Présidentielles : girouettes, girouettes…

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent » : la fameuse phrase d’Edgard Faure qui s’y connaissait en retournement de veste, devient la devise préférée de nos femmes et hommes politiques locaux. Car changer d’avis et de canasson à un tel rythme devient un exercice à la limite du supportable !

 

Philippe Richert, le derviche-tourneur !

Vous avez sûrement été déjà impressionné par ces danseurs qui, portant une grande jupe ample, tournent sur eux-mêmes jusqu’à l’atteinte d’une transe psychologique. D’abord, notre grand président régional, en pinçait pour Nicolas Sarkozy, favori des primaires de la droite. Puis, les sondages donnaient Juppé favori. Eh bien, notre Philippe Richert offrit ses services au maire de Bordeaux… qui les déclinât majestueusement. Retour à Sarkozy en croisant les doigts pour que les sondages aient tort. Ce qui fut effectivement le cas : en catastrophe, Richert devint « fillioniste ». Cela, c’était avant que ne surgisse Pénélope. Vent mauvais pour l’élection de François Fillon : M. Richert se range dans les camps de ceux qui demande au candidat de se retirer. A nouveau Jupéiste ?

Et puis, les LR et l’UDI capitulent : François Fillon détenant le magot des recettes des primaires (rappelez vous : 2 euros par votants à chacun des tours, soit environ 8 millions de contributeurs…) s’imposent. Depuis, M. Richert ne veut plus s’exprimer, dixit le quotidien L’Alsace.

Le silence est d’or !

Le scandale menaçant l’élection déjà gagnée d’avance de M. Fillon et donc leur carrière espérée tomber à l’eau, nos élus alsaciens de droite et du centre se sont empressés de signer des pétitions, de multiplier les déclarations pour appeler au remplacement du vainqueur des primaires. Mais voilà, le futur mis en examen a résisté ! Jean Rottner le prend avec hauteur, faisant un appel du pied à François Barnoin, futur premier ministre imposé par Sarkozy en cas de victoire…

Le toujours clairvoyant Jean-Marie Bockel, maître es-trahison en personne, ne déclare plus rien, comme beaucoup d’autres de ses amis : si la parole est d’argent, le silence est d’or… Et il faut bien laisser passer un peu de temps avant de revenir en tant que soutien de M. Fillon… Le vent a tourné mais la girouette attend un peu.

Il y eu pourtant quelques soutiens indéfectibles à M. Fillon, dont M. Gilbert Meyer, maire de Colmar… et Michel Sordi, député… Il est vrai qu’entre employeurs d’épouse comme attachée parlementaire, on se serre les coudes !

Macron, le prestidigitateur, inspiré par Eric Straumann

Il veut être l’OVNI de ces élections et il est vrai que le regroupement hétéroclite derrière lui semble lui donner crédit. M. Bockel a dû louper le train… mais ses amis mulhousiens l’ont pris à sa place.

Il faut reconnaître une certaine constance à M. Macron : déjà, lors de l’élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou. Loupé, pour cette fois-ci…

2012, le voici  principal conseiller de François Hollande : à ce titre, il est à l’origine du fameux CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et du pacte de responsabilité et de solidarité  qui a offert 40 milliards d’euros au entreprises sans effet notoire sur l’emploi. Mais il est aussi l’auteur de la loi Travail que la si compréhensive Myriam El Khomri a porté et qui a cristallisé l’opposition de la population (et celle d’une grande partie des parlementaires de gauche) à la politique de M. Hollande.

Ceux projets de loi Macron qui ne sont passé qu’avec le 49-3 à l’assemblée nationale et qui sont les deux échecs patents du quinquennat.

Et voilà comme par enchantement surgit le « nouveau Macron », bien habillé par les médias en « homme nouveau » avec des idées « originales » pour sortir du « système ». Celui qui devrait assumer le bilan du gouvernement au même titre qu’Hollande et Valls, cherche même à le faire porter par Benoît Hamon, qui lui dénonçait entre autres ces deux projets de loi et a quitté son poste de ministre. Prestidigitation, on vous l’avait dit !

Et nous apprenons dans L’Alsace du dimanche 12 mars, que M. Macron s’est inspiré de notre président du Conseil Départemental Eric Straumann pour imposer dans son programme « de revenir à une part de travaux d’intérêt général et d’activité de réinsertion »… M. Straumann aurait-il de l’avenir dans un hypothétique gouvernement Macron?

