu’elles auraient dû supporter.

Dans le cas grec, l’opération se réalise à travers un massif transfert de prêts à risque des banques privées vers les structures publiques. En 2009, les banques privées détenaient 80 % de la dette publique grecque que l’on savait déjà irrécouvrable, or en 2015, après les deux memoranda de 2010 et 2012, ce sont des institutions publiques et des États qui détiennent 80 % de cette même dette. Les banques privées se sont débarrassées de la « patate chaude ».[1]

 En ce qui concerne la dette locale française, ces dernières années, les banques privées ont fait souscrire aux collectivités locales des emprunts structurés beaucoup plus rémunérateurs pour les prêteurs, mais beaucoup plus risqués pour les emprunteurs. La commission d’enquête parlementaire a estimé l’encours de ces emprunts à 43,9 milliards d’euros au 3e  trimestre 2008 et a évalué à 18,8 milliards d’euros l’encours à risque de ces emprunts au 3e trimestre 2011.[2]

Le 31 janvier 2013, suite à la faillite de DEXIA qui avait commercialisé 70 % du stock des prêts structurés, l’État français a accepté de faire reprendre le véhicule de refinancement de Dexia Crédit Local, DEXIA Municipal Agency (DEXMA rebaptisée CAFFIL à cette occasion), par la SFIL, une structure 100 % publique [3] spécialement créée à cet effet. C’est donc la SFIL qui gère aujourd’hui le stock de 90 milliards d’encours de dette de DEXIA, dont 9,4 milliards d’euros d’emprunts toxiques représentant un risque estimé au moins au double de ce montant. [4]

Aussi bien en Grèce qu’en France, ces massifs transferts de risques et de pertes ont été réalisés à la suite à des décisions prises par les autorités publiques en dehors de tout processus et de tout contrôle démocratiques, Continuer la lecture de Grèce, collectivités locales : même Troïka, même combat !

Une alternative est possible au plan imposé aux Grecs

Alors que des prises de position assez surprenantes (voir la déclaration de Pierre Laurent au nom du PCF) saluent l’accord imposé par la zone Euro à Alexis Tsipras, d’autres réflexions, plus intéressantes et plus porteuses d’avenirs viennent alimenter le débat.

Ainsi, Eric Toussaint a publié sur le site du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, des propositions qui ouvrent d’autres pistes :

CADTM – Grèce : des propositions alternatives face à la capitulation de la nuit du 15 au 16 juillet 2015

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Eric Toussaint, maître de conférences à l’Université de Liège, spécialiste de renommée mondiale sur la question de la dette, a conduit la commission chargée de faire un audit sur la dette grecque à la demande de la président de l’Assemblée nationale hellène.

Dans cet article il démontre en onze points qu’il existe des moyens d’actions  pour éviter le pire : réquisition de la banque centrale, création d’une monnaie électronique libellée en euro (permettant de rester dans la zone euro), taxation des riches, réduction d’impôts pour les bas-revenus, politique d’emprunt public avec une volonté redistributive…

Ces mesures restent valables même en cas de sortie décidée ou imposée de la Grèce de l’Euro.

Car contrairement à ce qui est affirmé, la Grèce n’est en rien sauvé par le nouveau « paquet » d’aides financières promis mais toujours pas versé. D’autres échéances de remboursement sont actées en août et en septembre. Comme la Grèce ne pourra toujours pas payer, il est tout à fait possible qu’un nouvel acte du « Grexit « se déroule avec de nouvelles exigences de concessions sociales par les mêmes qui affirment avoir aujourd’hui « sauvé » la Grèce.

Les réflexions d’Eric Toussaint viennent fort à propos pour aider le peuple grec à résister aux diktats qu’on leur impose… et préparer d’autres peuples qui, tôt ou tard, seront confrontés aux mêmes exigences.

Michel Muller

La Grèce sacrifiée au Moloch de la finance ?

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Le débat sur le référendum en Grèce a, une fois encore, démontré l’aggravation du conflit entre les intérêts des peuples et ceux des « Institutions » regroupées au sein de la fameuse et toujours active « Troïka ».

