Tous les articles par l'alterpresse68

Désespérance sociale, utopie… et vision d’avenir

Ce mercredi 24 février 2015 une vingtaine de personnes étaient réunies au restaurant de la Table de la Fonderie à Mulhouse dans le cadre des soirées de la «Fabrique à projets» pour débattre sur le thème de la «dette publique» et de la «réappropriation populaire de la finance».

Dans son exposé liminaire Bernard Schaeffer, du Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques (CP68), a dénoncé «les cadeaux fiscaux aux riches» et le «mécanisme cumulatif des déficits budgétaires et des intérêts dus accroissant les capacités des prêteurs, souvent bénéficiaires de ces mêmes cadeaux fiscaux». Continuer la lecture de Désespérance sociale, utopie… et vision d’avenir

Pour mieux comprendre la Grèce…

L’accord au forceps conclu vendredi 19 février entre la Grèce et ses partenaires de l’Eurogroup a donné l’occasion à l’éditorialiste de « L’Alsace », Raymond Couraud, d’exposer à son lectorat ce qu’il pense que ce dernier aime à entendre. Ce faisant, il s’inscrit dans la ligne des dirigeants allemands, dont l’intransigeance est d’abord destinée à permettre à la CDU de flatter ses électeurs. Continuer la lecture de Pour mieux comprendre la Grèce…

Entretien de la rédaction avec Djamila Sonzogni: TAFTA vaut bien une motion!

Djamila Sonzogni, conseillère municipale de Mulhouse et conseillère régionale d’Alsace, Europe Ecologie les Verts (18 février):

Rappel préalable de la rédaction: le TAFTA, « what is it »?

DS: Depuis l’été 2013 Européens et Américains négocient l’accord commercial dit traité Continuer la lecture de Entretien de la rédaction avec Djamila Sonzogni: TAFTA vaut bien une motion!

Petit déjeuner sur l’herbe aux ASSEDICS des bords de l’Ill

Le 19 décembre dernier, à l’occasion d’une journée nationale d’actions initiée par la Cgt Spectacle et la Cip (coordination intermittents et précaires) en appui à l’intervention fédérale Cgt lors la première CNPS (Conseil National des Professions du Spectacle) de la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, une quinzaine de professionnels du spectacle et de l’audiovisuel se sont invités à l’antenne Pôle-Emploi, pont Mathis à Strasbourg. Continuer la lecture de Petit déjeuner sur l’herbe aux ASSEDICS des bords de l’Ill

Deutsche Arroganz ?

La puissance économique de l’Allemagne lui permet aujourd’hui d’être le pays leader en Europe. C’est encore plus vrai pour la zone Euro dans laquelle nos voisins germaniques impriment leur vision de la monnaie, de la politique économique… Francfort accueille en outre la Banque Centrale Européenne dont le rôle au sein de l’Europe a été fortement inspiré par celui de la Bundesbank à l’époque de la République Fédérale.

L’époque où l’Allemagne était considérée comme un « géant » économique, sans politique étrangère, avec une armée sous tutelle de l’OTAN, et donc un « nain » politique, est bien révolue. A présent, l’Allemagne n’a plus besoin de qui que ce soit pour intervenir sur ce point : auparavant, dans le tandem qu’elle formait avec la France, cette dernière disposait du poids politique, cela aussi est révolu.

L’EXEMPLE DU PACTE BUDGETAIRE EUROPEEN ET DE LA GRECE

Quand François Hollande avait promis de renégocier le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 « en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque Centrale européenne dans cette direction », il s’est heurté au « nein » Continuer la lecture de Deutsche Arroganz ?

Marie-Claire Vitoux : « Mulhouse est l’archétype de la ville fabriquée par les flux migratoires »

Entretien de la rédaction de L’Alterpresse68  avec l’historienne et citoyenne engagée Marie-Claire Vitoux, maître de conférence fraîchement retraitée de l’Université de Haute-Alsace, spécialiste de l’histoire industrielle et de condition ouvrière au XIXe siècle à Mulhouse. Continuer la lecture de Marie-Claire Vitoux : « Mulhouse est l’archétype de la ville fabriquée par les flux migratoires »

Gérard Filoche : « C’est la dérégulation sociale qui est facteur de chômage »

Il a fallu rajouter d’urgence des chaises dans la salle de la Maison du Peuple de Belfort où la CGT a fait appel à Gérard Filoche pour débattre de la loi Macron. « C’est un effet 49/3 » plaisante l’ancien inspecteur du travail et infatigable dénonciateur des dérives libérales de la politique gouvernementale. Continuer la lecture de Gérard Filoche : « C’est la dérégulation sociale qui est facteur de chômage »

Editorialiste à L’Alsace

Comment, dans une rédaction aussi bien fournie en compétence, L’Alsace peut dénicher deux éditorialistes à l’encéphalogramme aussi plat.

