Archives de catégorie : D’Schnurra uff

Et M. Hollande inventa la « droite plurielle » !

Que voulez-vous, il aura tout tenté ! Il voulait faire une politique « de gauche »… Si, si… Rappelez-vous le discours du Bourget, l’ennemi désigné, etc.… Mais cet ennemi déclaré, le monde de la finance, n’a pas voulu ! Si, si… Il a refusé, il a voulu du bon capitalisme libéral, celui qui permet de ne pas partager les richesses avec le peuple ! Continuer la lecture de Et M. Hollande inventa la « droite plurielle » !

MULHOUSE ADHERE A LA CONFEDERATION HELVETIQUE !

C’était il y a cinq siècles, en 1515. La République de Mulhouse lasse des attaques des Habsbourg et du carcan de la Décapole, choisit une adhésion pleine et entière à la Confédération helvétique. S’en suit une longue période faste pour la bourgeoisie mulhousienne.

En 1798, elle rejoint la jeune République française. Pas pour les principes révolutionnaires, mais parce que celle-ci veut imposer de lourdes taxes aux exportations textiles des manufactures de la cité. Bonne pioche, puisqu’une nouvelle fois, les industriels prospèrent.

Depuis les choses se sont lourdement dégradées et la cité fait grise mine alors que ses voisines s’en sortent beaucoup mieux : Bâle évidemment, Fribourg aussi, Belfort et Besançon luttent pour se préserver, Strasbourg nargue la cité haut-rhinoise en lui proposant un « pôle métropolitain » qui est surtout utile à la capitale alsacienne et laisse quelques miettes à Mulhouse.

La répartition des sièges administratifs pour la future région ALCA est un véritable camouflet pour les Mulhousiens : aucune proposition pour elle. Alors que Metz, Nancy, Châlons, Epinal, héritent de sièges plus ou moins prestigieux, nada pour la cité du Bollwerk. Colmar peut espérer préserver la Cour d’appel mais rien n’est moins sûr.

Alors L’Alterpresse68 fait une suggestion à la municipalité de Mulhouse : pourquoi ne pas retourner dans la Confédération helvétique et établir des partenariats avec les cantons dans des domaines aussi variés que l’économie, la recherche, la culture…

Il y a évidemment un hic : il n’est pas sûr que la Suisse offre dans les prochains temps un poste de ministre au maire de Mulhouse. Or, il s’avère que pour les deux derniers magistrats de la ville, l’obtention d’un maroquin valait bien de sacrifier la ville et ses citoyens. On en prend une fois encore le chemin…

Michel Muller

PS – UMP Vous avez dit démocratie ?

Vous avez constaté la satisfaction béate des dirigeants socialistes et UMP après les votes internes dans leur parti. Les directions en place sont heureuses : elles ont obtenu la majorité des militants pour conforter leurs propositions. Tout le monde s’incline : même les « frondeurs » du PS ont disparu… puisqu’une « large » majorité des votants à choisi la motion A… La direction du PS exulte : la ligne du gouvernement est confirmée grâce à ce vote…

Le choix du nom « Les Républicains » a recueilli une écrasante majorité : les congratulations s’enchaînent, tous les vrais faux-amis s’embrassent, « on » a remporté le morceau… Les quelques opposants s’écrasent, minables….

Peu importe, la démocratie a parlé, on peut continuer sur ce qu’on a décidé dans les états-majors…

Pourtant, peu d’observateurs relèvent un fait essentiel : ces partis sont en train de vivre une crise démocratique majeure.

130.000 militants socialistes étaient appelés à départager les motions en vue du congrès de Poitiers. Rappelons qu’en 2008, le PS affichait 232.511 adhérents et en 2012 173.486..

Mais seuls 70.000 ont participé au vote cette fois-ci et 60% se sont exprimés pour la motion A, soit environ 42.000 voix… sur 130.000 possible ! C’est bien là que réside le fait majeur de cette consultation : l’opposition à la ligne gouvernementale au sein du PS ne peut se mesurer aux seuls 30% récoltés par les frondeurs… ce que même ces derniers ne prennent pas en compte.

Quant à l’UMParti Républicain, 213.000 militants étaient appelés à voter par Internet. 45,74% ont participé, soit 97.426 votants. Loin du succès populaire voulu par leur président. Mais il est vrai que celui-ci ne s’est jamais embarrassé de vétilles comme l’honnêteté ou la vérité…

Le désamour des Français n’est pas tellement consacré à la politique qu’à ceux qui dévoient ce noble mot par leur propension à fouler les principes démocratique sans vergogne.