L’abstention gagnante ? En attendant les législatives ?

A la limite Marine Le Pen n’a pas besoin de faire campagne : il lui suffit de laisser les électeurs assister à ce cirque pour espérer que certains, dégoûtés, se prononcent pour elle.

Reste les autres candidats : Jean-Luc Mélenchon et les plus petits qui ont du mal développer leur programme et à susciter un débat contradictoire qui redorerait un peu l’image de la politique…

Alors va-t-on vers une abstention importante dans une élection qui mobilisait pourtant auparavant ?

Un autre scrutin se profile, celui des législatives. L’occasion de demander à tous les candidats, même et surtout, ceux qui ne sont pas dans la course aux strapontins au sein du gouvernement ou de la grande région, de se présenter comme les vrais représentants de la population et non pas comme les godillots de tel ou tel candidat…

MM

SYNDICALISME FRANCO-ALLEMAND EN MARCHE

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article)

Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

Daniel MURINGER

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

Dossier Sordi : on l’approfondit !

Le député-maire de Cernay, Michel Sordi, a répondu début février au journal « L’Alsace » qui l’a interrogé sur son activité professionnelle au sein de multinationales du béton. Les réponses de l’élu ont été vagues et incomplètes. Elles n’éclairent guère les déclarations qu’il a faites à la « Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique » (HATVP), en application d’une nouvelle procédure, mise en place après l’affaire Cahuzac. L’Alterpresse68 se mobilise pour que ses lectrices et lecteurs puissent en savoir plus sur ce dossier. Continuer la lecture de Dossier Sordi : on l’approfondit !

Osez la solidarité !

AU 68 est l’expression haut-rhinoise du collectif national des Associations  Unies fondé en 2008 à la suite de l’occupation du canal Saint – Martin par les « Enfants de Don Quichotte » réunit 17 fédérations, fondations, collectifs et associations qui militent pour une politique de solidarité et pour l’effectivité du  droit au logement et à l’hébergement.

Le collectif AU 68- représenté lors de leur conférence de presse commune du 27 février à Mulhouse par  la Fondation Abbé Pierre Alsace, l’UNAFO,  la LDH, Appuis, le Mison de la Citoyenneté Mondiale, la Cimade de Colmar, APPONA 68, a ainsi  rappelé que depuis novembre 2015 leur collaboration s’inscrit dans la volonté d’agir en commun pour le respect du droit au logement, à l’hébergement,  de l’aide aux personnes en grande précarité.

Ils ont souligné leur refus de se résigner à des situations qui concernent des millions de personnes en France, le refus de « mesurettes » au profit de réformes structurelles permettant une vraie fraternité, dans une démarche où leurs différences en termes d’actions et de moyens deviennent  force et complémentarité.

Outre la dénonciation de situations inacceptables ils ont insisté sur leur volonté d’être aussi force de proposition et de partage d’expériences innovantes.

Le programme de la semaine organisée du 6 au 12 mars dans le Haut – Rhin (voir le lien en fin d’article) donne la mesure de leur volonté d’engagement pour une fraternité clé du lien social, née des contacts de leurs salariés et des bénévoles avec ceux qui sont confrontés à des situations d’extrême précarité sociale (emploi, logement, santé..), à la désespérance sociale.

Ils ont exprimé une volonté « politique » pour «  repenser la solidarité et non pas seulement la panser « , dans une logique ambiante de remise en cause des plus exclus, de plus en plus ouvertement désignés comme « profiteurs »  ; ils ont rappelé les situations administratives kafkaïennes désormais trop fréquentes où leur statut de personne se perd dans des systèmes de gestion et de contrôle à finalité de plus en plus strictement financière, où l’interlocuteur, le responsable, le décideur n’est ni joignable, ni même identifiable alors que leur survie-même est en jeu.

Ils soulignent leur refus de la résignation, des « politiques de la rustine », devant des situations inacceptables; ils dénoncent le déni, par une partie de notre société, de cette fraternité devoir impératif et  condition nécessaire à la dignité de chaque humain.

Mais ce sont les mots d’ordre choisis pour leur semaine d’action  -« Osez la solidarité !», « la semaine impertinente des associations « , être un « impertinent solidaire « – qui marquent le mieux la mesure de leur détermination.