Bodaud et Courrin ne cessent d’enfiler les perles de la (bonne) pensée unique. Vendredi dernier, l’un des deux « compaires » osent : « Les points de blocage au sein de la société française sont aussi nombreux, le premier étant une législation totalement inadaptée à un tourisme mondialisé. Quand, en Angleterre, les jeunes se font de l’argent de poche en travaillant le week-end dans les pubs, tavernes et auberges, les jeunes Français attendent la majorité pour travailler après 22 h du fait d’une législation d’un autre temps. »

En effet, M. Bodaud, le travail des enfants est interdit en France depuis 1813 et dans tous les pays développés il est strictement réglementé. Et allez donc voir à Ikea combien d’étudiants travaillent le dimanche pour financer leurs études.

L’Organisation internationale du travail (OIT) retient les définitions suivantes lors de l’analyse du travail des enfants :

– Un enfant est une personne de moins de 18 ans; les statistiques ne prennent souvent en compte que les enfants entre 5 et 17 ans.

– Le travail est défini comme une « activité économique », qu’elle soit payée ou non. Ce dernier cas permet d’inclure l’économie informelle ou le travail domestique dans un autre foyer que le sien. Les enfants sont ainsi répartis dans cinq catégories : travaillant, travaillant et allant à l’école, allant à l’école et ne travaillant pas, travail domestique, et aucune activité (malade, éducation informelle, etc.).

Des pays, même développés, peuvent déroger à ces principes. Il m’est arrivé de rencontrer aux USA, des jeunes étudiant(e)s travaillant comme serveur dans un restaurant le jour, faisant des ménages le matin et réécrivant des thèses pour des professeurs le soir. Entre temps, ils suivaient des études.

M. Bodaud, ces étudiants là rêvaient d’une situation comme celle en France. Parce que bien évidemment, ce ne sont pas les enfants des riches familles qui sont dans cette situation mais bien ceux des Américains qui ne peuvent débourser des milliers de dollars chaque trimestre pour payer les études et les frais de leurs progénitures.

Voilà pourquoi vos propos, M. Bodaud, ne sont pas seulement insultants mais profondément stupides

Michel MULLER

Abstention : Piège à cons ?

Pour quoi et pourquoi aller voter les 22 et 29 mars prochains ? Personne n’est réellement en capacité de dire exactement quelles seront les compétences dévolues aux départements dont l’existence même est en cause…

Aucun débat sérieux n’est organisé pour donner un éclairage sur les enjeux. Les professions de foi publiées dans la presse ne donnent, et pour cause, aucun élément pour comprendre les enjeux de cette réforme.

Il y a donc fort à parier que ces élections seront avant tout, pour les électeurs, le moyen de sanctionner d’une part le gouvernement et le parti qui le soutient, et d’autre part une opposition de droite incapable de proposer une alternative crédible…
Au lieu du débat espéré, nous assistons à une promotion éhontée de l’extrême-droite : pas un jour sans un sondage annonçant le Front National comme le « premier parti de France »… Ce serait lui la seule opposition au libéralisme ou au social-libéralisme. Alors vous n’avez pas le choix : voter pour le parti gouvernemental ou bien abstenez-vous. Voilà en somme le message adressé aux électeurs. Qui peuvent se dire « élections, piège à cons ».
Car le premier parti de France, c’est l’abstention qui ne cesse de progresser d’élections en élections… Ainsi, le Front National gagne en pourcentage sans pour autant avoir des électeurs en plus comme cela a été démontré lors des élections européennes. Notre forme de démocratie délégataire n’est plus crédible et est moribonde car de plus en plus de citoyens pensent qu’il ne sert à rien de voter.
L’Alterpresse68 souhaite aborder dans un futur proche, la question sur les nouvelles formes de démocratie possible et souhaitable qui donne au citoyen véritablement des pouvoirs.
Pour l’heure, l’action des départements, centrée essentiellement sur des mesures sociales, permet de limiter quelque peu les trop grosses injustices. Mais cela ne durera pas car les départements sont exsangues, l’Etat réduisant systématiquement les dotations budgétaires tout en transférant ses charges, et certains d’entre eux, comme le Haut-Rhin, sont minés par les emprunts toxiques qu’ils ont contractés.

Ce sont 72 milliards d’euros que gère l’ensemble des départements au service du bien commun inscrits dans des budgets encore accessibles et compréhensibles aux citoyens. Et plutôt que de les rayer de la carte en construisant des méga-régions technostructures qui seront très loin des populations, ne faudrait-il pas en faire des lieux de la démocratie locale à laquelle aspirent de plus en plus les citoyens.

Les questions que nous aimerions posées aux candidats sont de cet ordre : comment allez-vous continuer à mener vos activités alors que vos budgets sont grevés par la dette, les emprunts toxiques, le recul des dotations de l’Etat ? Comment allez vous préserver les acquits des Alsaciens au sein de la future grande région, par exemple le droit local, le développement du bilinguisme et des langues alsaciennes ? Comment pensez-vous développer la démocratie locale dans la future structure départementale dont le rôle et le fonctionnement reste à définir ?

Nous sommes prêts, à L’Alterpresse à donner les réponses que les candidats voudront bien nous fournir. Pour tenter de réveiller l’intérêt pour une élection dont l’abstention risque d’être le piège à con.

Michel MULLER