Dans un article intitulé « Non, Oui, guerre et paix », paru dans Médiapart le 4 juillet, Makis Malafékas donne un éclairage bien utile à la compréhension des réels enjeux. Rappelant « que c’est une erreur de penser qu’il s’agit juste d’une affaire de pognon ». Effectivement, la Grèce représente à peine plus de 2% du PIB de la zone Euro et est tout à fait supportable par les autres Etats.

Il s’agit donc d’autre chose, selon Makis Malafékas : « L’enjeu de l’affrontement est l’hégémonie absolue (ou pas) d’une superstructure historique spécifique. La partie grecque veut obtenir « quelques chose », les autres tiennent justement à ce qu’elle n’obtienne rien. (…) Seule l’humiliation complète, l’anéantissement de l’expérience Syriza à tous les niveaux peut apaiser l’insécurité existentielle d’un système qui est tout à fait conscient de son immoralité. (…) La défaite de Syriza doit être totale, au point que personne en Europe n’entreprenne un tel projet de gauche pour au moins une génération »… Continuer la lecture de La Grèce sacrifiée au Moloch de la finance ?

Yannis Varoufakis au quotidien irlandais IRISH TIMES

ARTICLE signé de Yannis Varoufakis au quotidien irlandais IRISH TIMES, paru le samedi 20 juin 2015,  portant sur l’EUROGROUP du jeudi 18 juin à Luxembourg, et faisant référence au comportement de Wolfgang Schäuble.

varoufakis

« La réunion de l’Eurogroup de jeudi dernier est l’histoire d’une occasion perdue pour la conclusion d’un accord qui n’a que trop tardé entre la Grèce et ses créanciers.

Le commentaire le plus avisé sur ce sujet vient sans doute du ministre irlandais de l’économie, Mikel Nunan. Il a protesté, en effet, pour n’avoir pas été tenu informé, lui et ses collègues ministres, de la proposition faite par les créanciers à la Grèce avant le début des discussions.

Je voudrais joindre ma propre protestation à la sienne. Il ne m’a pas été permis, en effet, de communiquer à Monsieur Nunan, ni à personne d autre d’ailleurs, nos propositions écrites. Ainsi que nous l’a confirmé notre homologue allemand, aucune proposition écrite émanant d’un ministre de l’économie, grec ou représentant les « Institutions », ne peut être acceptée, sous peine de la voir réfutée comme document de travail lors des négociations, n’ayant pas été présentée auparavant au Bundestag.

La zone euro fonctionne selon d’étranges règles. Appelés à prendre des décisions importantes, les ministres de l’économie sont dans le « noir » concernant leurs détails, tandis que des responsables non issus du suffrage universel continuent des tractations unilatérales avec un gouvernement dans le besoin. C’est comme si l’Europe avait décidé que les ministres, responsables élus, n’étaient pas capables de se charger des détails techniques, tâche laissée à des « spécialistes » représentant, non les citoyens, mais les « Institutions ». Comment dans ces conditions un accord pourrait-il être efficace, ou tout simplement conforme à la démocratie ?

Inutile de rappeler aux lecteurs irlandais ce que signifie le mot « humiliation » pour un peuple contraint de perdre sa souveraineté lors d’une crise économique. Peut-être cela justifie-il que, contemplant l’interminable crise grecque, ils se retournent sur eux-mêmes avec calme et fierté, par le fait que, ayant souffert en silence et avalé l’amère pilule de l’austérité, ils aient fini par revoir la lumière.

A l’opposé, les Grecs ont protesté des années durant à pleine voix. Ils ont tenu tête à la « Troika », ont choisi de porter au pouvoir le gouvernement de la gauche radicale dont je fais partie, et continuent de subir la récession.

Exprimer ce ressenti est compréhensible, mais n’apporte aucun secours, et ceci pour trois raisons :

– D’abord parce que ça n’aide en rien à comprendre le drame grec.

– Ensuite, parce que ça n’informe en rien sur ce qu’il faudrait faire pour le développement de la zone euro, et celui de l’UE dans son ensemble.