Rappelons (avec Wikipédia…) que si l’impertinence est une manière irrespectueuse de parler et d’agir, qu’elle relève de l’arrogance et fut reprise au Moyen Âge par des hommes de spectacle pour dire leur fait au roi et aux grands (le personnage du bouffon…), elle fut également une forme littéraire souvent utilisée pour décrier des injustices sociales.

Mot subversif donc qu’AU68 revendique pour exprimer un retournement des valeurs dans notre société où la parole, l’acte, la pensée, le geste altruiste uniquement motivés par la fraternité humaine ou le souci du bien commun devient suspect, voire décrié.

Il serait inconvenant, en somme, de rappeler les réalités vécues, la précarité, la pauvreté, la souffrance et la peur… et les responsabilités!

Le collectif veut donc réveiller les consciences, explorer des alternatives nouvelles, inscrites dans une démarche de progrès par son action qu’il choisit de présenter comme « décalée ».

Et s’il faut donner un autre mot pour caractériser leur action, leur démarche, qu’il soit permis de reprendre celui employé par un membre d’une des associations présentes lors de cette présentation publique : « acculturation ».

Le mot est le plus communément employé pour désigner la transformation de cultures différentes en contact permanent ; certains  sociologues et anthropologues ont souligné la dimension idéologique qui marque le concept: celle des rapports dominant – dominés et de la force du modèle  à adopter (imposer ?) par tous.

Mais si les groupes minoritaires ne peuvent pas s’inscrire dans une démarche qu’on leur  refuse de fait ?

Le collectif dénonce  leur stigmatisation trop fréquente comme fraudeurs, paresseux, cas sociaux  chair à statistiques…..

Soyons donc nombreux à  « Oser la solidarité », à participer à la semaine impertinente des associations d’AU 68,  à contribuer à leurs engagements pour rompre la logique mortifère de la relégation de millions de nos concitoyens.

Christian Rubechi

Retrouvez le programme détaillé de cette semaine sur :

http://www.au68.fr/

 

 

 

 

 

 

 

RSA + SBO + RUE +RIB = 0?

Monsieur Straumann, président du Conseil départemental du Haut – Rhin, défraie la chronique juridique (pour la judiciaire il faudra voir…)!

Après la décision récente du Tribunal administratif de Strasbourg du 5 octobre, saisi par le représentant de l’Etat, annulant la délibération du dit conseil qui conditionnait le versement du RSA à des heures de travail bénévoles obligatoires – un « Service du bénévolat obligatoire (SBO) » en quelque sorte – Monsieur le président du conseil 68 persiste et signe.

Le tribunal avait pourtant fortement rappelé que les conditions pour bénéficier de ce revenu sont exclusivement définies par le code de l’action sociale et des familles et que si les obligations du bénéficiaire du RSA peuvent être définies par engagement contractuel et « engagements réciproques librement débattus » pour les démarches d’insertion professionnelle et sociale, la suspension du versement en raison du non accomplissement d’heures de bénévolat est exclue (sauf à constater qu’elle est prévue par les engagements souscrits dans le cadre du contrat).

En clair le « SBO » n’est pas légal et le bénéficiaire/allocataire du RSA ne doit que ce qu’il a librement consenti comme engagement dans le cadre d’un RSA qui reste de droit, sauf suspension décidée en application du code de l’action sociale et des familles, ce qui ne relève en rien des compétences légales de Monsieur Straumann.

Monsieur Straumann a déclaré après ce jugement qu’il persistait et signait dans sa volonté d’inscrire le bénévolat obligatoirement dans les parcours d’insertion des allocataires du RSA.

La mesure est  donc applicable depuis janvier dans le 68 à raison de sept heures de bénévolat par mois (associations, établissements publics, maisons de retraite, collectivités locales…)

Pour les 2, 5 millions de foyers au RSA  de ce pays l’enjeu est de taille et l’on mesure l’importance des engagements « librement débattus » pour ces foyers, et d’abord ceux du Haut – Rhin.

Quant au Revenu universel d’existence (RUE) d’existence dont nombre de candidats à l’élection présidentielle se sont emparés comme thème de campagne, il reste à en confirmer l’instauration légale,  les conditions exactes, le montant…bref ce n’est pas pour demain, ni même après demain.

En attendant la pince pourrait  se refermer

La suppression de son RSA à un allocataire haut-rhinois entre en vigueur alors que le RUE reste un enjeu électoral, une promesse floue de campagne politique.