Michel Muller

Le Pen vs La Pen : enfin Sarkocompatible…

Ah, la belle polémique… toutes les gazettes se sont fait plaisir. Va-t-elle tuer le père ? Ouiiii, elle le tue ! Le FN devient enfin présentable et on pourra imaginer la tueuse ministre prochainement.
En réalité, l’avenir de M. Le Pen n’a aucune importance, son passé parle pour lui ! Et le vrai gagnant, c’est lui…

Il y a toujours le dêmos et il y a toujours le krâtos… mais ils ne marchent plus ensemble… Et l’histoire nous a prouvé que ces périodes sont fécondes de mauvaises passes pour les gens et surtout pour les plus humbles d’entre eux…

Marine Le Pen veut exercer le pouvoir, pour lui cela n’était pas la priorité. Il menait la bataille des idées, Continuer la lecture de Le Pen vs La Pen : enfin Sarkocompatible…

Plus de place pour l’Alsace

J’ai aujourd’hui, comme régulièrement, fait un tour à la Bibliothèque municipale Grand ‘Rue de Mulhouse. Quelle n’a pas été ma surprise de constater la disparition du compartiment Alsace et Alsatiques, donc du classement spécifique des ouvrages consacrés à l’histoire, la géographie et la culture régionales. Ils ont été répartis dans les autres rayons.

Quand on réfléchit à la symbolique d’un tel effacement dans le contexte actuel, on ne peut que se demander si la Bibliothèque municipale n’entérine pas déjà ce que d’aucuns appellent la disparition programmée de l’Alsace et son éparpillement dans un ensemble plus grand.

Renseignement pris, on me dit que c’est pour des considérations pragmatiques de place à cause de l’installation de nouvelles toilettes au premier étage de la maison. Et qu’il ne faut y voir aucune autre raison.

Moi j’en vois une de bien triste.

C’est que même à la Bibliothèque le pragmatisme tient désormais lieu de sensibilité, de réflexion et de culture.

D’r wagges

Abstention : Piège à cons ?

Pour quoi et pourquoi aller voter les 22 et 29 mars prochains ? Personne n’est réellement en capacité de dire exactement quelles seront les compétences dévolues aux départements dont l’existence même est en cause…

Aucun débat sérieux n’est organisé pour donner un éclairage sur les enjeux. Les professions de foi publiées dans la presse ne donnent, et pour cause, aucun élément pour comprendre les enjeux de cette réforme.

Il y a donc fort à parier que ces élections seront avant tout, pour les électeurs, le moyen de sanctionner d’une part le gouvernement et le parti qui le soutient, et d’autre part une opposition de droite incapable de proposer une alternative crédible…
Au lieu du débat espéré, nous assistons à une promotion éhontée de l’extrême-droite : pas un jour sans un sondage annonçant le Front National comme le « premier parti de France »… Ce serait lui la seule opposition au libéralisme ou au social-libéralisme. Alors vous n’avez pas le choix : voter pour le parti gouvernemental ou bien abstenez-vous. Voilà en somme le message adressé aux électeurs. Qui peuvent se dire « élections, piège à cons ».
Car le premier parti de France, c’est l’abstention qui ne cesse de progresser d’élections en élections… Ainsi, le Front National gagne en pourcentage sans pour autant avoir des électeurs en plus comme cela a été démontré lors des élections européennes. Notre forme de démocratie délégataire n’est plus crédible et est moribonde car de plus en plus de citoyens pensent qu’il ne sert à rien de voter.
L’Alterpresse68 souhaite aborder dans un futur proche, la question sur les nouvelles formes de démocratie possible et souhaitable qui donne au citoyen véritablement des pouvoirs.
Pour l’heure, l’action des départements, centrée essentiellement sur des mesures sociales, permet de limiter quelque peu les trop grosses injustices. Mais cela ne durera pas car les départements sont exsangues, l’Etat réduisant systématiquement les dotations budgétaires tout en transférant ses charges, et certains d’entre eux, comme le Haut-Rhin, sont minés par les emprunts toxiques qu’ils ont contractés.

Ce sont 72 milliards d’euros que gère l’ensemble des départements au service du bien commun inscrits dans des budgets encore accessibles et compréhensibles aux citoyens. Et plutôt que de les rayer de la carte en construisant des méga-régions technostructures qui seront très loin des populations, ne faudrait-il pas en faire des lieux de la démocratie locale à laquelle aspirent de plus en plus les citoyens.

Les questions que nous aimerions posées aux candidats sont de cet ordre : comment allez-vous continuer à mener vos activités alors que vos budgets sont grevés par la dette, les emprunts toxiques, le recul des dotations de l’Etat ? Comment allez vous préserver les acquits des Alsaciens au sein de la future grande région, par exemple le droit local, le développement du bilinguisme et des langues alsaciennes ? Comment pensez-vous développer la démocratie locale dans la future structure départementale dont le rôle et le fonctionnement reste à définir ?

Nous sommes prêts, à L’Alterpresse à donner les réponses que les candidats voudront bien nous fournir. Pour tenter de réveiller l’intérêt pour une élection dont l’abstention risque d’être le piège à con.

Michel MULLER