– Enfin, parce qu’il est une source de discordes nuisibles, entre des peuples qui ont beaucoup en commun. »

Après l’évocation de ces années dramatiques pour l’économie de son pays, le ministre Varoufakis pointe du doigt ce dont a besoin la Grèce aujourd’hui. Non pas des nouvelles coupes sombres, ou une imposition plus lourde, mais des réformes sérieuses. Et de citer la mise en œuvre d’un régime fiscal entièrement refondu, des procédures de délivrance de licences d’exploitation plus bienveillantes envers les entreprises, des réformes dans le système judiciaire, l’abrogation de la pratique scandaleuse des retraites anticipées, la réglementation du fonctionnement des médias, celle du financement des partis politiques, etc…

Traduction du grec : Michel Servé.

UNE SOIREE QUI FERA DATE

La soirée-débat du 20 mai au cinéma Bel Air fut une réussite. De participation d’abord puisque la salle était pleine à craquer. Par le contenu également : Stelios Kouloglou a parfaitement décrit la situation et les enjeux actuels pour les Grecs tout en concluant par un « nous ne lâcherons rien » applaudi par la salle. Patrick Le Hyaric, député européen, a explicité le travail du groupe Gauche Unitaire pour faire pression sur la Commission en exigeant une autre politique financière et économique, ce qui est parfaitement possible.

Ce fut une réussite aussi grâce à des participants attentifs et bien informés qui, par leurs questions judicieuses, ont permis d’approfondir les enjeux économiques et sociaux qui se posent non seulement à la Grèce mais à tous les pays européens; et aussi grâce à des participants prêts à s’engager dans une solidarité concrète avec le peuple grec.

Le spectacle filmé de Christophe Alévêque sur la dette a conclu la soirée en replaçant la question de la dette dans son vrai contexte avec beaucoup d’humour et énormément de pertinence.

De quoi donner raison à un des participants intervenants dans la salle durant le débat en rappelant le qualificatif inadapté de « dette » pour ce qui n’est somme toute qu’un investissement public pour promouvoir l’économie et le social.

Un post-scriptum qui n’a rien à voir : si vous aimer les publications qui ont « quelque chose entre les deux oreilles » et qui vous rendent un peu plus intelligents après la lecture, dévorez le dernier numéro du Sauterhin dans lequel Erasme rappelle que « la guerre est douce pour celui qui ne l’a pas faite ». Un message à l’éditorialiste va-t-en guerre de L’Alsace ?

Michel Muller

Riga : poussez la Grèce vers la sortie ?

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25 avril 2015, énième réunion de l’EUROGROUP, à Riga, Lettonie, cette fois. En première de leurs éditions WEB, TA NEA et TO VIMA ont placé la photo de famille de tous ces ministres des finances groupés autour de leur président, le néerlandais Dijsselbloem. Il a l’air satisfait, dans son costume bleu pétrole un peu étriqué de bon élève de la classe. Du moins peut-on le supposer, car il n’est pas très attentif à l’objectif. Tourné vers ceux du second rang, il semble échanger avec trois d’entre eux un bon mot, car ils sont tout sourire. A ses côtés, Mario Draghi, gouverneur de la BCI, lèvres serrées et visage figé, n’apprécie pas, Continuer la lecture de Riga : poussez la Grèce vers la sortie ?

Le FMI gagne 2,5 milliards € sur le dos du peuple grec !

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Ils s’y mettent tous ! Il faut à tout prix empêcher Alexis Tsipras de réussir à mettre en œuvre  le mandat que lui a donné le peuple grec. De la droite à la social-démocratie, les discours sont exactement les mêmes. Il n’y a pas d’autre politique possible que celle que nous appliquons, dites-le vous une fois pour toutes. Florilège des copains et des coquins dont la vertu est à géométrie variable.

Il est difficile de savoir par lequel ou laquelle commencer. Manuel Valls, par exemple, qui dans une interview accordée au Diario Economico exhorte Syriza d’adopter une liste de réformes plus profondes. Il veut  imposer au gouvernement en place depuis les élections du 25 janvier des « réformes » du marché du travail et de nouvelles réductions des montants des retraites, en clair aller encore plus loin que l’ancien gouvernement grec recalé par le peuple grec.

Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances d’Allemagne (et donc de la zone euro) veut la sortie de la Grèce de cette zone, la plupart des observateurs allemands en sont convaincus. Et voilà qu’il préconise même qu’une Troïka vienne superviser la politique française pour que les réformes aillent plus vite et plus loin !  Ainsi, à l’occasion d’une conférence prononcée à Washington, Continuer la lecture de Le FMI gagne 2,5 milliards € sur le dos du peuple grec !

Le super traité de libre échange transatlantique (acronyme T.A.F.T.A ou T.I.P.P) arrive !

CHAMBOULE TOUTGrande partie de chamboule-tout offerte gratuitement aux passants, place de la Victoire à Mulhouse, ce samedi 18 avril.

Le lancer de balles pour faire tomber des bidons empilés, étiquetés notamment « gaz de schiste », « contrôle des semences », « brevets sur le vivant », « opacité des négociations », « organismes génétiquement modifiés », « baisse des salaires », attirait nombre de passants, disposés à participer joyeusement à la partie de chamboule-tout proposée par quelques organisations politiques et associations (Jeunes écologistes et Europe écologie les Verts, PCF et Front de gauche, Ligue des droits de l’Homme, Alternatifs 68) pour dénoncer dans la bonne humeur et participer à la journée de mobilisation mondiale contre TAFTA, acronyme pour « Traité transatlantique avec les Etats-Unis » sur les accords de libre-échange et d’investissement en cours de négociations entre Bruxelles et Washington.

UNE ACTION A L’ECHELLE MONDIALE

750 actions, rassemblements, manifestations étaient prévus dans le monde entier, alors que le prochain round de négociations débute ce lundi à New York.

Il s’agit donc rien de moins que de la création d’une très vaste zone de libre – échange  par accords entre l’Europe et les Etats Unis visant à l’abaissement général des droits de douanes et à l’harmonisation systématique des normes industrielles, Continuer la lecture de Le super traité de libre échange transatlantique (acronyme T.A.F.T.A ou T.I.P.P) arrive !

Fessenheim: fermera, fermera pas?

Fukushima:

11 mars 2011: le tsunami provoque  l’accident industriel majeur que le monde entier connaît et depuis septembre 2013 la totalité des 48 réacteurs  nucléaires du Japon sont arrêtés.

2012: le ministre japonais en fonction lors de l’accident de Fukushima  déclare lors d’une audition parlementaire que le désastre avait failli provoquer l’évacuation de Tokyo et de ses 30 millions d’habitants, ce qui aurait provoqué  un « effondrement national ». Il déclare que les conséquences d’un accident nucléaire sont « trop importantes pour en accepter le risque ».

Fin 2014: les autorités de sûreté nucléaire au Japon ont donné leurs premiers feux verts pour la relance de quatre réacteurs (dont 2 à proximité d’un volcan actif).

22 févier 2015: une nouvelle fuite d’eau hautement radioactive (70 fois plus que le reste du site) est détectée sur la centrale dévastée de Fukushima ; elle se déverse dans l’océan. Les 6000 ouvriers affectés au chantier de la centrale sont toujours soumis à de fortes radiation quotidiennes; le  démantèlement des installations est considéré comme difficile et dangereux  et devrait prendre au moins quarante ans; 120 000 « réfugiés nucléaires » ne peuvent toujours pas rentrer chez eux.

370 000 tonnes d’eaux hautement contaminées utilisées pour refroidir ce qui reste du cœur et des barres de combustibles fondues des trois réacteurs impliqués en 2011 sont stockées dans plus de 1000 citernes dont l’étanchéité inquiète l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Mai 2015 : un mur de glace souterrain de 30 mètres de profondeur, entourant les réacteurs, devrait être « mis en service »  pour empêcher les eaux radioactives d’atteindre les nappes phréatiques.

Fessenheim :

Plus vieille centrale nucléaire française.

Des éléments majeurs, comme les cuves, sont prévus pour une durée maximale d’exploitation de 32 ans et ont désormais atteint les 38 ans de durée de Continuer la lecture de Fessenheim: fermera, fermera pas?