Par ailleurs la « résistance » de Monsieur Straumann est évidemment encouragée par nombre de ses collègues présidents de conseils départementaux qui rêvent de prendre les mêmes dispositions dans le contexte d’une bataille budgétaire Etat – départements sur « qui doit payer quoi ».

On aura compris que la condition des plus pauvres progresse, qu’elle est au centre de préoccupations majeures et que le département 68 est à la pointe d’une grande réflexion sociétale!

Reste à espérer que les conditions de conclusion de ces engagements réciproques « librement débattus » entre le conseil départemental, ses services, les associations concernées, la Caisse d’allocations familiales, etc… et les malheureux bénéficiaires du RSA seront attentivement vérifiées par les services administratifs et associatifs compétents.

Et quel tous les organismes bénéficiaires de ces bénévolats seront très attentifs aux « volontariats »  dans ce cadre?

A défaut le RIB de l’ex – allocataire portant mention des sommes disponibles sur son compte en banque pourraient bien approcher du 0 avant qu’il n’ait compris que « le bénévolat doit redonner aux allocataires du RSA les plus fragilisés et les plus isolés toute leur place dans la société… » (Eric Straumann).

Christian Rubechi

 

Strasbourg à l’heure du CETA

Il était arrivé la veille de Köln/Cologne en camping-car pour la manifestation à Strasbourg où le Parlement européen se prononçait ce 15 février sur ce qu’on nomme parfois le Tafta 2.

Dans le tram venant de l’Elsau, son badge « Ceta nein » indiquait clairement la raison de sa présence. Continuer la lecture de Strasbourg à l’heure du CETA

La France barbare…

Les actes exercés par quatre policier à Aulnay-sous-Bois sont révoltants et relèvent de la barbarie. Quatre pour contrôler un gamin sans histoire, dans les rues de cette banlieue parfois un peu turbulente, cela fait déjà beaucoup. Mais cette violence ! Les coups pleuvaient drus et cela se termine par un viol, un des policiers ne trouvant rien d’autre à faire que d’enfoncer sa matraque télescopique dans l’anus du jeune garçon. Grièvement blessé, sûrement marqué à vie physiquement et psychologiquement.

L’affaire est tellement sordide que tout le monde, même le maire très droitier, ancien policier et dirigeant du syndicat Alliance, Bruno Beschizza, condamne l’acte et soutien la famille.

La justice à deux vitesses

Les policiers ont été mis en examen, l’un pour viol, et les trois autres pour violences volontaires en réunion. Ils ont également été suspendus et placés sous contrôle judiciaire. Aucuns n’a été incarcéré : pourtant le viol est passible des assises. Drôle de mansuétude : comme quoi la justice, elle aussi, fonctionne apparemment à deux vitesses.

Mme Le Pen ne voit pas de bavures, « mon principe de base c’est le soutien aux forces de police et de gendarmerie », dit-elle, avec un mouvement de menton mussolinien.

Le fameux syndicat policier Alliance, lui «  s’interroge sur ces mises en examen décidées sous la pression médiatique et rappelle que la présomption d’innocence s’applique à tous, et de la même façon aux policiers dans l’exercice ou à l’occasion de leurs fonctions.  Jusqu’à preuve du contraire, Alliance Police Nationale apporte son soutien à nos quatre collègues mis en examen et interdits d’exercer. »

Voilà ce qui caractérise les syndicats corporatistes : la défense des intérêts de ses seuls adhérents, ce qui conduit automatiquement à une posture réactionnaire et d’exclusion de l’autre. On comprend son penchant pour les idées de droite, de préférence les plus extrêmes.

Il est vrai que le policier barbare serait « effondré et explique qu’il s’agit d’un accident ». Ben voyons, la matraque s’est égarée dans l’anatomie du jeune homme dont le pantalon est tombé tout seul, peut être avait-il oublié ses bretelles ? Que l’Inspection générale de la police national (IGPN) reprenne ces balivernes incroyables montrent bien que être contrôlé par ses pairs autorise toute les dérives, même les plus viles…

Lamentable et indigne

Nier l’évidence à ce niveau est lamentable et indigne. Evidemment, nous n’allons pas ici clouer au pilori tous les policiers. Pourtant, des études et des chiffres interpellent.

Une enquête du Défenseur des droits révèle que « les jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes» ont «une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés que l’ensemble de la population. Selon la même étude, ils seraient davantage tutoyés (40% contre 16% de l’ensemble), insultés (21% contre 7% de l’ensemble), ou brutalisés (20% contre 8% de l’ensemble).

Cette affaire à Aulnay survient 6 mois exactement, jour après jour, où à Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré est mort étouffé par les gendarmes venus l’arrêter et aujourd’hui encore sa famille se bat pour savoir la vérité : mais le procureur ne semble pas pressé.

50% pour le Front national!

La police et la gendarmerie relève de l’autorité politique, elles sont sous leur contrôle. Elles sont, il est vrai, en première ligne des violences de toutes sortes. On leur a réduit les moyens et on leur en demande de plus en plus. Mais elles ne peuvent faire tout et n’importe quoi : leur crédibilité et leur autorité ne se mesurent pas à la violence qu’elles sont capable de développer. En disant, comme le font les ministres de l’Intérieur successifs, ceux de la droite comme les socialistes, qu’ils couvrent la police, que l’état d’urgence permet d’écorner l’état de droit, ils ne rendent pas service, ni à la police, ni à la société.

Le CEVIPOF, le centre de recherche de Sciences-Po, a fait part d’une étude démontrant que plus de la moitié (51,5%) des policiers et des militaires interrogés voteraient pour le Front national alors qu’il n’était « que » de 30% en 2012. On ne va pas ici faire une analyse sociologique de cette anomalie. Mais des responsables politiques devraient en tenir compte et faire preuve de la même rigueur envers les bavures policières que pour les autres violences.

Obtenir le rejet de la loi sur la légitime défense

Faire de la démagogie comme le font MM. Cazeneuve et Le Roux en voulant faire passer un projet de loi assouplissant la légitime défense pour la police et la gendarmerie en les autorisant à faire usage de leur arme quand une personne s’enfui pour se soustraire à un contrôle, est irresponsable. Et vouloir l’étendre aux policiers municipaux comme le veut la majorité du Sénat (sauf les Ecologistes et les Communistes) est doublement irresponsable.

Cela aussi mériterait d’être dans la rue et ne pas laisser les seules associations organiser les manifestations. Si aucune idée de fond ne surgit de ces expressions d’indignation, ce qui émergera de ces mobilisations sera la « haine du flic ». Dont le Front National sera le seul bénéficiaire.

De nombreux sociologues le clament depuis longtemps : la violence appelle à la violence. Si la seule réponse du gouvernement, c’est de renforcer l’armement des policiers et leur donner un « droit de tuer », ce sera inévitablement l’escalade ! Se demande-t-on pourquoi en Grande-Bretagne où la police n’est pas armée, il y a moins de violences qu’aux Etats-Unis où non seulement la police mais également les citoyens disposent d’armes parfois très puissantes !

Là encore, nous ne pouvons que déplorer que le gouvernement qui se réclame de la « gauche », n’a trouve que des solutions conservatrices, réactionnaires et rétrograde pour le problème de la sécurité.

Et ce serait bien que, dans la campagne électorale, on parle plus de la volonté de la réconciliation de la police et des citoyens. Quand la police commence à faire peur à ceux qu’elle est censée protéger, une grande partie de la démocratie fout le camp !

Michel Muller

Jusque là mais pas plus loin… Une victoire pour la défense de nos libertés!

Le Conseil constitutionnel vient de censurer intégralement et sans délai le délit de consultation de sites terroristes.

La disposition nouvelle du Code pénal annulée prévoyait que le « fait de consulter habituellement un service en ligne de communication au public terroriste » ou de « mettre à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie » devenait passible de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende.

Le Conseil a rappelé quelques principes fondamentaux : libre communication des pensées et des opinions (article 11 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen), droit d’accès à des services [services en ligne] dont l’importance pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions est avérée.

Il a souligné que les nécessités de protéger et garantir la sécurité et l’ordre public ne pouvaient pas exonérer le législateur de toute limite et que les faits de terrorisme tombaient déjà sous le coup  de nombreuses mesures légales : blocage de sites, délit d’entreprise individuelle de terrorisme, pouvoirs spéciaux…

Le Conseil a argumenté sur le fait que celui qui consulte plusieurs fois un site terroriste

encourrait  deux ans de prison sans avoir « la volonté de commettre des actes terroristes », ni que soit « démontrée la preuve que cette consultation s’accompagne d’une manifestation de l’adhésion à l’idéologie exprimée sur ces services » (le cas des journalistes, de la recherche scientifique ou de la recherche de preuve en justice était réservés par le texte censuré).

Le Code pénal ne définissant pas de caractère matériel du terrorisme, surfer ou s’informer devenait donc punissable.

Pour le Conseil l’atteinte disproportionnée, non nécessaire, non respectueuse de la liberté de communication, rendait donc nécessaire une déclaration d’inconstitutionnalité, sans délai.

Dans son intervention devant le Conseil l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, partie intervenante, a rappelé que les principes démocratiques « n’étaient pas faits pour les seules périodes calmes ».

Il a rappelé également que les procédures appliquées en leur temps par l’Inquisition dominicaine ne permettaient pas – elles – de punir les hérétiques sans actes et manifestations ou expression explicite de leurs « déviances » et que le seul « for intérieur »  ne permettait pas le châtiment de l’hérésie.

Fallait – il donc qu’un gouvernement – en France et maintenant – constitue en élit une  présomption d’intention de passage à l’acte, un soupçon avéré de radicalisation potentielle?

Etait-il acceptable qu’une simple démarche intellectuelle de recherche d’information devienne punissable?

Le Conseil constitutionnel a répondu non et vient de marquer ainsi un coup d’arrêt important à cette énième dérive sécuritaire devenue béquille idéologique d’une faillite politique.

Certes le radicalisme islamique est un fléau social et politique, même si on peut s’interroger sur ses racines et  sur les moyens mis en oeuvre pour le combattre efficacement.

Mais le recours à des lois scélérates – le mot n’est pas trop fort – est indigne de nos valeurs.

Ce qui ne semblait pas gêner un ancien premier ministre (Manuel Valls) déclarant que vouloir comprendre était déjà commencer d’excuser.

Une importante bataille vient donc d’être gagnée

L’impact de la décision du Conseil va très au-delà d’une simple décision juridique, même de principe et à valeur constitutionnelle.

Mais l’actualité nous fournit chaque jour son lot d’exemples d’autres cas de dérives juridiques et judiciaires constitutives d’atteintes à nos principes démocratiques fondateurs: état d’urgence à perpétuité, violences policières à répétition, frénésie sécuritaire pour toute réponse politique, répression de l’expression des détresses et colères sociales, discriminations de tous ordres  …

L’Amérique sauce Trump, la corruption chronique façon roumaine, les conflits d’intérêt qui se banalisent pour des élus de la République, le mépris du peuple, la soumission aux puissances d’argent, ne peuvent être des réponses.

Pour reprendre une expression de Maître Sureau, représentant la Ligue des Droits de l’Homme devant le Conseil constitutionnel: « il en va de ce que nous sommes ».

Christian RUBECHI et Noëlle CASANOVA – Ligue des Droits de l’Homme

*partie de cet article est inspirée par celui de Marc Rees, journaliste, publié le 10 février 2017.

https://www.nextinpact.com/news/103251-le-conseil-constitutionnel-censure-delit-consultation-sites-terroristes.htm

*la vidéo de l’intervention devant le Conseil Constitutionnel de Maître Sureau est disponible sur youtube:
https://www.youtube.com/watch?v=i1u16BdE8tQ&feature=youtu.be

 

 

L’Alsace disparaît des livres scolaires

L’Alterpresse68 publie volontiers une réaction du Club Perspectives Alsaciennes car elle reflète un avis fortement partagés par les Alsaciens. On peut pourtant estimer qu’il y a d’autres moyens de défendre l’identité alsacienne que de ressortir l’idée du « conseil unique » que les Alsaciens ont doublement rejeté lors d’un référendum: d’aborde en s’abstenant massivement, d’autre part faisant triompher le « non » lors de la consultation.

L’avis du CPA, Club Perspectives Alsaciennes

Selon les DNA de ce jour, la nouvelle édition du manuel scolaire d’histoire-géographie de Hachette fait disparaître l’Alsace des cartes.
La carte des nouvelles régions administratives ne fait désormais plus mention de l’Alsace, ce qui était prévisible. Mais l’Alsace disparaît également de la carte des reliefs du pays, qui mentionne pourtant encore les Vosges et la Lorraine.

A long terme, cette tendance est dangereuse. Déjà aujourd’hui, les jeunes qui sortent du lycée ont une très mauvaise connaissance de la géographie et de l’histoire de l’Alsace, c’est à dire sa dimension rhénane, au contact direct de l’Allemagne et de la Suisse. De nombreux jeunes alsaciens ne savent même pas ce que signifie le terme  »Pays de Bade », leur connaissance du voisinage de l’Alsace se limitant souvent à Europapark. Ceci est la conséquence de l’inadéquation totale des programmes scolaires pour l’Alsace.

L’effacement de l’Alsace des programmes scolaires résonne avec d’autres mesures prises par la région Grand Est. Depuis le 1er janvier 2017, les plaques d’immatriculation sont estampillées Grand Est, les annonces dans les trains TER ont substitué le terme Alsace par Grand Est. Les exemples de ce remplacement sont déjà nombreux.

A long terme, l’effacement de l’Alsace programmée par le Grand Est est dangereux. Contrairement à ceux qui disaient qu’il s’agissait d’une réforme purement administrative, qui ne changerait rien à l’identité et au quotidien des gens, il s’agit bien d’une tentative d’imposer une nouvelle identité. Pour 2017, le Grand Est souhaite  »donner corps à une politique mémorielle qui puisse s’appliquer sur l’ensemble du territoire régional », à travers un Comité d’Histoire Régionale du Grand Est (rapport 16SP-3225 de la Commission Culture du Grand Est).

En créant de toute pièce une histoire régionale Grand Est, c’est bien une nouvelle identité GrandEstienne qu’on tentera de nous imposer.
En effaçant l’Alsace partout où c’est possible, petit à petit, le Grand Est affaiblira l’identité alsacienne, pour la substituer par une identité factice imposée d’en haut.

Nous refusons cette tentative d’usurpation d’identité. Face à ce danger, nous considérons que l’avenir de l’Alsace passe obligatoirement par une sortie du Grand Est. C’est également une condition nécessaire à tout projet ambitieux pour la nouvelle collectivité territoriale envisagée par les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

MASSACRE AU BORD DE L’ILL!

Il ne faut pas être savant pour comprendre que les arbres qui bordent une rivière, non seulement lui confèrent son charme, mais contribuent à en stabiliser les berges.

Le « massacre à la tronçonneuse » qui vient d’avoir lieu à l’entrée de l’Ill dans Mulhouse, effectué au motif que les arbres constitueraient un danger, est pour cette raison incompréhensible autant qu’irrationnel.

En outre, ce qu’on appelle la ripisylve est un milieu naturel qui abrite nombre d’espèces animales.

Il ne s’est pas agi d’un simple élagage, comme l’annonçait le Syndicat Mixte de l’Ill, mais d’un ratiboisage en règle.

Quels sont donc les ressorts profonds de cette haine du vivant, qui fait tant écho à la fureur bétonnière ?

DM

En réponse à ce saccage, le Comité des Sciences de la Nature de la SIM, la LPO, le GEPMA, BUFO, ALSACE NATURE proposent au public une découverte du site pour « mieux connaître ce qu’il reste de vie sauvage et de nature aux bords de l’Ill à Mulhouse.

Les arbres, arbustes et autres végétaux offrent un refuge à tout un cortège d’animaux, un lieu de vie et de reproduction.

On observera notamment les canards hivernants qui passent ici la froide saison et d’autres oiseaux d’eau, mais aussi divers passereaux. On parlera également des mammifères présents, pas forcément visibles.

Observer et comprendre la vie sauvage est source de joie, accessible à tous, petits et grands et durant de nombreuses années, les écoliers ont appris sur ces berges à connaître et aimer la nature lors de sorties découvertes.

Ce samedi, des naturalistes passionnés et éclairés partageront leurs connaissances de ce milieu, – havre de paix dans la ville – qu’il nous faut préserver, alors que des destructions massives de la ripisylve ont été engagées ».

Découverte naturaliste de l’ILL en VILLE, samedi 11 février à Mulhouse à 14h

RV à 14h devant la Maison des Berges, au pied de la passerelle piétons dite « Pont Chinois »

Informations : coscinat@gmail.com

Accès : TRAM ligne 2, arrêt Université

Parkings :

– Stade de l’ILL (= Champ de Foire)

– Camping rue Pierre de Coubertin (de là, traverser la passerelle piétons)

– en épi rue Léo Lagrange (avant le pont de Brunstatt en venant du stade nautique)

 

COMITE DES SCIENCES DE LA NATURE de la Société Industrielle de Mulhouse – LPO, Ligue pour la Protection des Oiseaux – GEPMA, Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace – BUFO, pour l’Etude et la Protection des Amphibiens et Reptiles d’Alsace – ALSACE NATURE

Un autre son de cloche sur l'info !